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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 L'air du temps

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MessageSujet: L'air du temps   Dim 14 Juin - 0:19

J’erre un peu, ça et là pourquoi pas, je sais faire que ça, prendre le temps et l’air du temps, m’asseoir là où il faut pour prétendre mesurer son ampleur, au temps. Je ne sais pas où celui là me porte, quelle importance, j’ai tout mon temps alors je le prends.

J’ai quitté la cour encore, et je courre encore. Je suis ainsi, libre et sans loi, je vais quand ça me prend et ça me prend souvent, alors je prends mes clics et je claque la porte des rues sales et puantes pour aller respirer l’air d’ailleurs et voir s’il est meilleur.
Je prends le temps de voir et d’observer, de voir ce que les gens font, comment ils vivent et si leur soupe est bonne, si leur bourse est pleine, si leur chat est celui des gouttières ou des banquettes en cuir.

Je me faufile la nuit, par les toits et les terrasses, je grimpe et saute de l’un à l’autre, de l’une à l’autre, au gré d’une envie, d’un parfum qui m’attire ou au contraire me fait fuir.
Et puis, je m’arrête et j’observe encore les gens qui vivent la nuit, ceux qui ont cet air louche des sorties d’auberges, un couteau qu’on devine par la bosse sous la cape, un œil qui traîne un peu partout et souvent derrière. Je les vois d’en haut, perché toujours comme l’oiseau de nuit qui guette une proie, ou qui attend le jour pour se fondre à nouveau dans le lit des communs, ces gens ordinaires qui vont et qui viennent dès que le manége du levé à repris sa course en rond. Et qui vont et qui viennent inlassablement, de besognes en corvées, tout ce qui m’ennuie et que je préfère voir de loin.

Je suis un voleur, je mime un mendiant pour faire croire que, et je vole celui qui y croit.
C’est une vie bien étrange au fond que de vivre des deniers des autres, pas de leurs dons, ils n’en font pas, pas ces gens adipeux et suants qui vous transpirent leur richesse insolente sous le nez. J’aime pas cette odeur qui dégouline dans le creux des narines, alors je soulage un peu leur richesse en espérant que l’odeur s’allégera aussi.

J’ai sommeil. Déjà.
Je vais poser mes valises sous les yeux sur le coin de ce toit, et demain il fera jour, et demain peut-être un regard se posera sur mon visage endormi, qui sait, la vie est pleine de surprise et il y a tant de nouvelles têtes depuis quelques temps.

Arlequin

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MessageSujet: Re: L'air du temps   Dim 14 Juin - 13:35

Il est une heure durant le temps que prend un tour complet de la petite aiguille d'une pendule, une heure très spéciale car, pour chaque personne, elle a une signification différente.
Il y a ceux qui parlent d'elle en tant que nuit noire, rideaux aux plis lourds de sommeil tirés sur une ville dont ils pensent les toits et les clochers silencieux et assoupis.
Il y a ceux qui pensent que c'est à cette heure-là que la véritable vie s'éveille, que les gens se montrent tels qu'ils sont, sortant de leur tanière et de leur vêtement de jour, fêtant la nuit comme en plein jour, attribuant aux heures sombres la lumière d'une journée dont ils ne profitent pas.
Il y a ceux qui l'appellent "heure du crime", qui sont effrayés car pour eux, elle est synonyme de danger et de coupe-gorge, de vices tapis à chaque recoin de ruelles, ceux qui pensent qu'à cet instant, la mort est partout, plus décuplée qu'à n'importe quel autre moment, prenant l'apparence d'une chimère obscure aux traces invisibles.
Il y a ceux qui préfèrent penser qu'elle est source de poésie et de sérénité, les esprits tête-en-l'air, les rêveurs, assis à leur balcon donnant sur la ville ou les collines, ceux qui écrivent des vers à la plume d'oie en contemplant les étoiles et qui se disent à cet instant que la vie est belle pour peu qu'on regarde ce qu'il y a sous la carapace poussiéreuse.
Il y a ceux qui vivent et ont toujours vécu à cette heure-ci, dormant lorsque le soleil se lève et s'éveillant aux premières lueurs argentées des étoiles,e t qui ne se posent pas plus de questions.
Et puis il y a ceux qui ne pensent pas.

