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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]

Message Auteur
MessageSujet: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Sam 2 Mai - 21:52

Le soleil brille de mille éclats, une légère brise se fait sentir, un village anodin, des enfants qui rigolent, un qui pleure et des adultes qui crient puis le silence. Un vent violent se fait sentir, les yeux fermés pour se protéger des brindilles qui voudraient se cacher dans un coin de l'œil ou qu'elles veulent tout simplement torturer cet œil. A peine fermés, que lorsqu'ils sont de nouveau ouverts vers ce spectacle qui s'offrait à elle, tout cela s'était évaporé pour laisser place à une forêt sombre, des éclairs, des cris d'animaux non identifiés.

Le souffle coupé, elle tombe sur le sol, sa main s'appuie sur une roche qu'elle sert de plus en plus à force que sa respiration se fait de plus en plus étouffante, elle ferme les yeux un instant puis les rouvre et horreur. Ses mains couvertes de sang, une personne derrière elle qui la menace et une autre qui se trouve au loin, qui les observe sans broncher un mot, un geste.
Les larmes coulent au fur et à mesure que la personne se rapproche, les battements du cœur sont plus rapide, le souffle, elle n'en a presque plus.

La personne se rapproche, un grondement se fait entendre, l'éclair fait son apparition et elle peut voir cette personne enfin elle va voir son visage...



Alwena se réveilla en sursaut à cause d'une étendue d'eau sur son visage, un bruit fracassant et un chant au loin, elle frotta sa main rapidement sur son visage en maugréant des mots indéchiffrables. Elle regarda autour d'elle, elle se trouvait dans sa chambre, elle se releva un peu en frottant ses cheveux nerveusement en pensant à cette personne, ce visage qu'elle n'avait pas pu voir. Les draps étaient en vrac, elle avait du se débattre dans son lit, ils étaient aussi un peu mouillés à moins que ce ne soit elle. Puis elle repensa à cette eau qu'elle avait sentie sur son visage d'où provenait-elle !

Elle repoussa les draps, prête à sortir de ce lit qu'elle ne pouvait plus supporter, elle mit son pied vers le sol quand elle sentit une sorte de piqure, elle releva son pied en pensant qu'un insecte avait eu la chance de lui sucer son sang ou autres...

Elle n'avait vraiment pas envie d'y réfléchir mais elle vit du sang, elle toucha l'endroit blessé et senti une légère douleur, elle grommela encore. Elle baissa donc son regard vers le sol et quelle ne fut pas sa surprise en voyant des morceaux éparpillés avec de l'eau et des fleurs. Que s'était-il passé ? D'où viennent ces fleurs ?...

Un mal de tête se fit sentir, elle n'avait vraiment pas envie d'y réfléchir, elle se tourna de l'autre coté pour sortir de ce lit, se dirigea vers une petite table où était posé une forme de cruche et une forme de plat rond. Elle y versa l'eau, posa ses mains dans celle-ci pour en prendre une partie qu'elle tenta de reverser sur son visage pour chasser ce cauchemar et ce mal de tête.

Elle repensa au vase brisé, qu'elle devait nettoyer, elle se dirigea donc vers la scène du crime en se frottant les yeux d'une main, tandis que l'autre elle cacha sa bouche lorsqu'elle bailla. Elle étira ses bras vers le haut pour détendre ses muscles, elle pensait prendre un bon bain mais l'idée s'estompa quand son pied perdit l'équilibre et la fit basculer en arrière.
Elle tenta de se retenir mais la position qu'elle venait de prendre, ne l'aida guère et elle tomba lourdement sur le sol. Ses fesses souffrir en premier, puis se fut la tête qui se cogna légèrement à même le sol. Elle serra le poing, et commença à faire une danse nerveuse sur le sol, elle ne supportait plus cette pièce.

Elle reprit sa respiration pour se calmer, puis elle se rendit compte que le chant lointain était toujours là et n'était pas si lointain que cela.

Elle se releva, se prépara vite fait pour sortir mais surtout pour découvrir qui s'acharnait à chanter ainsi, ses tympans n'en supportaient pas plus ni son mal de crane. Elle se précipita hors de sa chambre, pour longer un peu le couloir. Elle se rapprocha du chant mais quelque chose l'intrigua donc elle détourna un instant le regard, elle se retrouva de nouveau sur le sol car elle avait bousculé quelqu'un, elle maugréa de nouveau.

Le chant avait cessé à cet instant puis reprit de nouveau. Elle se releva vite fait, frotta ses vêtements comme pour enlever une poussière invisible puis en relevant la tête vers la fameuse personne... Leysha.

C'était donc Leysha qui chantait depuis tout à l'heure, elle fit un signe de la main à la fille comme pour lui demander de s'écarter du chemin mais Leysha commença à parler de tout et rien, elle était bien trop souriante et cela agaça encore plus Alwena. Sentant que ces nerfs allaient lâcher, elle n'écouta point la demoiselle et se rua un chemin vers la sortie. Enfin elle atteignit la porte, elle l'ouvrit et prit la bouffée d'air qui s'offrait à elle, puis en sortant, elle ne prit pas la peine de fermer calmement la porte bien au contraire, elle claqua en suivant le mouvement de sa main.

Alwena se mit à courir à ce bruit dans les rues comme si un mauvais présage s'était fait sentir face à ce fait.

A peine avait-elle fait quelques mètres, qu'elle se prit une poubelle dans les jambes, et vu l'adresse qu'elle opérait depuis son réveil, elle s'étala sur le sol.

Elle se releva difficilement en se mordant la lèvre puis s'assit et regarda son genou, celui-ci avait prit de plein fouet presque tout le poids de son corps, elle avait tout de même réussi à se rattraper avec ses mains qui étaient légèrement écorchées.
Elle tapa nerveusement cette poubelle, se soigna avec ce qu'elle pouvait puis commença à crier.

Pourquoi ai-je une vie aussi minable ?


Dernière édition par Alwena le Jeu 7 Mai - 0:48, édité 1 fois
Alwena

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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Lun 4 Mai - 17:24

Elle s’était levée de bonne humeur, en ayant l’étrange conviction que rien ne troublerait cette belle matinée ensoleillée. Le ciel était à l’image de son humeur, sans nuages, sans craintes, sans inquiétude. Oui, tout se passait bien.
Profitant du moment de quiétude, elle avait décidé de s’occuper du bouquet de fleurs. Cela l’avait beaucoup touchée, certes, mais au fond d’elle, elle savait qu’elle devrait pas se faire des histoires, cette petite voix nommée conscience, lui présentait sans cesse d’autres possibilités pour ce bouquet…Une erreur, de la pitié…oui, vaut mieux imaginer le pire...
Elle secoua lentement la tête pour dissiper ses pensées puis reprit ses tâches. De temps en temps, son regard se perdait à l’horizon, son esprit vagabondant…. elle n’avait pas entendue Alwena rentrer, mais elle était certaine d’une chose, depuis quelques jours, cette dernière semblait si triste, si lointaine, enfermée dans sa bulle.

Ce bouquet tombait à pique, elle allait préparer un ikebana à son amie pour lui remonter le moral. D’un geste adroit, elle plaça quelques fleurs dans un vase. Le but était simple, faire un contraste harmonieux entre les couleurs et les odeurs.
Quand elle arriva enfin au résultat escompté, elle prit contre son sein le précieux cadeau pour son amie et s’introduisit dans sa chambre.

Son regard balaya la pièce, puis elle se dirigea d’un pas de velours vers le lit d’Alwena. Cette dernière s’agitait et murmurait des mots incompréhensifs dans son sommeil.
Leysha fronça les sourcils, mais décida de la laisser dormir, pensant qu‘elle devait faire sans doute un beau rêve. De la pointe des pieds, elle déposa le vase sur une étagère au dessus d‘elle, et sortit de la pièce sans un bruit.

La suite se passa plus harmonieusement, elle vaqua à ses loisirs, chantant d’une voix cristalline plusieurs chants qu’elle connaissait, déformant les paroles de certains.

Au bout d'un moment, elle décida d'aller se promener, mais dans le couloir menant à l'entrée, elle découvrit Alwena muette, .D' humeur euphorique, Leysha entreprit de commencer à parler, tant pis si c’était un monologue....Elle aime bien s'entendre parler.



Oh Alwena tu es réveillée j’en suis heureuse, as-tu bien dormi ? Tu sembles encore fatiguée. Il faut que je racontes quelque chose…Hier soir, je suis sortie pour aller me promener, et j’ai découvert un bel endroit, il faut que tu viennes la prochaine fois avec moi… C’était superbe, et ce coucher de soleil qui embrasait le ciel, tout semblait irréel. J’avais l’impression d’être hors du temps. Ensuite, je suis retournée dans la ville, et j’ai fait une rencontre, j’ai eu droit à un bouquet de fleurs j‘ai été touchée…D’ailleurs, comme tu semblais triste, je me suis dit que tu aimerais te réveiller avec le doux parfum du bouquet. Tu as vu mon Ikebana?…et…

………….
Comme une furie, Alwena se précipita dehors, laissant une Leysha abasourdie par son comportement. La jeune zumaine, commença à s’inquiéter du comportement d’Alwena. Elle se lança à la poursuite de son amie beaucoup plus rapide qu’elle.
Craignant qu’elle la sème, elle poussa un soupir de soulagement, en la retrouvant à terre, criant une parole un peu confuse. Une main sur le cœur, un sourire aux lèvres, elle se mit à rire


Une vie minable?…allons c’est juste parce que tu es à côté de moi…Je plaisante, je plaisante, Alwena allons, lève toi et ne dis pas de bêtises. Que se passe-t-il?

