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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

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La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 la lapyrite ?

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MessageSujet: la lapyrite ?   Ven 1 Mai - 14:54

Des lapyres ça oui ? Qu'est-ce que c'est que ça ?
J'en avais entendu parlé, ça oui et je suis allée voir par moi-même ce qu'il en était ça oui.
Une rumeur disait que c'était des animaux horrible, ça oui, d'une laideur repoussante.
Moi je les ai trouvé plutôt mignons, ça oui... au début.

C'est que c'est sacrément hargneux, ça oui, ces bestioles, ça vous saute à la gorge en moins de deux.
J'aurais du me méfier, ça oui. Un de ces animaux ma laissé deux petits trous dans le cou, ça oui, avec ses dents pointues comme des aiguilles.
Aillant toujours ma trousse de secours sur moi, ça oui, je me suis fait un pansement. Ça n'a pas saigné très longtemps, mais peu de temps après, je me suis senti assez patraque, ah ça oui, fiévreuse. Et quand je suis malade, je suis d'une humeur de chien, ça oui. Heureusement ça n'arrive pas trop souvent. Les médisants diront que je suis TOUJOURS d'une humeur de chien, ça oui, mais ils ne m'ont encore jamais vu malade, ça non.

Je suis donc rentrée me reposer et en chemin, j'ai entendu parlé d'une maladie transmise par les lapyres. La lapyrite, ça oui, dont les symptômes sont encore mal connus. Une sorte de rage ? Une simple grimpe ? Une horrible mutation démoniaque ? bref, on en sait rien.
Mais ça pourrait être ça, ça oui, que la boule de poil m'aurait refilé, comme miasme.
Je commence à être inquiète ça oui.... en plus de voir mon humeur empirer, ça oui. Je commence à avoir comme des envies de meurtre. Mais c'est peut-être juste dû au fait que je me fasse agresser à tout va. Ras le bol d'être un vermisseau, le jouet des individu les plus dangereux et les plus dérangés de Munuroë.
Ca oui, je me vengerais ! Je leur tomberais dessus quand on s'y attendra le moins, ça oui, et je vais les saigner à blanc !! Ah ça oui !! les égorger comme des porcs ! et j'en ferais de boudin !!

Du boudin, ça oui ? Mais qu'elle idée ! En plus j'aime même pas ça, le boudin, ça non.
... allons, c'est ridicule, j'y pensais quand même pas sérieusement... ça si ?
... je commence à me faire peur, ça oui.
Je tremble même. Il fait pas un peu froid, ici, ça non ?

Arrivée à l'auberge, ça oui, je monte dans une chambre, direction la salle de bain pour voir l'état de ma blessure, ça oui.
Devant un miroir, je défait le bandage et y regarde de plus près.
Ça n'a pas l'air infecté, ça non. Mais il me semble que quelque chose est bizarre, ça oui. Je ne sais pas trop quoi. J'ai du mal à voir ma plaie. Je plisse les yeux mais mon reflet ne m'apparait pas plus clairement, ça non, au contraire. Ma vue se trouble, ça oui ?

Et ces histoires qu'on raconte au sujet des ces bêtes aux dents pointues... ces animaux sanguinaires, enragés... et si je devenais comme eux, ça oui ?
Mais d'ailleurs... mais ça oui ! Sur mon miroir trouble, je vois deux grandes oreilles pâles et fines qui retombent un peu au bout. Scrotum !! Je me change en lapyre !!
...
Ah mais... attend une minute.... ça non, j'ai toujours eu des oreilles comme ça. Pffff ! n'importe quoi. Ça doit être la fièvre, ça oui. Je délire et je devient parano.. J'ai peut-être même un eu des hallucination, ça oui, ce qui expliquerait que j'ai tant de mal à distinguer mon reflet dans le miroir.
Est-ce que c'est ça, la lapyrite, ça oui ?
C'est inquiétant, ah ça oui. J'espère qu'on n'en meurt pas, ça non.

Bon allez, on ne va pas s'affoler, ça non, ça ne sert à rien. Je suis peut-être juste un peu fatiguée, je couve peut-être une grippe et j'ai la haine parce que j'en marre d'être mal menée. Ça arrive à tout le monde ça oui. D'ailleurs, tout ça, c'est peut-être juste nerveux. Ce ne serait pas vraiment étonnant, ça non. Déjà que je tic à tout va.

Je nettoie avec un désinfectant, remet un bandage autour de mon cou, ça oui, quelques antibiotiques, un anxiolytique, un coup de gnôle, ça oui et on verra bien.
En attendant, je vais prendre un peu l'air ça oui. Je me sent énervée.
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Ven 1 Mai - 23:59

Waow...
Eh ben, il est pas très glorieux, le portrait de la...comment j'avais formulé ça, déjà ? Ah oui. La farouche aventurière qui parcourt les plaines afin d'éradiquer les créatures malsaines et découvrir de nouveaux horizons... Ahem. Effectivement, beaucoup de baratin pour rien dire. Simplement, je ne m'étais jamais aventurée plus loin que l'église de Lonedonne. Déjà que lorsque je mettais les pieds sur sa place, c'était uniquement la pointe, en bondissant à trois mètres de haut dès qu'une mouche éternuait, à cause de la grosse Mado et de ses copines qui vous prennent pour une rivale... Alors aller jouer les baroudeuses plus loin en rase campagne...Très peu pour moi.
Enfin, ça, c'était la Youtcha d'avant, celle qui n'avait encore jamais entendu parler des lapyres, de la colère des dieux et de leurs extravagances, c'était celle à qui il n'arrivait jamais rien, car elle faisait en sorte que jamais rien ne se passe.
Et là, à voir ma tête, même le plus ahuri des elfes comprendrait qu'il s'est passé quelque chose.
Je me pose un instant, à bout de forces, les fesses dans le talus, sans me soucier qu'il est majoritairement planté de ronces. Les kilomètres que je viens d'avaler, c'était tout sauf une promenade de santé. Un parcours gymnique serait plus juste. Et encore, en réalité, c'est le parcours du combattant qui le décrirait le mieux. D'une, le terrain. Combien de fois j'ai failli m'enfoncer dans un bourbier visqueux, laisser ma cheville quelque part dans une fondrière ou dû arpenter des sentiers tapissés de cailloux tranchants comme des rasoirs. Et avant toute pensée tordue, non, je ne marche pas pieds nus. Ces gravats étaient juste très, très, coupants.
De deux, les habitants de ses charmantes contrées. Une faune aussi malsaine que celle qui bonderait un rade miteux le jour des strip-teaseuses où l'entrée est au rabais. Même les bébêtes qui semblent être le moins agressives, comme ces biches au regard d'huître, ne sont que des faux-amis. Tellement susceptibles, et leurs cornes tellement précises...Sans parler des cadavres qui marchent. Brrr...