Moi, je fais partie de ceux qui pensaient qu'ils ignoraient dans quelle catégorie se placer. Oui, j'étais éveillée. J'aurais été même incapable de m'endormir cette nuit-là. Il faisait chaud, il faisait lourd, et le contact même de mes draps me répugnait. La vue n'était pas spécialement belle par ma fenêtre de chambre d'hôtel, alors j'ai voulu voir si elle était mieux si on s'élevait sur les toits.
Ce n'est pas souvent que je me promène en sylpheline songeuse sur les toits d'une ville endormie ou éveillée selon certains. Mais une simple envie, une brise un peu trop tiède ou l'aboiement d'un chien m'avait poussé à faire ce que je ne fais jamais d'ordinaire. J'avais donc quitté ma chambre, je l'avais laissée à la merci de la nuit, fenêtre grande ouverte, et j'étais sortie sur le toit, deux coups d'aile et mes pieds nus étaient sur les tuiles.

Je n'étais pas totalement rassurée et avait emporté une de mes dagues sous le gros tee-shirt ample qui me servait de pyjama cette-nuit. Je priai pour ne croiser personne dans cette tenue et cette gêne gâchait presque mon envie première de voir si la vue était plus belle vu des toits, mais je n'aurais pas supporté rester dans ma chambre. C'était ça ou devenir chèvre à me retourner sans cesse sous mes draps qui seraient devenus moites de transpiration. Du coup, je ne savais toujours pas dans quelle catégorie me situer, et cela ma poussait à continuer ma marche.

Les tuiles me faisaient mal aux pieds. Je perçu un léger bruit sur ma gauche, vers une avancée de toit qui se dressait comme un petit monticule de tuiles et de moellon au-dessus du toit, sans doute destiné à abriter des tuyaux ou autre infrastructure.

Deux pas plus loin, lorsque je distinguai une silhouette masculine endormie, je choisis de tourner les talons prudemment. Je n'avais vraiment aucune envie qu'on me découvre dans cette tenue. Et puis, je ne sais pas, j'avais l'impression d'être une indésirable, une visiteuse inopportune qui n'avait rien à faire là. Gênée comme si j'avais franchi les barrières d'une propriété privée, je me retournai.


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Youtcha
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MessageSujet: Re: L'air du temps   Lun 15 Juin - 0:18

J’ai fait un rêve étrange, un rêve qui parlait de gangs et de guerre, de combats dans les rues et du feu dans les baraques, des couteaux, des jets de pierre, du sang et des cendres. J’ai vu ces hordes se ruer et s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une poignée pour relever les autres.
Mais ça n’était qu’un rêve de plus.

Je crois que j’ai une visite, une plume sur la tuile tiède. Je l’ai regardé s’éloigner, elle et son tee-shirt trop grand, ses pieds nus sur la tuile et sa dague qui déformait le tissu.
Je partage pas mon coin de toit. C’est ce qu’elle a du s’imaginer.

Le rêve enfui, je reste penché sur mes pensées.
La nuit tous les chats sont gris, c’est idiot. Faut avoir les yeux bien sales pour ne pas voir la différence entre un chat et un autre chat. Ou bien l’inverse. C’est le genre de pensée un peu stupide qu’on a lorsque le sommeil pique les yeux et embrume la cervelle. Des pensées floues et irréelles, du conte de Lewis Carol à minuit ou à deux heures du matin.

Petit, je rêvais d’être un héros, pas vous ? Si bien sur, tout le monde a fait ce rêve d’être le héros d’une princesse aux yeux d’azur. Mais est-ce que les fillettes en robe bonbon et enrubannée rêvent d’être cette princesse ? C’est pas si important, les héros c’est tous des grandes gueules qui la ramènent plus fort que les autres grandes gueules. Ou alors c’est des gens qu’on connaît pas. L’héroïsme, ça tient à pas grand-chose, au hasard peut-être.
A cette heure de la nuit, c’est Alice qui balance mes pensées accrochée au bras du lapin qui tient lui, une horloge sous le bras. C’est curieux les rêves, encore plus l’avant rêve, le moment ou le sommeil est là, sur la pointe des pieds sans que le marchand de sable ne soit passé.