Elle s’agenouilla face à elle et continua avec un sourire

Sans doute une petite baisse de moral. Tu vois, je t’avais dit de m’accompagner hier, Moi en tout cas, je suis heureuse, j’ai reçu un bouquet de fleurs par un gentilhomme, il se nommait Messire Odieu…Posant un doigt sur son menton Messire…je peux dire cela, après tout ce n’est pas vraiment un simple mortel…Peut-être que je dois utiliser un autre terme en sa présence…A ton avis Alwena? Je dois dire quoi? …
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Jeu 7 Mai - 0:46

Alwena entendit une voix, ne sachant d'où elle provenait, elle pensait qu'un esprit ou autre répondait à sa phrase puis elle vit Leysha. Elle l'avait surement suivie, elle ne savait pas pourquoi d'ailleurs, elle faisait en sorte de rester loin d'elle depuis quelques temps car elle ne voulait pas mettre ces nerfs à profit sur son amie. La tête baissée, restant immobile, elle écouta sans prêter attention à ce que la jeune femme lui racontait.

Une fois de plus, elle se vantait de son existence, de sa chance et cela l'énervait plus encore, elle serra son poing mais cessa en pensait que c'était Leysha, qu'elle ne méritait pas un tel comportement quelque soit la situation. Elle prit donc une profonde respiration, elle était prête à s'amuser avec son amie juste pour lui faire plaisir lorsque ce qu'elle lui dit, retint son attention.

Le silence se fit sentir, Leysha attendait une réponse de sa part mais elle repensa, et repensa à ce qu'elle venait de lui dire puis un sourire se dessina sur son visage. Elle se mit à rire de bon cœur, elle en avait mal au ventre, des larmes commençaient à couler mais plus elle tentait de s'arrêter, plus elle riait.

Elle applaudit de bon cœur, regarda Leysha et enfin elle reprit son calme, le sourire aux lèvres, les yeux malicieux.

Leysha, ma chère Leysha, tu te fais encore des films !

Tu aurais voulu que je t'accompagne parce que ta journée s'est bien passée, parce que tu as fait cette rencontre et surtout parce que tu as eu un joli cadeau...



Messire Odieu...


Hum hum...


Pourquoi mériterait-il un Messire, à vrai dire, pourquoi mériterait-il un nom spécial ! Si ce n'est pas un simple mortel, ma foi... te l'a-t-il prouvé ! Les hommes tous des menteurs, sembles-tu l'avoir oublié !


Ton Odieu n'a qu'une idée derrière la tête moi je te le dis !



Attends, attends, tu trouves cela normal qu'une personne te fasse un cadeau sans avoir quelque chose en tête... Voyons, voyons qu'est-ce qu'il pourrait vouloir !

Surement se payer de ta personne ! A moins qu'il tente de t'avoir dans sa poche pour je ne sais quelles raisons !





Elle se tut un moment, regarda Leysha, elle ne mesurait plus ses paroles mais elle se mit à rire en tapant l'épaule de Leysha.

Je sais, il veut profiter de toi mais surtout de ton corps, tu es tellement naïve, il a du s'en rendre compte et ainsi il a pensé qu'il pouvait t'avoir sans aucun soucis !




Elle croisa les bras, en fronçant les sourcils.

Si c'est le cas, ma pauvre Leysha, je ne paye pas cher de ta peau pour que ce misérable type te jette comme un vieux torchon, une fois qu'il t'aura soumise à ses idées loufoques !

Je n'ai qu'un conseil ! Fuie le ! Il n'en vaut pas la peine, et ne tente pas de te faire des films en lui trouvant des excuses...


D'ailleurs, je ne regrette aucunement d'avoir loupé cette journée, j'aurais préféré mourir de croiser ce type et surtout cela m'aurait mis hors de moi qu'il fasse un tel cadeau...

Mince, mais bien sur, j'aurais du être là, ce misérable a réussi à te faire rêver, j'aurais du t'arracher ce cadeau des mains, j'aurais du même tenter de le chasser... je pense que j'y serais parvenue avec mon aura qui fait fuir les gens !

Ne le prends pas mal ma petite Leysha, je ne veux pas que tu t'imagines de jolies choses pour finalement, n'être déçue... je te le dis ! Ils sont tous les mêmes ces hommes ! Mais dis-moi, ma petite Leysha, as-tu un moyen de le contacter, t'a-t-il donné un rendez-vous, ou a-t-il dit qu'il te reverrait car je suppose que cela ne lui est pas venu à l'esprit car il n'a que des idées malsaines dans sa petite tête... Moi je suis sure que cette histoire, ne deviendra qu'un petit récit parmi tant d'autres, oui, oui...



Alors retourne donc te promener, je suis sure que tu verras d'autres personnes bien plus intéressantes et encore je n'en suis pas sure... mais enfin, évite de revoir ce type, c'est un conseil d'amie !




Alwena sourit et ne se soucia même plus de cette maladresse qu'elle avait eu auparavant, mais son sourire s'effaça en repensant à ses paroles. Leysha voulait lui remonter le moral et elle lui balança sans remords toutes ces paroles, elle ferma les yeux puis soupira.

Mais peut être que je me trompe ma petite Leysha après tout !




Elle pensait que ces paroles permettraient de rendre le sourire à la jeune fille si bien sur les paroles l'avaient atteintes mais elle en doutait, Leysha était surement repartit dans ses doux rêves sans faire attention à ce qu'elle venait de dire. Ou peut être qu'elle l'espérait au fond d'elle puis finalement, un sourire se dessina de nouveau, peu lui importait qu'elle l'avait ou non écoutée.
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Sam 9 Mai - 20:43

Silencieuse, les yeux plongés dans ceux d’Alwena, Leysha l’écoutait sans broncher. A la fin de son monologue Elle fronça les sourcils.

Alwena, je ne comprends pourquoi tu es si dure, j’ai eu droit à un bouquet de fleurs sans arrières pensées. J’ai trouvé cela agréable. …

Elle leva un instant les yeux vers le ciel bleu, posant un doigt sur son menton, un air rêveur.

Certes, j’aime rêver, mais bon, tu divagues un peu…En quoi je suis influente? Et sur qui?

Elle baissa la tête et continua, le visage affichant une mine vexée.

Mais Ce qui me chagrine le plus, c’est que tu penses que je suis capable d’accepter des présents en échange de mes faveurs…Es cela que je dois comprendre Alwena? Que je suis trop naïve, pour faire la différence? Que je ne suis pas …Comment pourrais je dire?…ah oui je sais ! Que je ne suis pas aussi intelligente que toi pour distinguer un mauvais bougre d’un autre. Depuis quand tu te permets de juger, tout ça parce que j’ai eu droit à un simple bouquet de fleurs, tout ça parce que …on m’a parlé…

Elle se releva, croisant les bras, le visage fermé.

Puisque tu sembles vouloir rester désagréable, fais comme tu veux Alwena, mais je ne vais pas rester près de toi, à écouter docilement tes propos. Je vais me promener, je ne te propose pas de m’accompagner…

De mauvaise humeur, elle tourna le dos à Alwena et s’en alla dans le dédale des rues de Lonedonne. Marchant de vive allure, la tête baissée, elle était vexée de voir une si belle matinée gâchée par les paroles d’Alwena. Mais surtout elle se maudissait de n’avoir pas réagit autrement, Alwena allait mal, et s‘inquiéter pour elle, un peu trop certes. Elle ne lui en voulait pas trop, elle savait que dans quelques heures, elle lui reparlerait comme si de rien n’était…Mais pour l’heure, elle n’avait guère envie de la revoir.

Elle soupira et préféra prendre la direction de la sortie de la cité. Elle n’avait envie que d’une seule chose, se défouler, et un peu d’entraînement avec sa magie était une bonne idée. Ce pouvoir mystique qui coulait en chacun des êtres vivants. Au détour d’une ruelle, elle avait déjà vu des z’umains, et d’autres habitants de Lonedonne usaient de leur magie avec une si grande adresse, si bien que cela l’avait rendue un peu jalouse d‘avoir négligé son pouvoir.

Elle entreprit de s’éloigner de la citadelle, trop bruyante à son goût, pour trouver des créatures pas trop dangereuses. Sur un petit sentier boisé, elle ne pouvait s’empêchait à repenser aux paroles d’Alwena. Cela l’agacait , pourquoi repensait elle à tout cela? Elle tapa dans un caillou, vers un petit buisson, qui vit surgir une petite créature.