Les fesses dans les ronces, je médite. Il va falloir vérifier l'étendue des dégâts, maintenant. Je tâte au hasard mon visage, qui semble avoir pris la teinte d'un bain à répétitions dans la bouillasse à voir le résidu qui tâche mes doigts. Les cheveux, un sac de nœuds inutile, on ne distingue même plus le lien qui les attache du reste de ma tignasse. Les godasses, elles commencent à s'éculer ( foutus cailloux ), mes jambes ont la tremblotte et il me reste une mauvaise coupure en zigzag à la verticale sur ma joue droite. Re-soudée par ce miracle qui, en Munuroë, nous remet sur pied même quand on s'est pris la pire mandale de notre vie, mais qui tiraille encore et picote. J'espère que je ne garderai pas toute ma vie ce souvenir de l'autre tas de barbaque aux yeux de poisson bouilli. Ah, y'a pas à dire, elle est belle et glorieuse, la chasseresse...

Hmpf...En tout cas, j'ai fini par trouver ce nid de lapyres. Les rumeurs qui couraient m'avaient flanqué la pétoche, et je préférai voir de mes propres yeux de quoi il s'agissait réellement. Les rumeurs, c'est mauvais pour les insomniaques. On se fait tout un film sur des choses pas forcément réelles. Bon, parfois, il est vrai que la réalité est aussi dure, voir pire, que les rumeurs. Mais au moins, on sait à quoi on a à faire...Et désormais, je le vois. J'ai même tué à coups de dagues quelques uns de ces spécimens. J'ai volé leurs œufs et les ai rangés dans mon sac. Ils pèsent assez lourd, je me demande ce que je vais en faire.

Je décide de passer la nuit ici, un peu en retrait, dans l'angle que forment deux murs un peu écroulés. Je sors de mon sac le nécessaire et plante ma tente. Je reprendrai ma chasse demain. J'espère juste que les lapyres ne viendront pas me déranger ici. Les lapyres...ou leurs chasseurs.
Car il y a une rumeur que je n'ai pas encore pu vérifier. Ils ne m'ont pas blessée, et heureusement. Car, selon les bruits qui courent...
Non...
J'ai dit que les rumeurs créaient des insomniaques, et je veux dormir cette nuit.
Youtcha
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Sam 2 Mai - 11:06

Et si je retournais voir ces sales bêtes ça oui, histoire d'en apprendre plus ? Je pourrait peut-être aussi faire quelques prélèvement à étudier pour peut-être en découvrir d'avantage sur cette saloperies que je me traine, ça oui.

Pourtant, je ne me sent pas d'humeur à étudier, ça non... bizarre... j'ai plutôt envie de... d'attaquer tout ce qui bouge, ça oui. Tout m'énerve et quand je croise quelqu'un, je ne peux m'empêcher de le regarder de biais en imaginant la quantité de jus qu'on pourrait en faire sortir en le tordant comme une serpillière, ça oui.
Enfin, j'ai pas envie, mais j'y vais quand même, ça oui. Et puis je pourrais toujours essorer un de ces lapyres, ça oui, pour me passer les nerfs. Parce que les passants en plus ils ripostent quand je les agresse, ça oui. J'ai mal partout. Et j'espère, ça oui, qu'ils ne sont pas rancunier, ça non.

Quand j'arrive sur place, ça oui, il fait déjà nuit. J'ai pas fait attention à ça, ça non. C'est bête. Ça va pas être faciles pour les chopper dans le noir. Et en plus je risque de me faire mordre à nouveau. Je ne sais pas si ces animaux sont plutôt diurnes ou crépusculaires, ça non.
Et puis j'ai froid.

Un nuage passe, ça oui, laissant la lune éclairer un peu le terrain, ça oui. Une forme se découpe des l'obscurité, ça oui... un tente.
Ah ça oui, voilà une bonne trouvaille. Elle est sans doute occupée, ça oui, mais on me laissera peut-être m'y mettre à l'abri quand même ça oui, pour la nuit.

J'entreprends donc d'en chercher l'entrer à täton, ça oui.
Dehors, on entend les galopades de quelques bestioles, ça oui. Je distingue une forme à quelques mettres, ça oui, avec des grandes oreilles et des petits yeux rouges.
Maman, ça oui ?
Ah ça non, c'est juste un lapyre. Je croyais qu'il était plus loin que ça.
Bon, faut pas trainer là, ça non. Je tâtonne et fini par trouver l'entrée de la tente, ça oui, pour m'y glisser à l'intérieur.