Tout ceci n’a ni queue ni tête.
Bonsoir Morphée.


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Arlequin

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MessageSujet: Re: L'air du temps   Lun 15 Juin - 11:08

Amertume.

Tristesse, mêlée à du ressentiment.
Rancune.

Je sais je sais, j'ai pas encore appris à tomber, mais faut bien que j'y monte, sur les toits, pour espérer te voir. Promis, je ferais plus attention que la dernière fois.
Tu dors encore. Tu dors beaucoup. Et moi je dors si peu. Dis Arlequin, tu veux pas dormir un peu moins, pour me laisser dormir un peu plus ?
Tu sais Arlequin, depuis que tu dors, moi, ça va pas très bien. J'osais pas le dire, tu devais avoir suffisamment de soucis. Tu dois encore en avoir à l'instant où je te parle, toi perdu dans les bras de Morphée, et moi perdue mais dans les bras de personne. Oui tu dois sûrement en avoir encore, mais on m'a dit que c'était peut-être mieux que je parle, que je te parle.
Tu me pardonnes dis Arlequin, d'être si faible ? D'avoir ces stupides larmes qui me montent aux yeux ?
C'est pas venu tout de suite le mal qui me ronge. Au début ça allait. Ça va toujours au début ; puis après, ça se gâte. On a beau faire, c'est jamais comme on voudrait que ça soit. J'ai essayé pourtant, quand j'ai commencé à comprendre ce qui m'arrivait, mais on est toujours moins fort quand on est seule.
Oh je sais que j'étais pas vraiment seule, y avait Miss, ou Piping, ou les Siam', mais je me disais je vais les ennuyer, elles ont d'autres soucis plus graves.
C'est pas important.

Mais quand ça ronge à l'intérieur et qu'on fait semblant de pas le voir, c'est forcément important.
Je crois que ce qui me ronge, ça s'appelle désespoir.
Pourquoi quand tu veux partir sur les chemins voir de nouvelles choses, de nouvelles têtes, tu peux pas m'emmener avec toi ? Moi aussi j'aimerais tant voir tout ça...
C'est cette envie, mêlée à mon désespoir de toi qui a fait que j'ai quitté LoneDonne pour AsterDamnée.
J'ai pris la fuite. J'ai essayé de fuir mon désespoir, mais en fait c'est toi que je fuyais.
Et puis je viens d'apprendre à arrêter de fuir, c'est pour ça que je suis là, sur ce toit, à côté de toi.
Tu veux bien me pardonner dis Arlequin ?
Estendra

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MessageSujet: ;   Mar 16 Juin - 21:30

Je m'étais éloignée, certes, mais de oh ! si peu...
J'avais juste tourné les talons, et fais quelques pas au bord du toit, les bras écartés, comme une funambule qui s'amuse sur le fil vertigineux de ses envies. Un pas, le vide m'attirait, j'étais imperceptiblement déséquilibrée et chancelai, le second, il rétablissait l'équilibre en me faisant ployer de l'autre côté, du côté des tuiles qui montent à l'assaut du ciel nocturne.
L'homme endormi n'occupait plus mes pensées.
Il était derrière moi et je m'en éloignai, ce qui se passait dans mon dos ne me regardai pas, et n'avait pas le pouvoir de me concerner ou de m'atteindre, du moment que je regardai en face de moi, dans la direction que je voulais prendre, vers le chemin que je voulais emprunter.
Seulement voilà, j'ai entendu un bruit à nouveau, et cela a été plus fort que moi. Je me suis retournée, manquant de me casser la figure.
J'ai regardé derrière moi, j'ai vu ce qui ne me concernait pas.
J'ai vu une femme, à peine plus âgée que moi, s'approcher de l'endormi.
Je l'ai vu soupirer dans son sommeil, j'ai vu les étoiles se refléter dans les yeux de la femme et y faire briller une tristesse et une angoisse apparente et démesurée, et j'ai su également qu'en réalité, l'homme ne dormait que d'un oeil.
Peut-être même qu'il m'avait vu.
Mais cela n'avait plus d'importance.
Dors, petit homme qui a l'air perdu sous ton monticule de tuiles, alors que tu sais exactement où tu vas et où tu veux aller.
Rejoins-le, jeune femme. Dormez.
C'est si beau un ciel qui dort.
Soyez aussi beaux que lui, dormez.