Elle eut un sourire et commença à murmurer son incantation, un flux d’énergie s’échappa de sa main pour frapper le tronc d’arbre juste à côté de la créature qui la regardait d‘un air béat. Leysha poussa un cri de stupeur face à sa maladresse et psalmodia un nouveau sortilège.
Mais au même moment, la petite bête détala dans un buisson. Leysha leva le bras, pour interrompre son sort.


Attends ! Restes ici, viens te prendre ma magie…

Se sentant un peu stupide d’avoir dit cela , elle laissa échapper un long soupir et baissa la tête, la secouant lentement, avant de se ressaisir et de se lancer à la poursuite de la bébête.
La créature la distançait de quelques mètres, mais les branches, et le chemin sinueux et abrupte empêchait la jeune femme de courir aisément.

Son enthousiasme fut de courte de durée, concentrée sur la créature qui disparaissait de son champ de vision, elle ne vit pas la racine à moitié dissimulée, elle trébucha et tomba. Prise par son élan, elle se retrouva en bas de la pente, légèrement sonnée, la cheville légèrement douloureuse.

Immobilisée, Leysha posa son regard sur l’environnement, tentant d‘oublier la douleur qui se distillait au niveau de sa cheville. De longs arbres centenaires, quelques ruines, vestiges d’une civilisation à présent révolue.
La jeune femme soupira, et ferma un long moment les yeux, imaginant la cité qui se dressait jadis. Elle n'avait pas grand chose à faire, et l'idée d'imaginer des créatures hostiles dans le bois l'éffrayait un peu.
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Dim 10 Mai - 10:52

Odieu… Brut de décoffrage, rustre, goujat, grossier, macho, sexiste, mal élevé, mal poli, c’est pas les sobriquets qui manquent, et tous lui vont bien, tous lui collent à la peau. Sa réputation n’est plus à faire et si l’on comptait ses conquêtes d’un soir ou d’une nuit ?
Insatiable Odieu, toujours à l’affût et le fut’ prêt à tout.
Drôle de dieu que celui là.
Qui peut se vanter d’avoir su toucher son cœur, s’il en a un, et c’est pas gagné, ses racines paternelles, celles maternelles, ont fait de lui cet être sans cœur, sans foi, sans loi, le dieu des vices qu’il proclame et distille dans l’âme des mortels avec un malin plaisir.
Il rit grassement en vidant un verre de vin si un gosse se flanque le cul par terre, et si un vieux débris colle un coup de latte au gosse en le traitant de maladroit, ça le fait encore plus marrer.
Il mange avec les doigts, trempe le poignet de sa chemise dans sa soupe et boit avec son col, mais il reste propre sur lui grâce à des ficelles divines qu’il use et Dieu merci.

Il boit ! Comme un trou ! Pour s’adonner à ce vice, il prend l’apparence des mortels, se glisse au milieu d’eux, incognito dira t-il, mais tout le monde reconnaît ses mauvaises manières et nul n’est dupe.
Il aime coller de grandes claques sur le derrière des femmes et rire bruyamment de son geste brut, un plaisir qu’il ne cache pas, sourire dent blanche à l’appui.
Il ne dort jamais à jeun, mais entouré de cadavres de bouteilles témoins de ses nuits d’ivresse, quelques cartes ça et là, des As, échappés de sa chemise, tricheur dans l’âme, vice et c’est comme ça !

Peut-être est-ce lui, la plus grande erreur que Dieu ait engendré…

Odieu s’en fout !
D’ailleurs, il se fout de tout.
Il prend tout comme ça vient, quand ça vient et prend tout par tous les trous !
Quelle raclure quand même, c’est pas demain qu’on lui mettra la corde au cou.
Et pourtant…

Il l’a vu, un jour, un soir, une après-midi, quelle importance, le temps pour lui n’a pas de sens, aucun intérêt, il s’en fout, mais pas d’elle.
Il l’a vu, et son regard pour une fois, n’a pas chuté directement sur le balconnet, pas même un regard en coin discrètement plongé dans son décolleté.
Il l’a vu, et n’a pas trouvé autre chose à faire que de la regarder, dans les yeux, plus rien ne comptait que ce regard, ses yeux qui le domptaient.
Il lui a offert des fleurs… Il a fait ça ! Odieu a offert des fleurs…
On parle bien d’Odieu ?

Et puis, elle est partie.
Lui, est resté planté là, en plein milieu de la rue, le regard non pas pendu sur le derrière de celle qui s’en allait, mais perdu dans ses pensées, celles d’Odieu si vicelardes d’habitude.
Un sourire idiot sur les lèvres, les yeux qui palpitent.
Mais… on parle d’Odieu la ???

Le soir, ou au petit dej, le temps chez les dieux… vous savez quoi !
Il n’a pas mangé. Il n’a pas bu non plus.
Ah là, On parle pas D’Odieu !
Et pourtant…
Il n’a ni bu ni mangé. Il est resté allongé sur son lit à regarder les étoiles au travers des murs. Oui, au travers des murs, c’est un dieu non ?
Si l’on pouvait lire dans ses pensées, on y aurait trouvé une fleure bleue sûrement, et des nappes blanches, du champagne accompagné de fraises, des chants de nymphes et des petits anges qui volettent tout autour. Pitoyable quand on sait de qui on parle.
Mais… de qui parle t-on !!!

Il n’a pas dormi de la nuit, ou du jour, on s’y perd à force.
Il s’est levé, ou peut-être pas, c’est le foutoir cette histoire !!!
Et il est parti se promener, prendre l’air, s’aérer la cervelle, ventilez les grelots, c’est comme vous voulez.
Si bien, qu’il s’est perdu en chemin. Ça se perd un dieu ? Lui, oui. C’est Odieu quand même.
Et c’est là qu’il l’a vu comme un fait exprès. Curieux cette histoire…
Et pourtant.

Il s’est approché et s’est agenouillé devant elle. Il a pris son mollet blessé entre ses mains et l’a massé délicatement, lentement, attentionné et bien intentionné… Odieu ? Et oui.
Il a chassé la douleur sans lui faire mal, juste en caresses délicates et douces.
Il a relevé le visage presque humble, gêné, malhabile maintenant devant ce regard de femme qui l’a séduit, lui, Odieu.


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Roo ça me gonfle !
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Dim 10 Mai - 17:46

Alwena écouta Leysha, puis la vit partir. Elle ne pouvait s’empêcher de rire à tout cela, Leysha pensait qu’elle avait eu un bouquet de fleurs sans arrière-pensées. Elle se souvint des rumeurs qui circulaient à propos de cet Odieu, un dieu qui se glisse parmi les mortels, qui prend du plaisir avec qui il veut, qu’il se fiche de tout. Elle rigola à plein poumons, tellement cette situation, la faisait rire.

Cependant, l’air décontenancé de Leysha, lui donna un soupir, elle disait qu’elle savait reconnaître les bougres des gentils bonshommes. Elle doutait de cela, car selon elle, les hommes de cette envergure ne pouvaient pas exister et en plus, son amie ne s’était pas gênée de lui balancer tous les types dans ses bras quand elle ne supportait plus leurs belles paroles ou qu’ils avaient brisé ces petites rêveries.

En y repensant, peut être que Leysha savait reconnaître les bougres finalement. Elle se sentit mal mais elle ne pouvait s’empêcher de penser que cet Odieu n’était pas mieux que les autres. C’était un dieu après tout, ces dieux et déesses avaient tout, la perfection dans leur petit monde et pourtant ils se glissent parmi les mortels, leur donnent le vice et voila que c’est ces pauvres mortels qu’on blâme pour cela.

Une fureur monta en elle, ces dieux, elle n’était pas du genre à rejeter toutes ses fautes du passé sur quelqu’un mais parfois, elle n’avait pas mieux à faire donc pour une fois. Elle rejeta donc tous ses malheurs sur ces dieux et plus particulièrement sur Odieu.

Pourquoi ? Peut être tout simplement parce qu’il s’était approché de Leysha, cette naïve qui rêve tellement du grand amour, cette fille qui excuse tout le monde même son pire ennemi. Ce dieu avait du lire dans ses pensées, avait du voir une occasion de profiter d’un être si gentille qu’est Leysha.

Elle se mit à marcher on ne sait où et lorsqu’elle cessa de penser, elle se trouva au bord d’un lac, elle put voir le reflet de son visage dans cette eau claire. Elle se baissa, prit quelque chose et le balança dans l’eau pour laisser place aux vagues qui déformaient son visage. Elle fronça les sourcils, décidément elle se dégoutait de plus en plus.

Elle s’assit donc aux bords de la rivière et tenta de se souvenir à quels moments, elle avait dérapé, à quel moment, elle était devenue si atroce, si injurieuse face aux gens qui l’entouraient. Après tout, elle se trompait peut être à propos de ce dieu mais elle serra les poings, elle avait tellement entendu de choses à son sujet comment pouvait-elle se tromper. Les gens ne changent pas du jour au lendemain, elle serra encore ses poings car cette réflexion se faisait ressentir pour elle.