J'entends quelqu'un respirer. C'est donc bien occupé, ça oui. Mais par quoi ?
J'avance doucement une main, ça oui et entre en contact avec... un bras ça oui. Et petit bras plutôt fin mais, au touché, moins rachitique que le miens. j'arrive tout de même à l'enserrer avec les longs doigts mouattes, ça oui.
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Sam 2 Mai - 17:03

Je me retourne sous ma couverture pour la énième fois. Cette nuit ne sera décidément pas reposante, j'en ressortirai sûrement avec plus de courbatures qu'au crépuscule. Dans ma hâte de dresser mon semblant de campement et de m'y affaler, j'ai négligé le fait qu'un gros chardon poussait dans l'herbe à cet endroit précis. Mon mollet s'en ai vite souvenu, et maintenant, j'ai des fourmis dans la jambe à force de la contraindre à garder cet angle bizarre afin d'éviter la plante épineuse qui se fait sentir à travers la toile de tente. Ce ne sont pas les bruits de la nuit qui 'empêchent de dormir. J'entends les lapyres remuer dans l'obscurité, une ombre passe parfois près de moi à l'extérieur de la tente, les oiseaux nocturnes se livrent à leur tapage habituel, mais ce ne sont que des phénomènes habituels quand on décide de dormir dehors en pleine campagne.

Mais je sais pas, quelque chose d'autre me turlupine, autre que ma position inconfortable, autre que la vie nocturne de la faune munuréenne. Je m'efforce de ne pas penser à la rumeur qui courait de bouche à oreille comme une brise nauséabonde, porteuse d'un mauvais présage, annonciatrice de malheur. Quelque chose dont tout le monde parle tout bas, mais que personne n'a le cran d'exprimer clairement, car peut-être que ce n'est, au final, qu'une simple légende urbaine...et de ce fait, la rumeur reste tapie, rampant dans les cœurs, sournoise et malsaine, car personne n'ose réellement croire que ce n'est que pure invention.
La seule rumeur que je n'ai pas encore réussi à confirmer. Mais pourquoi serait-elle fausse ? Les lapyres sont vrais, leurs œufs sont vrais, leur description est vraie. Pourquoi alors le terrible pouvoir qu'ils exerceraient sur leurs proies ne serait-il pas tout aussi véridique ?
Le doute, plus que la véritable peur, m'assaille, mais c'est tout aussi dérangeant et empêche franchement de fermer l'œil. Le malheureux quart d'heure de sommeil, succédant à la léthargie dans laquelle j'avais sombré une fois jetée comme un sac à patate exténué dans ma tente, n'avait pas duré. J'avais eu froid en me réveillant, et cette sensation ne me quitte plus, même maintenant que la lune est levée depuis plusieurs heures.

J'en ai marre. Je me relève sur mes fesses, enroulée dans ma couverture, prend mes genoux dans mes bras comme s'ils étaient capables de me murmurer que ce n'est qu'une rumeur, que tu auras tout le temps de vérifier ça demain, que dors pour l'instant, tout va bien Youtcha...
Tout va bien...
Dors...
Ferme les yeux...
Ne pense pas...
Dors...


- WAAH !!


J'ai détendu mes jambes d'un coup et ça a percuté je ne sais pas trop quoi de dur. Un truc m'a agrippé le bras. Un truc pas net, oh que non, Un lapyre ? Ca y est, il m'a sûrement déjà mordue, ou griffée, ça y est je suis foutue...
Mes yeux grands ouverts semblent se couvrir d'une buée d'inquiétude. Des doigts verts sont serrés autour de mon bras qui était tombé mollement de mon genou. Les lapyres n'ont pas de doigts...Encore moins verts...Et ils ne ressemblent pas le moins du monde à la fille aux longues oreilles vertes accroupie dans l'ouverture de la tente...
Je bascule sur mes talons, peu prudente, et me retrouve à quatre pattes sur ma couverture, nez à nez avec une gobeline dont les traits me sont vaguement familiers. Je crois que j'ai déjà dû l'entrevoir, sur le pont de la Desdichada.
Un peu abrutie par la fatigue et la brusque surprise teintée de frayeur, je reste là à la regarder.
Youtcha
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Sam 2 Mai - 17:38

Scrotum ! Elle m'a fait peur à crier comme ça en me donnant un coup de pied, ça oui !
Mais j'aurais dû m'annoncer aussi ça oui. J'y ai pas penser, ça non. J'ai tellement de mal à garder les idée claires en ce moment...

-Du calme ça oui. Ce n'est que moi, Nerine, ah ça oui. On c'est déjà vu, ça non ? Sur la Joncque.

J'essaie de la rassurer, ça oui. Évidement, je ne lui dit pas que je me sent très nerveuse, que je suis malade et peut-être même contagieuse, ah ça non.
Mais je sent, ça oui, le sang qui pulse dans son bras, sous ma main serrée. D'ailleurs, je ne sais pas pourquoi, mais je ne lui lâche pas le bras. Peut-être même que je le serre un peu fort, ça oui. Et plus je sent pulser sous mes doigts moins j'ai envie de lâcher prise. Je suis comme fascinée par ce rythme, ça oui, ce fluide qui s'écoule à l'intérieur de ses veines, chaud et laminaire, ça oui. Mes mains sont glacées comparée à sa peau.
Est-ce qu'elle sent comme je tremble, ça oui, autant de froid que de nervosité ? de fatique aussi peut-être. je me sent n peu fébrile.
Et je salive aussi, ça oui. Cette sensation de faim qui ne me lâche pas.

Elle me regarde, ça oui et je ne la quitte pas des yeux non plus... comme si... comme si je ne voulais pas qu'elle s'échappe, ça non...
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Sam 2 Mai - 23:22

Je suis encore restée tout le temps qu'ont prises les paroles de Nerine, dans la position du chien d'arrêt qui a levé son gibier, c'est-à-dire à quatre pattes, poids du corps sur les avant-bras et cou raidi à bloc. La parfaite allure de la stupeur, qui se détend doucement à présent, puis s'enfuit d'un coup, remplacée par une onde de fatigue.

- Nerine...Oui...Bien sûr, je te reconnais.