Je file et m'en vais le long de la gouttière.


( C'est bon, je file Wink A vous ! )
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MessageSujet: Re: L'air du temps   Dim 21 Juin - 0:10

Je ne sais plus, Estendra. Je pars et je peine à revenir, chacun de mes voyages est plus long que le précèdent. Je vois les gens vivre et agir, je les vois sans pouvoir les toucher, sans atteindre la semence qui a fait d’eux ce qu’ils sont, ces gens qui tournent sans cesse et qui n’ont jamais la même direction que la mienne.
J’ai perdu le fil, j’ai perdu l’équilibre fragile sur ce fil que je tends devant moi, sous mes pas, l’un après l’autre, il est si fragile, l’équilibre. Je le savais, je l’ai toujours su, mais la barque tangue et je sens la chute, les grands fonds dans le grand large qui m’appellent, déroulent ses bras de mer et m’appellent encore accueillant et tellement confortant. J’ai rêvé voler sous la mer, onduler comme une raie Menta, la reine des fonds. Je ne respirais plus, je flottais sur les lames. C’était doux et calme, loin des menteurs et des juges assassins.

Je rêvais d’un autre monde, d’un monde où les gens seraient heureux et sans la méchanceté des mondes des grands. Je rêvais de pouvoir y grandir, j’ai rêvé si fort. Je voulais emporter dans ce rêve les amis, ceux que j’aimais. Je voulais faire ce monde à l’image de chacun, des gens bien sans les biens qui tordent les esprits. Je voulais y déposer ce que j’ai de mieux en moi pour que chacun se serve et fasse ce qu’il en veut. Je voulais, oui, j’ai cru que c’était la chose à faire, la chose à suivre, une raison d’avoir vécu des différences et qu’elles servent enfin à quelque chose. Mais tout cela est loin, reste la confusion et les doutes.
Un rêve inachevé et que j’ai peur de devoir laisser là, au milieu de sa course sans pouvoir en atteindre le bout.
Je suis si fatigué d’avoir rêvé trop fort.
Tout s’est obscurci, je nage en eau trouble et je ne vois plus la lumière. Le fond du bout du chemin, la bas tout la bas au loin si loin que je n’ai plus la force.
Le rêve est cassé comme un mauvais réveil, la petite aiguille flotte en bas du cadran, pendue par un mince filetage à bout de temps. Il n’y a plus de nuance, le Manichéisme imbécile sonne la note de la fin, un jugement définitif et sans faille, le marteau des juges.
Je n’ai plus envie, plus l’envie, plus le courage de fermer les yeux et rêver.

Ce monde aurait du rester dans un tiroir fermé à clé, la clé jetée au fond du lac, près de la dame en blanc et des cygnes pour garder ce secret.

Ce rêve est une folie que d’autres se sont appropriés, mais cette folie là ne pourra jamais être la leur. Ils ne feront que jouer avec un leurre, un ustensile sans mode d’emploi et finalement le jouet sera fade comme un pantin désarticulé.
Et puis, il y a ceux qui se voient en haut des affiches, ceux qui se hissent pour qu’on les voit mieux que les autres, je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais compris cette rage à vouloir bâtir la scène pour y être un installé comme un roi sur un trône. J’ai jamais aimé les rois et les royaumes, les reines et leurs laquais, mais plus encore si le royaume ne leur appartient pas, s’ils sont des imposteurs qui s’auto proclament avec des droits et des devoirs inventés, des usurpateurs de rêve, rien que des voleurs qui veulent qu’on les voit mieux que les autres, un besoin inaltérable de crever l’écran mais pourquoi ? Pourquoi faire ? C’est si… inutile.
C’est pas ça un rêve, c’est pas mon rêve, c’est le monde où nous sommes.