Elle avait des défauts, et même si elle le savait, elle les rejetait sur toute personne qui se mettait en travers de son chemin et cet Odieu, c’était la personne qui lui barrait le chemin. Quelle égoïste qu’elle faisait, elle ne supportait pas que Leysha trouve de l’attention à l’égard de ce misérable, de perdre de l’influence sur elle. Non décidément, elle ne le supportait pas, et sa haine envers Odieu grandissait de plus belle. Peut être qu’elle se trompait à son sujet mais peu lui importait, après tout ce vice qu’elle possédait, était en partie de la faute de ces dieux.

Elle ferma les yeux, elle se souvint de l’air de Leysha décidément, elle faisait tout de travers mais tant pis, elle n’avait pas d’excuses et ne voulait pas en trouver. Peut être qu’ainsi, elle trouvait la vie plus facile ou peut être pas finalement.

Elle en avait assez, elle avait été distante envers son amie et pour cause, elle ne voulait pas détruire sa joie de vivre à cause de ses petits soucis, à cause des imperfections de sa personne qu’elle découvrait au fil du temps. Elle pensait qu’un bon moment s’était écoulé et que Leysha accepterait de la revoir malgré les atrocités qu’elle avait pu dire. Comme à son habitude, elle s’excuserait, elle se laisserait envouter par le sourire de son amie qui lui fera oublier un temps soit peu, la nature de ce qu’elle était devenue.

Finalement, elle vivait dans une brève illusion que seule Leysha avait réussi à lui donner. Elle se releva donc et partit à la recherche de son amie, prête à accepter son indifférence, sa rancune à son égard. C’était la seule personne, à qui elle acceptait une telle attitude, pourquoi ? Peut être qu’elle enviait cette fille qui avait de beaux rêves, qui avaient de bons jugements, qui trouvaient tout le monde gentil… elle avait du cœur en fait, ce qu’Alwena n’avait surement du pas hériter et pour cause.

Elle chassa de son esprit ses pensées, elle ne voulait pas gâcher la « réconciliation » qui pourrait se faire donc elle s’aventura par ci et par là. Elle en avait assez de marcher à vrai dire, mais ne lâcha pas prise et enfin, elle crut voir une personne au loin. Elle hésita et s’approcha à pas de loup vers le lieu, après tout, elle ne voulait pas se retrouver face à un criminel, un assassin, un voleur, peu importe.

Elle reconnut Leysha, elle allait s’approcher quand elle vit cette personne allait vers son amie. Elle eut le temps, de se trouver une cachette, pour observer de loin ce qui se passait. Qui était cette personne ? Cette apparence, elle s’en rappellerait, bizarrement ses jambes tremblaient mais elle n’y prêta guère attention. Elle était trop énervée de voir ainsi cette personne être si familier avec Leysha, que lui voulait-il ? Qui était-ce ? Elle avait beau chercher dans sa mémoire, peine perdue car elle était déjà centrée sur des choses inexplicables. Elle observait donc la scène, elle vit la gêne de cette personne, pourquoi était-il gêné ? Leysha lui aurait-elle lancé un regard noir ou autre ?

Elle resta dans sa cachette comme une chouette qui attend que sa proie, sort de sa cachette mais elle n’avait pas de proie en vue à moins que cette personne se trouvant auprès de Leysha soit cet Odieu mais, elle se rappelait encore comment était cet Odieu. Certes, elle l’avait croisé brièvement vers ses premiers pas dans ce monde mais comme sa mémoire pouvait lui jouer des tours puis, elle haussa les épaules en pensant que cela n’était pas possible d’oublier. De plus, une telle apparence, on ne pouvait l’oublier du moins c’est ce qu’elle tentait de se convaincre pour ne pas remarquer qu’elle ne prêtait pas plus d’attention à l’égard d’autrui, quel monstre elle était finalement.

Elle chassa une fois de plus ses idées qui ne lui permettait pas plus de savoir qui se trouvait auprès de Leysha.

Observer ! Voila ce qui lui restait à faire, elle espérait que personne n’ait remarqué sa présence mais en même temps, elle était maladroite depuis son réveil donc son espoir s’évada en un instant. Mais, elle n’allait pas pour autant sortir de sa cachette et qui c’est, le spectacle qui allait lui être offert ne l’intéresserait guère plus que cela. Elle attendit donc de voir ce qui se tramait ici même si, on avait remarqué sa présence et qu’on se fichait d’elle, peu lui importait. Elle était déjà tombée bien bas, donc on ne pouvait pas plus l’enfoncer que cela et puis même si cela était le cas, elle ne le reconnaitrait jamais, voila son fichu caractère qui reprenait du dessus.

La curiosité, l’égoïsme, et l’irrespect envers les autres, et même elle-même… voila les caractères qu’elle avait pu déceler depuis quelques temps, un monstre quoi. Sa colère revint envers sa mère, son père, ces dieux et déesses, et elle-même mais bizarrement en voyant cette scène, sa colère se fit ressentir auprès de Leysha. Pourquoi ? Elle n’en savait encore rien, encore un caractère qu’elle allait surement découvrir dans les jours à venir ou peut être pas. C’était peut être pour cela qu’elle observait cette scène, elle espérait peut être voir ce qu’elle pressentait depuis quelques temps, voir l’attitude de Leysha… elle prit une profonde respiration, sourit et sortit de sa cachette pour se trouver face à elle.

Elle n’était pas du genre à rester dans une cachette, non décidément elle aimait l’affront… quitte à perdre la face, et peut être les personnes qu’elle avait pu aimer ou non.
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Lun 11 Mai - 9:04

Un léger bruit la sortit rapidement de sa rêverie, la respiration lente, à l’affût du moindre bruit. Sa première pensée fut de croire que c’était Alwena…L’idée que ce soit une rencontre hostile ne la réjouissait guère.
Et puis soudain, elle le vit, elle ne pouvait détacher son regard sur lui qui s‘avançait vers elle. Paralysée par la crainte, et la douleur.

Les paroles d’Alwena lui revenaient dans son esprit. Silencieuse, elle le vit s’agenouillait près d’elle, et prendre sa cheville. Un léger sursaut au contact de sa main sur la douleur.
Mais dans chacun de ses gestes, gracieux et raffinés, la douleur s’estompait, la chaleur de ses mains rendait ce moment agréable.

L’inquiétude s’était envolée en même temps que la douleur. Elle ne comprenait pas ce qui s’était passé, la magie divine, quelque chose qui la dépassait, elle, encore novice dans la matière. Mais, malgré cela, elle était rassurée, heureuse du hasard qui venait de se découler.
Une rencontre qui venait de lui apporter du réconfort.

A présent, il la regardait, non pas d’un regard comme pensait Alwena, pas celui plein de vices et d’arrières pensées. Elle le sentait. Il était délicat et rassurant.

Le temps semblait suspendu, plus rien n’avait d’importance, hormis lui, elle leva lentement sa main vers lui, juste la poser contre sa joue. Jamais, elle n’aurait fait cela avec un autre, alors pourquoi lui? Hésitante puis gênée par sa maladresse, elle retint son geste, et posa sa main sur son propre cœur. Elle avait l’impression de percevoir à travers l’étoffe, le battement de son cœur, cela la surprit en elle-même. Ne comprenant pas cet étrange sensation qui s’empreignait dans son âme.

Un sourire timide se dessina sur les lèvres.



Merci…je…

Elle reste hésitante, ne sachant pas quoi dire, ni comment réagir. Se rendant compte de sa maladresse, elle secoua lentement la tête et reprit avec un sourire plus confiant.

Quels piètres remerciements…Vous m’offrez des fleurs puis vous me soignez et moi, je n’ai rien à vous offrir en échange.

Elle poussa un léger soupir de déception et reprit ;

En tout cas, je vous remercie du fond du coeur pour votre aide, sans vous, j'étais encore ici pour un bon bout de temps, En courant derrière la créature, je n’ai pas vraiment fait attention au chemin, et cette chute… m’a un peu déboussolée.

Elle Baissa la tête et secoua la tête lentement, un peu honteuse d’avoir parlé de la créature, et de sa course….C’est pas terrible comme raison cela ! Elle se mit à rire avant de reprendre.

C’est un peu stupide comme façon de tomber. Me voila bien honteuse. Je dois me faire pardonner…Messire Odieu, accepteriez vous de m’accompagner jusqu’à Lonedonne? …Enfin je ne voudrais pas abuser de votre précieux temps, mais au moins j’aimerais vous offrir un présent ou vous inviter à diner ...ou un minuscule verre...pour vous remercier, c’est la moindre des choses.