Je flanche, mes bras cèdent et je roule sur le côté. J'ai envie de me pelotonner sous ma couette et de dormir, je me sens bien partie pour. Seulement voilà, si Nerine vient de rentrer dans ma tente, c'est qu'il y a une raison. Je m'apprête à lui poser la question quand je me rend compte que sa main est toujours étroitement serrée autour de mon poignet, qui a pourtant dû bouger entre ses doigts, suivant le mouvement de tout mon corps qui s'affale sur le côté. Etrangement, je sens comme un léger poids, sous les ongles, dans la pulpe. Comme si le sang y affluait un peu trop, ou au contraire, pas assez. Comme si elle avait soudain raffermit son étreinte, comme une liane de lierre grimpant qui s'agrippe à un tronc.

Je la regarde par en dessous, un côté du visage enfoncé dans la couette. Je me demande si les gobelins voient de nuit. J'espère pour elle que c'est le cas, si elle veut parvenir à ne saisir ne serait-ce qu'une pichenette de l'expression de mon visage caché par la nuit et les replis du coton épais. Je dégage toutefois légèrement mon menton du sol, histoire qu'elle arrive à comprendre autre chose qu'un "Mmmmh" étouffé.


- Qu'est-ce que tu fais là ? T'es pas restée sur la jonque ?


Amis du manque de tact, bonjour. Il faut dire aussi que j'ai du coton encore plus mou que celui de ma couverture à la place des neurones à cette heure-ci, de la compote, même, serait plus plausible. Et quand vous êtes dans cet état, les paroles sortent, sans détours. Enfin, j'ai l'impression que Nerine n'est pas le genre de personnes à se formaliser d'un oubli de bonnes manières, à trois heures du matin et en pareilles circonstances. C'est alors que je vois son cou. Elle a une veine qui palpite un peu trop fort. J'ai pas crié si fort, quand même ? Si tapé trop brutalement ? Elle halète presque... Mais qu'est-ce qui se passe ???

- ..Nerine...? Est-ce que tout va bien ?
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Dim 3 Mai - 0:34

Elle se couche ça oui, baisse sa garde, roulée comme un nem dans sa couverture, ça oui.
J'ai faim.
J'ai du mal à rester concentré et n'écoute que la moitié de ce qu'elle me dit.

-La joncque, ça oui ? euh... il fait nuit, c'est pas facile pour y retourner comme ça, ça non.


Elle a l'air inquiète, ça oui. Je ne la vois pas très bien, mais je devine à sa pulsation, ça oui. Le sang qui bouge dans son bras, qui accélère et palpite. Il me semble l'entendre même, tend je suis absorbé par ces vas et viens sous sa chaire chaude et tendre, ça oui. Presque apaisante, ça oui... et pourtant, ça m'agace, ça oui, je voudrais lui faire sortir ça du bras, comme on presse un fruit pour en extraire le jus.

- ..Nerine...? Est-ce que tout va bien ?

Surprise par sa question, j'aspire et ravale ma salive qui commençait à s'échapper du coin de ma bouche, ça oui.
Scrotum, j'avais pas réalisé que je lui serrais encore le bras, ça non. Je devrais peut-être lâcher, ça oui, elle va trouvé ça bizarre.
Je lâche tout et me recroqueville dans un coin de la tente, les bras autour des genoux.
J'ai froid.

-euh... oui... nan. Ca non, ça va pas.

Je porte machinalement ma main au bandage autour de mon cou, ça oui, du côté de la morsure.

-je ne me sent pas très bien... scrotum, qu'est-ce qu'il fait froid ! je me les gèles, ça oui !
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Lun 4 Mai - 18:40

Elle a pas l'air en très grande forme, la Nerine. Sa voie est un poil plus rauque que d'habituel et il y a quelque chose de fébrile dans ses mouvements et ses paroles, comme une hâte contenue. Hâte de quoi, pour faire quoi ? Aucune idée. En tout cas une chose et sûre, c'est que, quand je parle avec des gens, j'aime bien voir leur tête. Et l'obscurité profonde m'en empêche cruellement.

Je voulais simplement générer une étincelle que j'aurais gardé blottie entre mes mains, suffisante pour diffuser sur nous une lueur assez claire pour dissoudre les limbes des ténèbres. Mais j'entends sa remarque, elle m'a contournée, est blottie contre le fond de la tente et tremble fiévreusement. Elle a froid, dit-elle. J'abandonne l'idée de la pseudo-étincelle et opte pour une véritable flamme, qui réchauffe et danse dans la nuit.


- Ne restons pas dans le noir.


Mes doigts rendus malhabiles par le sommeil et l'air frisquet farfouillent dans mon sac, en extirpent un briquet, un bâton et un chiffon avec lesquels je confectionne grossièrement une torche. Le briquet racle un peu puis vomis sa flamme, et embrase le tissu. Nous voilà donc face à face avec entre nous, cette torche qui révèle une Nerine plutôt pâlotte, genre vert cœur de laitue, quelque chose d'indéfinissable, et de pas et, dans les yeux. Quelque chose qui m'inquiète.

Je pousse vers elle la couverture, récupère le coussin et m'assieds dessus.

- Tiens, entortille-toi là-dedans...

J'espère que ça va passer. Tu m'inquiètes, Nerine. Je te pensais plutôt indépendante et solide. Le fait de te voir ainsi affaiblie et molle, c'est à moi que ça fait du mal...
C'est alors que je vois le bandage qui serre son cou. Tout récent il me semble, et la légère nuance rouge qui se diffuse à travers le pansement montre que dessous, ce ne doit pas être bien beau à voir...


- Qu'est-ce que..tu t'es fait au cou ?
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Lun 4 Mai - 19:40

Je sursaute, ça oui, au moment où la torche s'enflamme. Je n'arrive pas à me détendre, ça non et ce feu ne me réchauffe pas plus qu'il ne m'apaise. C'est pourtant, une bonne petite flamber, ça oui. Il fait si froid que ça ?