Il y a des rêves à oublier, juste les rêver.
Et je ne suis plus très sur de vouloir rêver.
J’ai froid, serres-moi, prêtes-moi ton rêve.


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MessageSujet: Re: L'air du temps   Lun 22 Juin - 18:37

Peut on m'accuser d'égoïsme si je pense à moi en premier ?

Je m'approche, encore et encore, jusqu'à te frôler.
Et je m'arrête.
Je te regarde, et je tremble.
J'ai un peu froid là, mais c'est pas bien grave.
Et s'il pleuvait ce soir ?
Je ne suis que rarement celle qui décide de la pluie et du beau temps.
Et ça, c'est grave ?
Regarde comme ma main tremble en s'approchant de toi.
Et si c'était pas vrai, et si j'avais pas froid ?
D'ailleurs, le froid, ça fait avoir la chair de poule, comme la peur ça fait se dresser les poils.
Mais moi, j'ai pas tout ça.
Donc j'ai pas peur !
Pas froid non plus.
Mais c'est pas grave !
C'est jamais grave.
C'est pas le médecin qui m'a dit que c'était pas grave, je vais pas voir les médecins.
Non, c'est moi qui me le dit, c'est pas grave.
Non non, vraiment, c'est pas grave si ma main tremble comme si elle avait peur de là où aller.
Moi, je me dis qu'elle est timide, ma main.
Et ! C'est que, ya de quoi !
Non ?
...
Moi je pense que si.
C'est pas tous les jours qu'elle va se perdre dans tes cheveux, ma main.
Quand c'est rare comme ça, faudrait faire la fête.
C'est comme le monsieur, au coin de la rue, là-bas, c'est rare qu'il sourit.
Et bien, moi, je dis, ça serait bien, de faire quelque chose quand il sourit.
Tu ne peux plus la regarder maintenant, ma main, puisqu'elle s'est cachée dans tes cheveux comme les gosses se cachent dans les jupes de leurs mères.
Et, oh !
Miracle !
Elle ne tremble plus.
Tu crois que c'est toujours comme ça ?
On a peur, peur d'agir, peur de la réaction, puis on s'aperçoit que, en fait, c'est pas si dur.
Et puis on rougit, parce que, si on avait su, on l'aurait fait plus tôt.
Tu crois que c'est pareil là ?
Moi je crois bien.
Mais quand on dit qu'on a les joues en feu, c'est pas vrai.
Mes joues, elles me brûlent pas, elle sont juste plus rouges, plus colorées.
Plus vivantes.
C'est que, quand tu es pâle comme la lune, la moindre couleur, forcément, on la voit.
Mais toi, tes yeux, sont-ils fermés ?
Parce qu'alors, tout ce que je te disais de regarder, tu l'as pas vu.
Mais c'est pas grave.
C'est peut-être mieux d'ailleurs, que tu ne voies pas.
On dit toujours que le premier pas c'est le plus difficile, en fait, c'est pas vrai, les suivants le sont tout autant.
Enfin, là, sur ce toit, ça l'est.
Mais c'est pas grave.
Parce que mon autre main, elle a vu la première faire, alors elle est un peu moins timide.
Elle s'approche, elle observe, attentive mais pas sournoise.
Et elle trouve l'épaule, la tienne.
C'est tout mon être qui devient timide en comprenant ce que mon âme attend..
Mais, la timidité, c'est pas grave.
Alors je te prends dans mes bras, je te serre contre moi.
Pas trop fort, juste ce qu'il faut. Une de mes mains est toujours perdu dans tes cheveux.
Mais, tu sais, je peux pas te prêter mes rêves.
Pas tout de suite, parce que, en fait, je les ai lâché...
C'est comme les ballons de baudruche, tu les tiens par la ficelle, et ils te suivent partout, mais si tu t'avises de les lâcher...
Mais c'est pas grave...