Et puis à son grand regret, cet instant fut troublé par l’arrivée d’Alwena, elle était déçue d’être interrompue ainsi. Elle ne devrait pas pourtant, c’était son amie…Mais cette fois-ci, c’était différent. Enfin, c’Est-ce qu’elle ressentait…
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Dim 17 Mai - 0:02

Quelle étonnante personne, tant de douceur et de délicatesse.
Je reste figé, j’attends cette main, sa main qui s’approche et puis qui s’éloigne, j’aurais pu la saisir et la prendre pour moi, en faire ce que je veux, et l’entraîner vers mes nuits sauvages, mes nuits d’ivresse débridées.
Oui, j’aurais pu, je suis un dieu ! Le dieu des vices ! Tous les vices, les plus vils, les plus bas, les plus obscures que la chienne ma mère le succube a laissé en moi comme un venin sournois et implacable.
J’aurais pu arracher ses vêtements et la renverser sur l’herbe ou la prendre contre cet arbre majestueux, j’aurais volé ses cris, ses râles, ses souffles au bout sous les coups de boutoirs.

Sa main s’éloigne et étoffe son cœur, délicate, fragile, précieuse.
La mienne tremble de vices à bout de doigts, à bout de chair jusqu’à replier et former ce poing qui frappe le sol quand Alwena arrive, cheveux sur la soupe, poussière dans l’œil.
Je ne t’aime pas, toi, Alwena.

J’aurais pu.
Mais si mon regard croise le sien, alors c’est la fin du tourment, la chienne qui a semé son venin se recroqueville et fuit dans les tréfonds de mon être, laissant seule la palpitation merveilleuse d’un iris rempli de vagues sucrées et de houles caressantes.
Leysha…
Son prénom qui balaye la fille de Satan qui saigne dans mes cellules noires, et qui chante, et qui danse, et qui tourne et se retourne et m’emporte dans des valses inventées, bousculant l’acquis d’un cœur de pierre.
Leysha…

Je me retourne sur celle que je n’aime pas, fauteur de trouble, assassine du moment inattendu, suprême.
Je feule… en silence, à peine, pour qu’elle devine ma colère.
Je ne dis rien.
L’envie me brûle la langue
Mon poing s’enfonce dans le sol, brisant la roche
Mais elle ne verra rien, elle n’entendra rien
Pour Leysha.


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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Dim 17 Mai - 17:56

Alwena avançait lentement mais surement vers ces deux chiens qui semblaient ne pas avoir l'esprit paisible, avait-elle cassée une ambiance chaleureuse ? Elle aurait pu se le demander certes mais elle s'en fichait, elle se fichait de ce qui se passait, elle avait entendu Leysha parler mais elle n'avait point tendu l'oreille pour écouter, elle avait vu des gestes visibles et non visibles mais n'y prêta pas plus attention. Elle resta sourde et aveugle à ce qui se passait en face d'elle, elle marchait sans idées précises en tête, sans pensées néfastes.

Son regard se perdit, elle ne pensait plus, elle ne les voyait plus d'ailleurs. Que faisait-elle ici ? Là était la question qui trottait dans son esprit, sa rancoeur, sa haine tout cela venait de se fondre on ne sait où. Elle n'entendait que ses pas silencieux qui se dirigeaient vers ces personnes qui semblaient étranger à ses yeux, à sa mémoire. Pourtant, le visage de cette jeune fille n'était pas si étranger mais elle ne voulait plus réfléchir de peur qu'une fois de plus, sa mauvaise humeur prenne le dessus et détruise ce qu'il y avait autour d'elle. Ce visage, elle aurait voulu lui donner un nom mais elle avait peur de penser, peur de revoir ce cauchemar, peur de sa faiblesse, de sa maladresse et de la cruauté qui se tapissait au fond d'elle.

Cependant, comme par miracle, le nom lui revint sans faire ces efforts.

Leysha, ce nom lui venait à l'esprit... Oui son amie Leysha, celle qu'elle avait blessé à cause de sa mauvaise humeur, à cause de ses préjugés justes ou faussés. Cette même Leysha qui lui semblait une étrangère non pas parce qu'elle se trouvait face à cet autre individu. Non celle-là même qui avait été à ses cotés dès son départ de sa ville natale, celle qui l'avait suivi presque partout, celle qui lui faisait des caprices pour tout rien, la rêveuse Leysha, la romantique Leysha...

Alwena la regardait, et ne voyait qu'une étrangère parmi tant d'autres. Elle voulait secouer la tête pour retirer sa pensée mais en vain, depuis un moment elle s'était éloignée de Leysha. Pourquoi ? Elle n'en savait rien... et elle ne voulait pas le savoir, non c'était vain, Alwena ne cherchait plus à comprendre quoi que ce soit. Elle se ferma à tout même à son amie malgré les efforts que celle-ci faisait pour tenter de lui remonter le moral, de lui faire oublier ses peines, ses peurs...

Elle se planta donc devant ces deux individus, regarda Leysha de bas en haut et ignorant l'autre. Que cela déplaise ou non, elle s'en fichait, elle ne connaissait pas cet autre individu alors elle ne voyait pas l'intérêt de lui poser un regard : encore un préjugé, une action que Leysha n'apprécierait surement pas.

Elle sourit en pensant à cela, puis mit ses mains derrière son dos et partit comme si de rien n'était. Ses pas étaient certes lent et lourd mais elle s'en fichait, l'obscurité voilait ses yeux et peut être son coeur. Puis elle s'arrêta, ne se retourna guère et d'une voix légère.

Leysha pardonne-moi ! Je ne voulais pas te juger ainsi ! Pour ce qui concerne ta surprise j'ai l'impression qu'elle n'a pas fait l'effet que tu aurais voulu mais ne t'en fais pas, je vais réparer cela. Je retourne au Temple, je dois faire des choses, je ne voudrais pas troubler tes rêves une fois de plus, je te dois bien cela !

Tu me raconteras plus tard ce qui t'es arrivée, je vois que tu es en compagnie ! J'ai déjà gaché ta journée je suppose et je pense que mes paroles sont vaines mais je me rachèterais un jour tu verras !


Puis elle reprit son parcours sans se retourner, sans crainte. Elle se disait que Leysha était une grande fille, qu'elle n'avait pas à s'inquiéter, ni à lui dicter sa conduite : ce qu'elle sentait avoir fait depuis un moment.
Non, elle n'avait pas à lui faire passer ses mauvais jours, ni ses préjugés néfastes envers ce qui l'entourait. Ainsi, elle s'encourageait à accepter l'ignorance de son amie, même son indifférence si son comportement avait agi ainsi sur la personne de son amie.

Elle se laissa guider par le vent jusqu'au Temple, évitant de penser que son amie était seule avec on ne sait qui. Non, elle ne chercha pas à penser à cela, elle faisait le vide, elle repensait à ce cauchemar, à ce visage inconnu...
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Mar 19 Mai - 9:40

Pourquoi? Leysha ne comprenait plus Alwena, ses gestes, même ses mots, elle semblait si lointaine, elle la piquante Alwena, elle qui disait toujours ce qu’elle pensait.
L’instant d’avant, elle avait ressenti de la déception quand elle la vit arriver, brisant ce moment si doux et attendrissant qu’elle partageait avec Odieu.
Mais à présent, tant de questions taraudaient son esprit…Alwena avait peut-être déceler cette déception ?

Comme elle était arrivée, Alwena s’éloigna et disparut dans le bois. La jeune femme gardait le silence, ne sachant pas quoi dire. Quelle réaction à adopter face à Alwena? La rattraper et lui demander ce qui n’allait pas? Ou la laisser quelques temps seule?

Le regard fixé sur l’herbe, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable de profiter à des instants magique, tandis que son amie s’enfonçait dans un mutisme.
Des pensées ancrées dans son esprit, qui soudain furent dissipés par un nom…Odieu…il était là, près d’elle, et tout ce qu’elle faisait, c’était de se montrer impolie.

Elle leva lentement son visage vers lui, un sourire timide sur les lèvres, elle ne voulait pas que son humeur et ses incertitudes le mettent mal à l’aise.
Entre ses paumes, elle prit délicatement la main d’Odieu, se rappelant la façon dont il avait frappé le sol.
Tête baissé, elle eut un sourire et murmura d’une voix faible presque pour elle-même

Vous n’avez rien?….J’en suis heureuse…


Soudain, elle plaqua sa main contre sa bouche, étouffant un sanglot, puis dans un mouvement inhabituel, voir indélicat, elle s’effondra en larmes contre lui.
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Sam 23 Mai - 17:31

Elle m’ignore, elle fait comme si je n’existais pas, moi un dieu !
Petite sotte insignifiante, larve infâme des rages de l’enfer, pourriture du ventre de la terre, vomissure des cieux, je t’arracherai les yeux et je sortirai tes tripes pour en faire des lacets, je jonglerai avec les osselets de ton ossature, j’écraserai ton crâne sous ma semelle…

Il ne faut pas écorcher l’orgueil d’un dieu, c’est mauvais pour la santé.

Odieu ravale sa colère et la haine qu’il ne digérera pas, mais il la gardera pour plus tard, une vengeance ça se façonne, ça se modèle pour qu’elle soit radieuse et savoureuse, et Odieu lui fera payer son affront.
Il ravale sa colère pour ne pas blesser cette mortelle qui s’effondre dans ses bras, lui, le dieu sans scrupule et sans manière. La belle et la brute, un tableau qui surprend, qui doit faire sourire et même rire ceux qui le connaissent, ce dieu.
Et elle, qui s’inquiétait, il y a un instant, de savoir s’il allait bien. Sa voix si douce, ses gestes si délicats, et maintenant son corps qui se dévoile si fragile entre ses bras, contre son torse de pierres et de cendres, cette peau rouge sang, ces muscles puissants et au fond si laids.