Au moins maintenant, on y vois plus clair, ça oui. J'observe la sylpheline, ça oui, attentive à ses moindres gestes.
Elle se découvre, ça oui, laissant apparaitre de jolies petites veines bleues, ah ça oui, courant le long de son bras frêle. Une épaule bien dessinée, ça oui avec un deltoïde galbé comme un myocarde et un palpitant petit trapèze remontant vers un cou délicat, ça oui. Un petit cou fin, si peu épais qu'on pourrais facilement en atteindre le contenu, ça oui. Carotides, jugulaires, artères cervicales... c'est comme si mon regard en redessinait les trajets sous sa chair, ça oui.
J'aime l'anatomie, ça oui, mais je crois que jamais je ne l'avais trouvée si... appétissante ?
Scrotum ! voilà que je me met à baver, ça oui.

Bon et si je m'occupais plus tôt de me réchauffer, ça oui ? J'attrape la couverture et m'enroule vite fait dedans. Elle est encore chaude, ça oui, mais pas longtemps, ça non. J'ai l'impression qu'elle refroidit au contact de ma peau au lieu de me réchauffer. Ça m'énerve ça oui !
Et puis ses questions ça oui aussi, m'énervent !

-Je me suis faite mordre pas un putain de lapyre, ça oui !

J'ai froid, ça oui ! Cette connerie de couverture n'y fait pas grand chose, ça non. Elle me coupe bien du froid ambiant mais j'ai froid dedans. J'ai beau frissonner, ça oui et même trembler comme une feuille, j'ai surtout l'impression de gaspiller mon énergie, ça oui. Il me faudrait un chocolat chaud ça oui, ou une tisane... une jugulaire .... ah ça non, mais c'est quoi ces idées, ça oui ?!
La dernière fois que j'en ai eu de telles, ça oui, ça a été un carnage... j'ose à peine y repenser et pourtant j'en salive. J'en garde encore l'odeur, ça oui et le gout. Un gout si spécial... et cette chaleur qui coule dans ma gorge... LEUR chaleur, ça oui.

Elle, elle n'a pas l'air d'avoir trop froid, ça non...
Je ne devrais pas la regarder comme ça. Ça non, je ne devrais pas...
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Lun 4 Mai - 22:02

C'était donc ça.
Je deviens livide. Et voilà, la dernière rumeur confirmée, la pire, ( Lapyre ? Voilà un nom qui prend tout son sens ), la plus inquiétante, celle qu'il me fallait confirmer pour me sentir plus tranquille, au risque que l'effet produit soit tout le contraire. Et c'est bien le cas. Je suis loin d'être rassurée, Nerine a vraiment l'air louche, ses yeux tournent dans ses orbites et je la trouve de plus en plus fébrile. Fraîcheur ou autre chose, plus contenu, plus terrible ? Je me prend à tâtonner le sol derrière moi, jaugeant dans le noir hors de portée de la lumière de la torche, à le recherche de quoi, en fait ? De la distance probable à parcourir pour une éventuelle fuite...
Ayayaye... Je me mets douter, moi aussi... Les seuls symptômes pourtant apparents sont ses mimiques tendues comme un élastique et la sensation de froid qu'elle semble éprouver. Il est possible qu'il n'y ai aucun rapport entre tout ceci. Nous sommes au plus creux de la nuit, la mine de Nerine est sûrement due à la fatigue, ou aux évènements survenus avant qu'elle ne fasse irruption dans ma tente. Et moi aussi, j'ai froid, en plus.
Sauf que moi, je ne suis pas serrée comme un saucisson dans une couverture sensée protéger des froids les plus rudes.

Je choisis la méthode douce. Je pourrais la planter là, prétexter que j'avais rendez-vous avec je ne sais pas qui, que c'est pour ça d'ailleurs que j'étais réveillée à cette heure-ci, si si je t'assure, j'allais sortir, je te laisse la tente pour la nuit, il faut vraiment que j'y aille, j'suis en r'taaaaaaaard !!
Mas bizarrement, je me sens pas le cœur à la laisser dans la mouise la plus puante. Elle est peut-être même pas dangereuse. Elle a juste froid. Les gens en mauvaises conditions physiques sont plus facilement irritables. Je dois m'occuper d'elle, même sans compter le fait qu'on est quelque part liées par la Desdichada. C'est la bonne décision, j'en suis persuadée...
Même s'il y a beaucoup de "peut-être" et de conditionnel dans mes pensées...

Je dois me reprendre. Pour l'instant, il y a devant moi une gobeline blessée ( c'est sûr ) et malade ( probable. ) Sa mauvaise humeur pourrait la pousser à m'attaquer. ( Très peu concevable.) mais elle est également affaiblie. (Pure déduction sûrement juste. ) Je vais pas rester ainsi à la regarder congeler dans ma couverture. (Sûr ! )
D'abord, la réchauffer. J'en fais mon affaire.


- OK, bon, tu grelottes encore, il te faut quelque chose de chaud, et puis même, quand une saloperie dans le genre te blesse, faut pas laisser tes forces partir.
Je regarderai ton pansement après, je crois qu'il va falloir le changer.


Voilà que je me mets à jouer les infirmières et à prendre mon ton dynamique et sûre de moi... On aura tout vu. Un masque bien efficace pour empêcher mes mains de trembler pendant que je retourne le contenu de mon sac sur le sol. Au pire, je prétexterai une forte émotion à la vue de la blessure...J'espère dans ce cas que (honte à moi ! ) elle n'est pas trop légère, voir un peu purulente...
Boisson chaude, boisson chaude, j'ai pas mon nécessaire à popote ici, encore moins un bar portable dans la poche... Mais il me reste cependant une gourde à moitié remplie de soupe, une mixture que j'avais concoctée dans la journée en prévision du repas du soir. Enroulée dans une peau de fauvekipeu afin de maintenir la chaleur du liquide, j'en remplis une tasse fumante et la tend à Nerine. Epais, odorant, énergétique, parfait pour aider une convalescente à se rétablir.