Dernière édition par Estendra le Mar 23 Juin - 7:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'air du temps   Mar 23 Juin - 0:19

Non


Tu as raison, c’est pas si grave au fond et ces gens n’ont qu’à aller se faire voir.
Il est peut-être temps de nettoyer les traces de saleté qui coule dans ma tête et de retrouver celui que je voulais être, celui qui n’aurait jamais du s’effacer pour ressembler à ce modèle modelé pour entrer dans un moule sur mesure et fait par d’autres. Il est temps de sortir la tête du ruisseau et de lever le regard vers le ciel, de retrouver ces choses imparfaites que j’aime temps, toutes ces choses qui font que les vivants ne se ressemblent pas et qu’ils sont tous différents et que leurs différences font la beauté du monde et tout son intérêt.

Je veux déranger ce qui a été si bien rangé, je veux briser les étagères couvertes par la poussière ordonnée, je veux jeter par terre tous ses souvenirs que j’ai mis sur cette étagère, je veux les brasser pour qu’il en sorte la seule issue possible et qu’enfin, je retrouve celui que j’étais, Arlequin, Arlequin Arlequino ! Fils d’un enfoiré et d’une mère qui louchait par la fenêtre sur les toys du magasin d’en face en se faisant culbuter.

Je me suis cogné dans son regard
J’ai trébuché sur ses yeux
Je me suis fait petit homme
Dans les lueurs de son iris.


On est bien dans tes bras, il fait doux et c’est chaud sous la peau, sous le tissu, sous ta main.
Nous allons réveiller les rêves, les faire exploser au grand jour pour qu’il soit le feu d’artifice de chaque éveil. Il faut que les couleurs embellissent ce qui a été terni, et qu’éclatent les vermillons, écarlates, les jaunes citron et les bleus cobalt.
Faut plus laisser le gris peser sur les esprits, c’est moche le gris, ça attire le mauvais temps et la pluie glacée, faut de la pluie d’été ! Des orages de printemps ! Des vents tièdes sur les jetées ! Le chant des cordages dans les mats sur les quais, le souffle marin qui flatte l’odorat et donne faim !

Et puis..
Rever !


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MessageSujet: Re: L'air du temps   Jeu 25 Juin - 12:23

Ce soir j'ai suivi une plume.

Elle m'a tirée de mon étrange rêverie où je sombrais à moitié éveillée, à moitié endormie.
Elle a attiré mon regard qui somnolait. Son image s'est fixée sur ma rétine et, comme une gamine, je me suis éveillée et ai décidé de la suivre.
J'ai d'abord tendu la main pour l'attraper mais bien sûr elle s'est envolée en me faisant un pied de nez. Je l'ai suivie des yeux et elle allait toujours de plus en plus loin en me narguant. Si elle avait pu parler je suis sûre qu'elle aurait dit : Viens me chercher !!!

Mais je t'aurai petite plume ! Attend moi !!!
Je l'ai suivie dans la nuit sombre. J'ai erré entre les rayons diaphane de la Lune. A chaque fois je tendais la main mais toujours elle repartait plus haut dans une ondulation mesquine et malicieuse.
Elle tournoyait et voletait, glissant sur la brise nocturne comme une main glisse sur le tissu, comme une caresse ingénue, comme l'eau qui glisse sur les rochers.

Elle m'a emmenée loin. En haut. Très haut.
Je ne sais comment j'ai fait mais me voilà sur les toits.
Et si je tend la main ? Je pourrai l'attraper la Belle là-haut ??? Elle m'a toujours intriguée, hypnotisée, envoutée. Elle est si belle. Juste tendre un peu. Là. Presque.
Et revoilà la plume qui me passe sous le nez et qui viens se poser.
Tiens ! des pieds !
Elle s'est posée aux pieds de ma Plume et de ... Oh ! ... le Loir !