Il ne sait pas quoi faire, il reçoit cette mortelle et, il ne sait pas quoi faire.
Il ne connaît pas les mots pour lui parler, ces mots qui rassurent et qui consolent, il ne les connaît pas. Il ne connaît que la brutalité, la futilité, la luxure, mais ces mots… non, il ne les connaît pas.
Et puis, elle le trouble. Elle est tout ce qu’il ignore, tout ce qu’il n’a jamais rencontré. Lui, il prend, il ne donne pas. Il couche sur l’herbe un corps qu’il a attisé, auquel il a fait naître le désir, et il prend comme un chien prend la chienne.
Mais devant elle, le chien n’a plus de voix, ses aboiements n’ont plus d’écho ; il ressemble à un enfant qui a peur de briser son jouet. Alors… il n’ose serrer les bras, ses mains restent suspendues sans la toucher, la peur de la casser au bout des doigts.

Elle est si belle, si douce… Il recule, la repousse, marche à reculons, sur les pieds, les mains, dos au sol, il recule comme un loup apeuré. il a peur, le dieu des vices, parce que… pour la première fois, son cœur lui parle, et lui raconte des histoires qu’il ne connaît pas.


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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Mar 26 Mai - 18:09

Tout se passa si vite, l’instant d’avant, elle pleurait contre cet être qui la rassurait…Pourquoi? Elle ne savait pas, mais au fond de son âme, elle percevait cet étrange sentiment apaisant qui la berce et lui fait oublier les tourments de la vie.
Et puis soudain, tout bascule, des mains qui la repousse et ce regard apeuré. Elle ne comprend pas, reste sans voix, Elle étouffe un sanglot, et pose un regard plein de tristesse et d’incompréhension.
Les vils pensées surgissent dans son esprit, la tiraille et lui montre comment elle était… Abattue, dans une posture indélicate face à ce dieu. La conscience qui revient et la titille sur son attitude déplaisante…Après tout, face à un Dieu, on fait une offrande, à la limite une prière, mais on ne tient pas ce genre de comportement

Honteuse de ses manières, et de s’être dévoilée ainsi, elle n’a hâte que d’une seule chose, s’éloigner, et oublier. Elle se lève difficilement, vacillante, manquant de perdre de nouveau l’équilibre, et adresse malgré tout un sourire inquiet, s’inclinant modestement dans cette dignité qu’elle laisse paraître difficilement. Prenant une légère inspiration pour reprendre son calme.

…Je suis navrée…de mon …de ma façon de m’être comportée…

Ses mots sont tremblants et maladroit. Un brin humiliant,mais elle ne peut rien y faire, perdant la façade qu’elle tentait, en vain, de se forger. Son cœur assaillit par la douleur faisait ses siennes, tel un coup de poignard. Bafouillant quelques excuses, Elle recule de quelques pas en arrière, le regard fixé obstinément sur le sol, n’osant croiser le sien,ses poings fermés, les ongles plantés dans la paume de sa main. Elle voulait oublier cette douleur au fond d’elle-même au détriment de la douleur physique.

Alwena…. Si elle avait été là, elle aurait vu cela tellement cocasse, comment elle, la simple mortelle avait eu l’indécence de se montrer si lamentable face à un dieu…
Non, elle devait encore garder intact encore quelques secondes ce mur qui s’ébranlait, le temps de s’éloigner comme Alwena, auparavant.

Elle devait, doit, s’éloigner, mais elle n’y arrive pas, la confusion dans son esprit troublé.
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Ven 29 Mai - 18:14

Il se sent comme un ours, un taureau maladroit qui s’est vautré par terre. Il ne sait que faire de ses bras, ses mains moites, et son regard qu’il perd n’importe où, parfois dans les arbres, parfois il se retourne et cherche Alwena, ce serait une bien belle excuse Alwena… Il pourrait passer son désarrois sur elle, en quelques humiliations parfaitement vexantes. Ça ne suffirait pas, ça n’expliquerait pas ce qu’il ressent mais c’est pire encore lorsqu’elle s’en va, fait mine de s’en aller… quelque chose la retient, lui sans doute, mais pourquoi, pourquoi lui, pourquoi cette brute grossière pourrait intéresser… elle… Leysha…

Reste…

Au moment, où il prononce ce mot, il sait que plus rien ne sera comme avant, ces autres jours d’insouciances.
Il se relève pour la rejoindre, comme un enfant désobéissant avec la démarche qui boite.

Devant elle, il a un peu honte, il baisse le regard.
Son corps, celui d’un dieu, et ces muscles, soudain ils lui font hontes, et cette peau rouge ! Il voudrait être de ces mortels, mais il ne peut oublier son apparence, il le sait. Il pourrait changer et ressembler à un humain, mais ce serait mentir… Il n’a pas envie de mentir, ce jeu là se joue au passé.
Il reste sans parler, rien ne vient, les mots s’étouffent.
Alors.. alors, du bout des doigts, il cherche les siens, ceux de Leysha qu’il effleure, timide, maladroit, empoté, la brute a du mal avec la douceur, il ne connaît pas ces choses nouvelles, si soudaines, si… Enfin, il enserre la main de Leysha dans la sienne, les doigts mêlés, emmêlés, mélangés, soudés les uns aux autres. Les paumes qui s’épousent et se tiennent, se retiennent, c’est ce qu’il s’imagine la grande brute.
Cette chaleur qui saisie son cœur et sa cervelle mal fichue…
Il n’a pas assez d’imagination pour faire naître ces émotions.
Il ouvre les yeux ou plutôt, il accepte de relever le visage. Maintenant, elle peut voir ses yeux qui ne parlent plus avec des grossièretés. En cherchant bien, elle y trouvera peut-être autre chose que la bête qui lui prend la main.



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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Dim 31 Mai - 15:16

l'entend-t-il? entend t il ce coeur qui bat depuis qu'il a prononcé ce mot? Ressent-il cette chaleur, qui se distille dans son corps de mortelle, depuis que sa main a pris la sienne? Vois-t-il ces yeux qui ne perçoivent pas une brute, un dieu immonde, mais l'objet des rêves et des tristesses de la jeune femme... Oui tout cela... Es ce qu'il le sait.?
C'est un dieu, à travers de fables, de récits, de rumeurs, d'offices, tout le monde pensent qu'ils sont omniscients et omnipotents... Mais es ce vraiment la cas? surtout là? maintenant?

Elle hésitait, cette question, toutes ses pensées qui torturaient son esprit. Elle n'osait faire un geste, ni dire un mot, de peur de briser ce moment, de perdre cette main qui la tient délicatement, avec tendresse, ce lien si fragile.

Ses yeux sont plongés dans les siens, elle ne voit pas son apparence qui impose la crainte. Non, pas avec ce regard, elle voit, pressent, cet autre Odieu. Celui qui l'attire et lui fait perdre sa raison, celui qui la trouble et embrase cette passion qui brûle en elle... Celui, qu'Alwena et tous les autres ne voient pas.... Après tout, elle une simple mortelle, que pouvait elle savoir sur un dieu? Elle aurait été vu comme une hérétique, une folle.... oui... folle.. de cet amour qui naissait... Ce sentiment qui la désarme et la rend si vulnérable face à lui…Peu importe.

Elle voudrait dire quelque chose, briser ce silence. Mais l'inquiétude de rendre ce moment éphémère par un mauvais geste, une mauvaise parole, la bloque, et ce poids dans son estomac qui l’insupporte. Et pourtant…
Lentement , sans geste brusque, la jeune femme leva sa main vers lui pour la poser sur sa joue.. Non, cette fois ci, elle ne l’éloignera pas. Ce contact la conforte.

Des mots veulent sortir de ses lèvres, mais elle n’y arrive pas…tout devient si confus dans son esprit.
Mais malgré tout, ce moment, oui…Pour rien au monde, elle ne voudrait être ailleurs. Cette pensée la fait sourire. ..Elle voudrait lui demander, oser mais, ce tract qui empoigne son cœur, ne l’aidait guère.
Elle baissa la tête, avant de la relever promptement, comme prise d’un courage à la limite de l’affront.