- Tiens, potage de poule et d'ortie. Vas-y, c'est pas mauvais, aussi vrai que je m'appelle Youtcha, ajoutè-je avec un sourire.

Je suspends mon geste au moment ou elle allait saisir la tasse. Je lève un doigts pour lui dire de patienter deux secondes, attrape une fiole et verse dans la soupe fumante deux gouttes de liqueur de coquelicot.

- Tu devrais vite te réchauffer avec ça. Enfin j'espère...
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Lun 4 Mai - 23:38

Ah ça oui, une vraie boisson chaude ! Voilà qui arrivera peut-être à me réchauffer et chasser ces sales pensées de ma tête, ça oui.

-Merci, ah ça oui.

Elle retire la tasse au moment où je veux la prendre. Mais qu'est-ce qu'elle fout ? Elle veut vraiment que je l'égorge, ça oui ?! Ah ? ça non. Elle rajoute quelque chose dedans avant de me la tendre à nouveau, ça oui.
Elle est vraiment au petits soins avec moi. C'est réconfortant, ça oui.
Je lui adresse un léger sourire, un peu faiblard, ça oui, mais un sourire quand même.

Voyons ça, ça oui. Ca n'a pas l'air mauvais, ça non.
J'en bois une bonne gorgée et... Arrrg ! Je manque de m'étouffer avec.
En plus de tousser ça oui, ça me file une de ces nausées, ah ça oui ! Je recrache tout par terre en gerbant de la bile, ça oui.

-Eurrrk !! Mais c'est quoi c't'horreur, ça oui ?!! garps ! C'est imbuvable ! Carrément immonde, ça oui ! pwouark !

C'est pourtant bien du potage, ça oui. Je ne me rappelais pas que c'était aussi dégueulasse, ça oui. La lapyrite, ça rend amnésique aussi ? Ou ça fait peut-être partie des symptôme, ça oui, de faire qu'on trouve tout mauvais. Scrotum !

Du coup, j'ai toujours froid, ça oui et j'ai toujours les crocs, ça oui aussi.
Et puis il me faudrait quelque chose pour chasser le gout aussi , ça oui.

Je me rapproche un peu d'elle pour lui rendre la tasse, ça oui.
Scrotum ! Ça ne m'a pas mise de meilleurs humeur, ah ça non. C'est moi que j'entends grogner, ça oui ? Je tousse un peu pour voir si ça passe... ou pour faire passer ça pour un raclement de gorge, ça oui. Je ne voudrais pas lui faire peur, ça non. Ne pas la faire fuir...
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Jeu 7 Mai - 19:22

-Eeeeeh !!

J'ai les os des fesses décidément très réactifs cette nuit, pour peu que des os puissent avoir des réflexes. Le jet de potage, passé de son agréable couleur vert clair d'autrefois à une bouillie régurgitée un peu immonde, jaillit dans ma direction de la bouche dégoûtée de Nerine. J'ai juste le temps de me catapulter en arrière, ( un coup d'ailes presque inexistant m'aide à accomplir ma prouesse, j'avoue. ) à croire que j'ai des ressorts sous les fesses, et retombe une trentaine de centimètres plus loin, évitant le mélange de soupe et de bile qui fuse sur mes pieds.
Nerine a les yeux flamboyants, mais elle n'a pas l'air de se transformer une fois de plus en canon armé de soupe d'ortie. J'ai évité le pire, je crois. Par contre, il y a une grosse tache sur la toile qui forme le sol de la tente. M'est- avis que dans quelques instants, ça va plus sentir la rose là dedans. Je prends les devants, désemparée, et sort de l'habitation de fortune. Je me sens pas très bien.

J'accueille avec plaisir l'air de la nuit, froid et clair. Un bouquet d'étoiles scintille au-dessus de moi. Je soupire, assez bruyamment. Etrange soirée, et pas seulement parce que je viens de voir remis en cause mes talents de cuisinière. Je suis pas folle. Enfin, si, à ma façon, mais je ne suis pas malade. Elle, si. J'en suis sûre. J'ai bien vu ses yeux, c'étaient pas les yeux d'une personne saine. Quelque chose va de travers, carrément dans la mauvaise direction.
J'ignore si Nerine a suivi. La toile de tente est fine et, si je parle assez fort, elle m'entendra. Mais je ne veux pas me retourner. Je ne veux pas voir son regard enfiévré, flamboyant. Je ne peux pas soutenir ceci. Je préfère avoir froid dehors, je préfère le froid qui tranche net que la peur qui rampe, sournoise.

- Je ne comprends pas. Je sais que cette soupe était bonne, même si tu n'aimes pas l'ortie je sais que personne n'aurait fait cette tête-là en buvant un simple potage. Je sais aussi que la couverture que je t'ai donné aurait suffit à réchauffer un glaçon mais tu grelottes encore. Je sais également que les lapyres transmettent comme une maladie aux gens qu'ils mordent...

C'est à mon tour de trembler. J'ai froid, mais ce n'est pas la cause de ce vacillement qui pénètre tout mon corps. Le coin de ma bouche flanche, j'halète un peu, j'ai du mal à trouver l'air destiné à mes poumons comme si la nuit se faisait de coton.
Que verrais-je si je me retourne ?
Peut-être ai-je été excessive ?
Peut-être que je me suis fait une montagne de ce refus alors qu'il ne se passe rien d'alarmant...
Penaude, désemparée, hésitante, apeurée, oui.
Je me retourne vers la tente
.
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Jeu 7 Mai - 20:25

Elle s'enfuie, ça oui ?
Ah ça non, elle prend l'air.
Elle avance, ça oui, s'éloigne d'un mètre... deux mètres... pas si vite !
Je me lève et la suit, ça oui laissant là la couverture qui sert à rien.
Suivant ça fine silhouette vaguement éclairée par la lune, j'approche dans son dos, ça oui.
Un pas... deux pas... j'ai faim.