Alors je me suis approchée. C'est marrant on dirai que je vole.
Dites ? On rêve ?
Non c'est pas un rêve.
Dans un rêve c'est pas comme ça.
Dans les rêves on ressens pas la tristesse comme ça.
Vous êtes tristes ?
Je penche la tête sur le côté, comme une enfant timide que je ne suis plus depuis bien longtemps.

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Voler est un art.
Art dont je suis la maitresse avide et passionnée.

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MessageSujet: Re: L'air du temps   Ven 26 Juin - 20:58

Oh oui qu'il est temps Arlequin, et même plus que temps que tu deviennes enfin celui que tu voulais être, celui qu'on apercevait tantôt, celui qui a su gagner ma confiance et me mener sur un toit.
Tu te souviens ?
Tu m'avais promis qu'un jour, tu danserais avec moi.
C'était pas une promesse en l'air dis ?

J'espère que non.
En même temps j'espère tant de choses.

Mais regarde, le soleil arrive.
Tu ne sens pas sa joie de vivre ?
Viens donc avec nous Miss, viens, on a des rêves à
créer.
Tu veux bien faire ça avec nous ?
Estendra

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MessageSujet: Re: L'air du temps   Sam 27 Juin - 0:10

Tien.. la musique ! Ça faisait longtemps, je commençais a me demander si elle chanterait encore celle là, et si mes oreilles serviraient à autre chose qu’à écouter les gens faire du bruit, et à bavasser, bavasser, quel ennuie les gens qui parlent et qui parlent, mais où ça mène les parlottes incessantes, ce bavardage inutile que personne n’a envie d’écouter, parce que ce qui compte, c’est de rêver !
Rêver…

J’ai choisi ce monde pour rêver, j’ai choisi mes amis pour rêver avec eux, de vrais rêves insensés, des rêves fous, des rêves sans fin, des rêves beauté, des rêves sourire, des rêves de soie et de poussière d’étoiles, des rêves rêves ! Des rêves pour le sourire d’une balle plante, d’une gazelle qui danse et tourne et sur elle-même, une main posée sur la hanche, une passerelle pour le pays de l’ivresse des charmes et des sourires qu’on oublie pas, qu’on oublie jamais, qu’on rêvera quand le rêve sera fini pour un instant, une heure, un jour, une nuit triste. Un réveil mal embouché pour toucher du doigt le train qu’on a oublié de prendre, le wagon qui se fait la malle sans qu’on ait pris le temps de sauter dedans, et je saute, depuis ce toit bourré de rêves et de sourires, je saute a pieds joints dans le plus beau train qu’on ait vu dans Lonedonne, celui d’une Miss merveille et d’une Estendra plus douce et tendre qu’un chamallow.

S’il y a un train à ne pas rater, s’il y a des cœurs à caresser, s’il y a des regards à nourrir de chaleur, ceux sont les leurs, à elles, ces douceurs pour l’âme chamboulée.

Ce soir maintenant, j’ai la chanson qui fait danser mes cellules grises, elles s’entrechoquent, se bousculent dans le coin de cervelle qui voit les choses en gris, cette couleur médiocre et sans intérêt, fade par essence, triste à mourir pour un peu, faut pas les écouter celles la, faut qu’elles servent à autre chose qu’a broyer du noir.

Je sens le rythme monter lentement, subtile, parfait, entraînant, ça danse dans mon grenier !
Le séjour sur un arc-en-ciel pourquoi pas ! Prendre le train, faire le voyage dans le pays des rêves pas encore inventés et qu’on va se fabriquer avec des bouts de chandelles, à la bonne fortune des pauvres, mais si riches, tellement riches d’une générosité impalpable, cette générosité qu’ont les gens qui ont compris depuis longtemps qu’on ne courre pas après la gloire, cette idiotie qui fait palpiter les cœurs blafards.

Humilité, simplicité, générosité si ça nous chante comme cet air dans ma tête qui ne me lâche plus, et nous irons ensembles, main dans la main, ensembles et dans l’air du temps.


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Arlequin

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