-"Messire Odieu…je…Embrassez-moi…"

Une petite phrase laconique mais révélatrice de ce qu’elle brûlait de demander. Des mots prononcés telle une fillette capricieuse. Surprise de son effronterie, elle eut un sourire gêné, rougissant de sa requête indélicate…Bon, un baiser, ça peut être une offrande…Une façon de se rassurer en quelque sorte…Mais, malgré tout, le poids qu’elle supportait depuis quelques temps, semblait moins pesant… Au pire, un refus vaut mieux que de laisser dans l’ignorance et des regrets…Enfin….C’est-ce qu’elle pensait…
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Dim 7 Juin - 11:30

Etre un dieu…
C’est ennuyeux.
Tout avoir, tout pouvoir, c’est lassant, grisant, ça n’a pas de sens.
Pourtant, le monde des dieux est vaste et complexe, sans limite et au delà de l’imagination. Ils pourraient avec un peu d’imagination, passer d’un monde à l’autre et se promener sur les fils conducteurs, glisser dans les rouages des mécaniques huilées pour y mêler un grain de sable, ajouter leur grain de sel pour faire divaguer la machine qui va bien, trop bien pour les dieux qui s’ennuient.
Odieu n’a pas d’imagination. Ou bien il préfère changer son apparence et se mêler aux mortels. Ils aiment faire rimer vice et passe-temps. Les mortels sont beaux joueurs, ils aiment le vice même s’ils n’osent pas se le raconter, petite pudeur ordinaire semble t’il. Coincé du cul dira Odieu.
Lui, sait très bien que les mortels l’ont en eux, il s’y applique à leur instiller, distillant ses vices en chacun d’eux, peu à peu, lentement avec toute l’habileté que le vice requière, Odieu sème à tout va, mais avec talent.
Mais là…

Raide fou d’elle.
Leysha.
Elle est tout ce qu’il n’est pas, douceur et tendresse, quand lui bouscule et frappe sur la table en gueulant « Un autre ! Taulier ! Et que ça saute ! Ou je crame ton putain de comptoir ! »
Ses mains sont fines et bien faites, parfaites pour une caresse, délicates et soignées, quand les siennes, celles d’Odieu dieu des vices, sont râpeuses et calleuses, rudes et si peu délicates, parfois maladroites, souvent brutales et mal placées, sur le derrière d’une mortelle aux hanches si bien bâties… « roulée comme un camion » dira t-il.
Odieu n’est qu’un crétin pour la plupart, et il s’en fout !

Ces deux là n’ont rien en commun, tous les opposent, et pourtant une donnée que Dieu lui-même oublie et ignore même, s’est glissée dans le coeur de ces deux êtres qui se tiennent par la main, qui se tiennent par les yeux dira un certain. Une donnée parenthèse dans l’existence qu’un dieu ne peut connaître, trop occupé à soigner son nombril si encombrant.
Mais là…

Odieu enveloppe Leysha dans ses bras puissants, trop forts pour une mortelle frêle et fragile, mais pour la première fois, il ne l’écrase pas ne l’étouffe pas non plus, mais l’enserre juste ce qu’il faut pour la rassurer. Quand il prend ses lèvres pour lui donner ce baisé qu’elle lui réclame, il n’enfourne pas sa langue vicieuse dans sa bouche pour se goinfrer comme un porc. Non, il offre un baisé que nulle autre mortelle ne connaîtra de lui, tendre et délicat, passionné et juste en fougue, d’abord d’un contact précieux lèvres à lèvres, une sensation unique et riche, prélude au bord des lèvres, sonate au clair de lune, une brume polie qui ne déflore pas, mais qui invite sans s’inviter.
Et puis, du silence pudique de ce touché parfait émerge le droit merveilleux d’aller au-delà, plus loin et sans laisser derrière la première émotion tendre et sensuelle, charnelle au bout des lèvres. Les langues timides mais impatientes se touchent et se rejoignent enfin, se taquinent et s’émerveillent ensembles, à deux, mélange des sens dans l’extase d’un baisé inspiré d’un amour.

Odieu ouvre les yeux alors qu’avant elle, il n’aurait même pas penser à les fermer, il aurait reluquer une autre, il aurait mater ses hanches, sa chute de rein, décryptant toutes les promesses qu’il guettait du regard en embrassant une mortelle avant la suivante et puis une autre encore et ainsi de suite.
Pas cette fois.
Il reste suspendu devant ces lèvres, devant ce visage qu’il ne pourra plus quitter, devant les joues rosies de Leysha.

Le temps de ce baisé, l’apparence d’Odieu a changé… Il ne reste de son apparence de dieu que ce tatouage dessiné sur l'épaule.




Princesse, faut qu'on te trouve des fringues !

Il la soulève, la serre dans ses bras et l’emporte au travers des bois, des champs, des marais, peu importe, il l’emporte vers Lonedonne avec la discrétion qu’on lui connaît… mais on ne change pas un dieu si facilement…



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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Ven 12 Juin - 18:23

Qui ne connait pas les contes de fées? Des récits enjolivés et bourrés de magie, d'aventures, ou la fin est éternellement la même... Le bonheur comme récompense.
Oui, d’un baiser sans arrières pensées, ni fourberie, tout dans la délicatesse et savoureux du moment, tout change et se transforme, la banalité devient idyllique, le vilenie s’efface pour laisser place à la tendresse..…

cela pourrait laisser croire que tout est simple dans le meilleur des monde., à condition d‘y mettre du sien, et ne pas choisir les chemins ténébreux et pourtant si aisé à explorer.. Mais, dans cette histoire, rien ne serait simple... Malgré tout, Elle le savait. Elle venait de dévoiler son cœur, mais…Il n'en reste pas moins le Dieu des vices aux innombrables adoratrices fanatiques...Bon y a peut être aussi des adorateurs...Enfin bref ! ce n'est pas n'importe qui...

Mais...Pour cet instant, ce moment, tout cela n'avait pas d'importance...car...

Dans ce baiser délicat et suave, elle avait ressenti son coeur battre la chamade, et ce poids qui l'insupportait se dissiper.

Quand elle ouvrit de nouveau ses yeux, elle eut un sourire radieux en voyant ce dieu à la nouvelle apparence…
D’ailleurs, ça lui a fait penser à un conte de fée…Mais elle ne se souvenait plus du titre.. Mais peu importe…même en changeant, elle avait l’impression, non, elle ressentait encore et toujours celui qui la troublait, simplement en plongeant son regard dans le sien…Après tout, les yeux ne sont il pas le miroir de l’âme?.

Dans ces bras, ses doutes et ses peurs n'étaient plus que des murmures qui s'étouffaient dans son esprit. Rien ne l'intéressait dans ce bas monde, hormis lui.

Ses bras autour de son cou, elle ne faisait guère attention à ce qui l’entourait…Enfin, jusqu’à une petite phrase vint la rendre songeuse.

Son regard se posa machinalement sur son habit, certes peu à la mode Munuroenne : c’est-à-dire échancrée de partout et tout le tralala…Mais en quoi cela était un soucis. Elle n’était pas habillée comme une nonne non plus… elle pourrait qualifier sa robe de banaler…Pas de provocation, ni stricte.. Normale ! Mince ! Bon peut être que c’est la couleur qui ne va pas? Ou…la honte? Bah non? Jusqu’à maintenant personne n’avait rien dit sur sa tenue…donc elle ne doit pas être si démodée que cela…

A la vue de la triste cité grise, la jeune femme voulait des éclaircissements sur ce sujet, certes banal, mais, il y avait autre qui la gênait… Namého ! Comment voulait il la voir??? Qu’es ce qu’il entendait par « il faut qu’on te trouve des fringues »….Un vêtement aux sous entendus provocateurs?…Une façon de voir l’obscénité prendre le pas sur la séduction…Ah moins qu’elle divague et imagine des choses...(Ca aussi, ca ne l'étonnerait pas ! )…Et puis zut ! Peu importe la raison….Ca ne serait pas elle…Non.


Non…

D’une voix fluette, elle laissa échapper ce mot qui résonnait dans son esprit. Elle laissa un silence avant de reprendre.

En quoi dois-je changer mes vêtements? je suis Leysha, pas une poupée..
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Lun 22 Juin - 19:58

Non ? On change pas les fringues alors ? Même pas un petit cuir ? Un latex à fermeture éclaire ?

Odieu lâche sa conquête, la superbe Leysha qui lui a piqué son cœur.
Faut pas contredire un dieu, il pourrait faire vomir le ciel.
Sauf que lui, il est amoureux ! Et ce que femme veut… Sur ce coup, je suis pas certain que l’expression résistera.

Allez choupette !! Juste un latex !! Et je t’offre un collier avec un tas de pierres de toutes les couleurs, de toutes les tailles, assortis avec le latex !

Odieu reste accroché à ses pensées… Leysha en latex…
Il sourit bêtement.
Il la reprend dans ses bras, direction Lonedonne.

En latex…


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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Mer 24 Juin - 7:43

Latex....Pire… c’est pire de ce qu’elle avait imaginé… Cuir ou latex... Le cuir, c'est une jolie matière sur les chaussures par exemple,...Mais peu importe, ce n'est pas ça qu'il veut...

Se perdant dans ses pensées…elle tentait de s’imaginer dans ces tenues un peu osées, et très suggestives. Rien de bien réjouissant, le reflet de obscénité, le pilier de la décadence…l’incarnation de la vanité. La courtisane par excellence.