Elle ne se retourne pas, ça non. Mais qu'est-ce qu'elle cause, ça oui ! Je ne l'écoute pas vraiment, mais sa voix m'aide à la situer dans l'obscurité, ça oui. Surtout ne t'arrêtes pas de piailler...

Je me fige un instant, ça oui.
Mais qu'est-ce que je fais ? Ça non ! Il ne faudrait pas...
J'ai faim ah ça oui !
Tout mon corps tendu, j'avance minutieusement; pas un bruit d'herbe, ça non. Les yeux rivés sur ça nuque, son odeur me parvient dans cet air glacial. L'odeur sa peur suintant par ses pores, ça oui. Celle de son haleine, un souffle chaude et court emporté par un vent froid pour mieux venir torturer mes sens, ça oui.
J'ai l'impression même que si je ne le fais pas, je vais mourir, ça oui. Ma vie dépendrait de ma discrétion. Ne pas la louper, ça non.
Elle ne bouge plus. Je suis juste derrière elle, ça oui, tendu comme un arc, mâchoire entre-ouverte, ça oui.
Pencher un peu la tête, esquiver son ailes, là, ça oui, à quelques centimètre de son oreille... je l'entent palpiter.

Mais voilà qu'elle se retourne ça oui, d'un coup. Nous voilà nez à nez, très près... trop près. Les yeux dans les yeux et mon expression de fauve affamé qui ne bouge pas d'un plis, ça non, figé. L'air sortant de sa gorge chaude viens se heurter sur mes canines froides, ça oui.

...ne bou-ge pas...
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Ven 8 Mai - 19:10

Je me retourne.

Quart de seconde pendant lequel le temps semble s'arrêter. Mon demi-tour entamé, j'ai l'impression, pendant cette ultime parabole de mon corps, que je peux stopper mon élan, et qu'il est encore temps de tout arrêter. De garder les yeux fermés et d'infléchir ce mouvement, de freiner ce souffle qui me pousse à vouloir regarder derrière moi. Durcir ces bras qui m'entraînent, clouer ces chevilles qui pivotent et remettre dans le droit chemin ces hanches qui balancent. Contraindre mon corps à devenir rigide, ravaler cette énergie qui déferle, essuyer peut-être le choc du coureur fonçant dans un mur de béton, mais ne pas se retourner, ne rien voir, s'arrêter à l'ultime fraction de seconde, plus brève qu'une respiration, plus ténue qu'un soupir... Décomposer cet instant en étapes durant lesquelles j'aurais toutes les chances de m'arrêter et de ne pas faire volte-face... Chance de celui qui doute de revenir en arrière, privilège du recul que je refoule. Opportunité que je ne saisis pas, en fin de compte.

Comme dans un rêve, je me retourne.

Vision de cauchemar.
J'ai vu beaucoup d'animaux à l'expression et au physique terrifiant, mais je reste toutefois tétanisée par ce que je vois. C'est Nerine, mais ce n'est pas elle. C'est Nerine, pour la peau verte, les oreilles pointues qui retombent sur quelques centimètres, pour la taille à peine plus grande que moi, pour les dents pointues. Mais pour les yeux qui luisent de malice et de cruauté, pour le souffle rauque et précipité, exalté par une promesse d'abomination à commettre dans un avenir proche, les frémissements, presque soubresauts, de rage canalisée, ce n'est pas elle, c'est impossible. Voilà ce qui l'a rend plus terrifiante que les fauves et bêtes contre nature qui parcourent Munuroë. C'est parce qu'elle reste Nerine, la gobeline alchimiste si sérieuse, membre de la Desdichada, même habitée par je ne sais quelle folie. C'est ce qui m'empêche, conne que je suis, de tirer ma dague et de la lui retourner dans l'épaule avant qu'elle ne laisse libre cours à ses pulsions sanguinaires, voir entre les deux yeux, afin d'éviter toute poursuite.
Saleté d'émotivité. Pourquoi je ne suis pas une espèce de brute sans la moindre conscience ? Je l'ai vu une fois sur la jonque, et je suis incapable de la frapper alors qu'elle n'hésitera sans doute pas, et que son expression me promet une mort plus atroce de seconde en secondes. Crétine.

Je n'hésite qu'un dixième de seconde. Je me rue en avant, bras tendus, raidis comme deux branches. Je la percute dans un début de cri de mes deux paumes ouvertes à hauteur de la poitrine, la poussant dans l'herbe humide, et n'attends pas de la voir toucher terre pour détaler comme un lapin, abandonnant ma tente, mon sac, ma couverture, tout mon fatras. Je cours comme une folle, tout en maudissant ma stupidité. Voilà, j'ai déclenché la chasse. Peut-être aurais-je pu calmer le jeu mais je l'ai sûrement excitée davantage. Ma tentative dissuasive était toutefois suffisamment stupide et puérile pour la surprendre, voilà bien mon unique chance.
Je ne sais même pas si elle me poursuit.
Je ne sais pas combien de temps je vais tenir ce rythme avant de m'effondrer.
Je ne sais pas si la décision que je vais prendre sera-t-elle moins stupide que la précédente.
Je tourne à gauche, plein nord.
Et fonce vers les ruines du château, grouillantes de lapyres, leur repaire.
Youtcha
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Ven 8 Mai - 20:12

Mais... elle m'a poussé ça oui ! Ça va saigné !!!

Elle court, vite, ça oui, mais je l'aurais. Je ne la lâcherais pas ah ça non. Et je me lance à sa poursuite, ça oui. Un seul objectif en tête, oubliant mes jambes douloureuse, mon souffle court et mon cœur qui ne bat plus, mais pas ma faim ni ma rage : la bouffer ça oui.