Et lui, qui insiste, et veut lui offrir ce collier assorti, tel, un enfant ravi de sa trouvaille, et qui se plait à en faire ce qu’il veut. Un jouet n’a pas d’avis…il est là pour assouvir les envies de son propriétaire…Mais, elle n’avait rien d’un jouet…Elle avait des envies et des craintes, des doutes et des avis…Ces mots qui lui brûlaient les lèvres, elle se devait de les laisser sortir…


Elle eut un petit pincement au cœur, mais, elle ne pouvait pas laisser cela. Ne rien dire, alors que ça ne lui plaisait pas, laissons donc ce genre de tenue à celle qui aime cela, à l’insolente qui aborde tous ses artifices, pour être celle qu’on admire par tous les temps.

Voulant éviter de se retrouver encore une fois à terre, elle anticipa et leva son regard vers lui, qui semblait perdu dans ses pensées.



Déposes moi à terre s’il te plait…

Elle croisa les bras, accentuant son refus d’un mouvement de tête.

Non, pas de cuir, pas de latex, pas de bijoux grotesques. Rien. Je ne suis pas d’accord. Pourquoi veux tu que je change mes vêtements, non…C’est…c’est mesquin.

Elle fronça les sourcils, et continua

Je ne comprends pas, tu te rends compte de ce que tu dis…Tu me demandes de changer mon apparence, tu me prends pour quoi exactement? La dernière des…

Hésitation rapide entre deux mots…Idiote? Non c’est pire, on dirait qu’il voudrait la voir comme une dévergondée...comme une…

Catins…
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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Lun 29 Juin - 0:00

Odieu est un rustre, qui en doutait encore ?
Mais un rustre amoureux.. ça donne pas une nouille quand même ?
Quel étrange personnage que celui là, Odieu... détesté par les uns et.. détesté par les autres.

Faudrait peut-être entretenir l’image hein ! Tu sais mec, faire des miracles, bâtir une église avec ton effigie placardée au dessus d’un grand autel, avec plein de bancs et des bénitiers. Non Odieu ! Pas remplis de vin !!! Pas non plus pour se laver les mains ! Bougre d’imbécile !
Et puis, pourquoi ne pas enfermer des femmes dans des couvents ? C’est bien les couvents ! Ça entretient la foi, et les petites nonnes prieront et chanteront ta gloire ! Pardon ?
Non Odieu, tu n’iras pas ! Qui a parlé de harem ???? Je parle de ton image, de marketing bordel !
Et pourquoi n’inventes-tu pas un culte avec des serviteurs, des curés !! Quoi ? Tu préfères que ce soit des nanas qui rependent ta bonne parole ? Mais… Ah, tu préfères les nanas en robe plutôt que les mecs… putain, on n’y arrivera pas.


Odieu baisse le regard devant Leysha…

D’accord, pas le latex…

Et puis, l’air embarrassé, il parle mais personne ne comprend rien à ce qu’il dit, il bafouille, baragouine et s’emmêle les pinceaux.

Je… tu…

… m’épouser…





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MessageSujet: Re: Comme quoi il ne faut pas grand chose... [RP Réservé]   Mar 30 Juin - 7:50

Non, pas plus pour le cuir, je t’ai dit que….Hein????

…Epouser… ce mot raisonnait encore dans son esprit. L’instant d’avant, elle était presque outrée de l’entendre insister sur cette tenue affriolant, s’attendant à une réaction viendrant contrer sa plaidoirie.

Mais…ce ne fut point le cas, bien au contraire, il n‘insista point , mais surtout cette timidité qui s’éveille en lui, et ce mot
. ..Un simple mot qui en apparence pourrait être désuet de sens, surtout pour ce dieu connu pour ses mille et une conquêtes d’un soir….épouser?…

Oui depuis ce mot, la jeune femme sentait en elle, cette chaleur qui se distillait agréablement dans son corps, rendant presque douloureux son cœur battant la chamade. Des mots, oui, elle voulait dire des choses.


Odieu, odieu, dieu du vice,
Odieu, mon dieu.
Je



Mais c’est une femme, et c’est bien connu. Pour un oui et un non, elles versent des larmes. Pour un dernier livre à l‘eau de rose, une robe achetée, dont on se rend compte bien plus tard qu’elle a un défaut, en coupant des oignons…Ah non, peut être pas le dernier.

Cette demande au bord de cette route, menant à la triste cité, certes cela n’était guère glamour, d’ailleurs comme toutes les autres femmes, elle imaginait cette demande dans un cadre de vie plus propice, mais pourtant le décor était tellement dérisoire à ses yeux quand vient l’instant . Que le lieu aurait été cette route aux pavés gris foulaient par des badauds, une plage au sable chaud au ciel embrasait par un coucher de soleil, un château aux pierres aussi blanches que la neige. cela aurait été de même.

Ce cœur qui bat la chamade, ses jambes qui peinait à la tenir, ses mains moites. Et ses larmes qui se jouait d’elle, retardant sa réponse à coups de sanglots. Elle plaqua une de ses mains contre son propre cœur, cherchant à reprendre son contrôle, mais peine perdu.


C’est à ce moment là que surgit dans son esprit, cette petite voix nommée conscience …Attendre…Tout allait si vite ! …L’esprit torturé par des pensées contradictoires…mais pourquoi attendre, quand on est sûr de ses choix. Ce vieil adage qui surgit l’instant d’après ; le cœur à ses raisons, que la raison ne peut expliquer…

Secouant timidement sa tête, les lèvres légèrement entrouvertes, mais aucuns sons ne sortaient.


Mais cette petite voix qui continuait à la titiller, sa maudite conscience qui s‘engouffre et vide ses mauvaises pensées dans son esprit…alors qu’elle ne voulait que savourer ce délicat moment…Moment…. Elle était mortelle, un simple instant dans la vie de cet immortel. Avait il réellement conscience de ce qu’il disait?.. Se lier à elle, alors que d’autres donzelles étaient connues pour leurs grandes beautés, d’autres pour être frivoles. Ces deux mondes qui les séparaient, s’abaisser à épouser une mortelle…Un vilain tour? Non…Son regard, tout son corps parlait de lui-même…Elle ne ressentait point de sentiments versatiles, mesquin, juste de la sincérité.



Oui…enfin…Non.



Elle inspira légèrement pour reprendre son calme, d’un sourire et d’une voix ourlée de tendresse elle reprit, étouffant ses sanglots.


Pas….pas …le …latex….Mais…oui….je … le veux….



Alors,ses mains cherchèrent les siennes, . Elle baissa la tête, et ferma les yeux, un voile de tristesse s’abattant sur ses traits. Elle cherchait le courage au fond de son être de continuer… de dire ces mots désagréables qui la torturait tel un venin sournois, âpre et brûlant

…Mais…

...Mais...Le vilain mot qui vient s'abattre tel un couperet sur ses propos précédents...Ses mains tremblèrent, ses phrases se firent laconiques, difficile pour elle, de tenir un propos concret, quand à chaque battement de son cœur, elle avait cette impression de le sentir transpercer par une lame.

Je suis….. zumaine….Toi,… un dieu……….pas…le …même… rang….je…


Elle secoua la tête, n’arrivant pas à continuer dans ses propos nébuleux…Restant prisonnière dans ses pensées, il était un dieu, il sait et voit ce que les mortels ne décèlent… A-t-il compris ce qu’elle voulait dire? Ce qu’elle désirait et en même temps l’affligeait. Les doutes et les craintes qui accompagnait ce rêve.

Elle, pâle mortelle dans un monde inconnu et vaste, et lui ce dieu, aux pouvoirs puissants et inimaginables. Le voulait il réellement? S‘abaisser à l‘épouser…elle, sans rien, ni pouvoirs particuliers…

Et cette autre pensée qui vient encore la troublait, celui de son cœur…Idiote ! Pourquoi tu n’as pas juste dit …oui…Mot rapide, net et précis…Pourquoi aller au délà?… Certes, la réponse était simple pour elle, pourquoi réfléchir? Mais…ne penser qu’à elle, sans se soucier des conséquences, de lui, n’es donc point de l’égoïsme?

Telle une partie de poker, on leurre ou on montre. Là, la récompense était trop précieuse, l’amour entre deux êtres, promesse d’une union par un lien sacré et immuable…Le jeu vaut il réellement ce risque, de tout perdre?


Ses mains ne lâchaient pas les siennes, les serrant plus fort, la crainte de perdre ce lien qui lui semblait tout à coup si fragile et pourtant si précieux….
Relevant lentement son visage pour plonger son regard dans le sien. Elle inspira légèrement, une dernière fois, elle allait dire quelque chose… sans partir dans un déluge de larmes, tâche ardue quand il s’agit d’elle.

Alors, dans un élan de sentiments, elle se jeta à son cou, ses bras noués derrière sa nuque, sa tête contre son épaule. Frissonnant légèrement…De froid? le mélange de sentiments qui empoignait son être? Peut être les deux



Odieu…Toi, mon dieu, mon aimé… je ne veux point t’affliger les regrets, l’amertume . Ce choix, je le sais, au fond de mon cœur, mais…rassures moi, et dis moi que je n’ai rien à craindre…Juste des délires d’une demoiselle …Oui…juste des délires…

Toute une phrase, sans coupures, c’était un exploit !.
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