Mais elle a une sacré longueur d'avance et je la perd après le virage.
Scrotum ! Elle a de la chance.
Je l'aurais vraiment égorgée, ça oui... j'aurais vraiment fais ça...

Affaiblie, je m'assois là contre une grosse pierre et reprend mon souffle.
L'angoisse m'assaille. Je me sent sèche, froide et vide. Et je ne peux plus rien avaler d'autre que du sang, ça oui.
Tuer ou mourir de faim. Ah moins que la maladie m'achève avant par je ne sais quel autre symptôme. D'ailleurs, suis-je encore en vie, ça oui ? ... surement. Les morts ne souffrent pas.
C'est sans doute un mauvais rêve. Un rêve où je ne parvient pas à fermer l'œil, ça non. Je reste là, à fixer l'obscurité, ça oui.

Deux petits yeux rouges dans l'obscurité, ça oui. Un lapyre m'a vu. Il m'observe quelque instant puis passe sont chemin, ça oui. Sale bête ! Visiblement, je ne l'intéresse plus.

Et j'ai fait fuir Youtcha. Qui va me venir en aide maintenant, ça oui ? Je n'arrive plus à rien. Je ne suis plus capable de me soigner moi-même et la maladie va peut-être mettre fin à mes jours.
Ça non, je ne veux pas mourir.
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MessageSujet: Re: la lapyrite ?   Sam 9 Mai - 19:57

Je me suis arrêtée, haletant, à bout de souffle.
Je cherche désespérément ma respiration qui semble s'être enfuie aussi vite que moi devant la vision de Nerine habitée d'une furieuse envie de meurtre. De petits bruits sortent de ma gorge, comme un petit animal, blessé, sur lequel on marche à répétitions. Il s'agit d'un mélange de soulagement, d'épuisement, de peur qui subsiste et d'un refus d'y croire, purement et durement. Mes halètements hagards se transforment peu à peu et prennent un son de sanglots étouffés. J'ai failli crever cette nuit-là. J'ai failli mourir comme un vulgaire gibier, égorgée par une des rares personnes que je pensais incapable de me faire du mal. Je suis dans la merde la plus totale, à bout de forces et l'esprit en loques, le corps trempé d'une sueur qui se refroidit, et la fatigue de cette quasi-nuit blanche qui recommence à me tomber sur les épaules comme une chape de plomb.
Tout mon matériel, tente, vivres, et autres est resté un bon kilomètre et demi en arrière. J'ai cru que Nerine me suivrait jusqu'à cet endroit au moins. La dernière partie de mon plan élaboré à la hâte dans un coin de ma cervelle terrifiée et désordonnée part en miettes. Elle ne m'a pas suivi. J'aurais été presque soulagée qu'elle me poursuive jusqu'ici, ce n'est pas pour rien que j'ai voulu la conduire dans le repaire des lapyres. J'ai sincèrement pensé qu'ils auraient une influence sur elle, que leur présence parviendrait à la guérir, qu'en tout cas la clé de sa guérison et, par la même occasion, de mon salut, se trouvait parmi ces ruines infestées de lièvres sadiques aux dents longues. D'ailleurs, je ne devrais pas rester là, assise sur un moellon, mon instinct me hurle de quitter les lieux, mais pour aller ou ?
Je suis trop épuisée. Je dois partir, ça oui comme elle dirait, mais pas dans cet état.
Et elle, qu'est-elle devenue, pour ne pas m'avoir coursée ?
Nerine...
Qu'es-tu devenu ? J'ai presque pitié de toi. Enfin de compte, j'aurais dû te planter ma dague dans la poitrine, même si ça m'aurait fait autant mal qu'à toi, ça aurait peut-être fait sortir le mal qui t'habite. J'aurais voulu t'aider. J'ai fui. Mais tu as essayé de me tuer, ne m'en veux pas...
Je voudrais te retrouver, une fois que j'irais mieux.
Saloperies de lapyres.
C'est leur faute. Rien de tout cela ne serait arrivé sans eux.
Mon abattement se transforme soudain. Une créature aux yeux flamboyants à redressé le museau dans ma poitrine et commence à gronder, grognement prometteur, étincelle qui mène au brasier. Mon menton se relève, une lueur mauvaise embrase mes yeux. Les lapyres...
Ils paieront.
Comme un automate, je me lève. Je n'ai pas à chercher bien longtemps pour trouver l'exutoire à la colère qui couve en moi. La vue du lapyre à l'air stupide, bave aux lèvres, qui se gratte pensivement l'oreille, à quelques mètres de moi, est le détonateur. Il n'a pas le temps de me regarder. Sa patte est encore en l'air lorsqu'une boule de feu toute concentrée de rage le cueille en pleine figure et le réduit à néant. Je bondis sur ses centres, les écrase, les disperse. D'autres lapyres pointent leur nez, sortent des pans de murs écroulés, des trous dans les talus. Qu'ils attaquent donc. Et lorsque que ça arrive, je me fais une joie de leur planter, l'un après l'autre, en sacrifice à mon incompétence et mes mauvais choix, ma dague dans le cuit. Ils tombent, ils reviennent, ils retombent, eh bien que d'autres arrivent, ma colère ne sera calmée que lorsque ces horreurs au regard de poisson avarié et/ou enragé auront toutes péri.

Enfin, je m'arrête, pantelante, au milieu d'un tas de barbaque fumante. Certains corps sont presque intacts, coup de couteau précis, d'autres n'ont même plus de ressemblance avec leur corps d'origine, boules de feu à répétitions. Je m'éloigne du carnage, vidée. Je me sens juste triste.
Je m'assieds en tailleur sur un surplomb. En dessous, un pré planté d'arbres tordus et d'herbes hautes.
On se reverra, Nerine, et ce jour tu me reconnaîtras comme étant Youtcha et non un gibier.
Youtcha
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