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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 Rivages...

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MessageSujet: Rivages...   Lun 15 Sep - 15:07

Par un soir de pleine lune, je posais les pieds au sol, fraichement débarqué d’une partie de pêche, je sentais pas la rose des vents, ni celle aux couleurs des couchés de soleil.
J’ai dit partie de pêche ? Quel affreux menteur.
Et si je sentais le poisson, c’est sans doute à cause d’un mauvaise rencontre, d’ailleurs, j’ai oublié de payer ses services.
Mauvaise inspiration, voila dans quel état l’on erre quand l’esprit est ailleurs, à l’Ouest ou au sud, parfaitement balayé par le rythme des vagues qui se brisent sur la roche.

Splashhhh

Entendez ce son qui frétille sur le tympan, n’est-il pas susurré sur le bord de la langue si la mer est douce ?
Je divague au rythme des vagues qui s’étalent sur ma bague..

Bourré ! Faut-il être Parfaitement bourré pour raconter de telles salades et tenter des rimes aussi puasseuses !

J’ai basculé sur le comptoir pour en chaparder une bouteille, ni de rhum ni de bière, mais de vin ! Et j’ai bu, sans soif, à plus soif, assoiffé comme un nouveau né, j’ai tiré le sein des saints pochtrons et je vomis mon alcool par dessus les bords d’un ponton, au dessus de quelques roches où la mer balaye ses salives et esquisse les dessins du temps.

Tellement ivre que j’ai basculé, tellement affalé que j’aurais pu me noyer dans cette eau qui assoiffe tant son sel ravive les plaies sur la peau.
Je me suis hissé, j’ai tiré sur les bras et j’ai levé le menton pour ne pas boire et avaler.
L’ivresse rivée au corps, je suis resté agrippé à ce rocher, les cotes salement ravinées par le ressac de sainte la mer des pochtrons et le regard fixé sur un reflet de lune, là, juste à coté, dans un lac, creux du rocher où un peu de mer s’est laissée piéger.

Ferme les yeux et envoles-toi au pays des rêves en formes, courbes, ondulations d’une maitresse d’un soir, d’une nuit, pour un jour ou deux, peu importe l’envole, seule l’enveloppe est importante, pour ce soir, pour ce soir seulement.
Arlequin

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MessageSujet: Re: Rivages...   Lun 15 Sep - 15:58

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!

Saloperie de vague !
Je déteste les vagues.

...
Mais j'adore les moules.

Avouez que c'est pas de bol, hein ?
On m'avait parlé d'une espèce de moules qui poussait sur les arbres et j'ai cherché, mais c'était des blagues, j'ai trouvé que des champignons. Et même pas bons en plus... J'ai jamais été aussi malade que cette fois-là, quand j'ai mangé des champignons d'arbres, j'ai fait des rêves de dingues, j'ai même rêvé que je rencontrais Dieu et que je faisais pipi sur ses bottines et qu'après il me disait merci ! N'importe quoi, franchement...
Comme quoi, si vous cherchez des moules, cherchez pas dans les arbres, un conseil...
Les rochers à marée basse, c'est mieux.
...
Sauf qu'il y a des putains de VAGUEUUUUUH !!!!
Saleté !
Celle-là elle a failli m'attraper !
C'était tout juste ! J'ai eu des éclaboussures plein les jambes, y'en a même eu sur le bas de mes ailes... Je le sens, ça fait tout bizarre et j'ai des problèmes de pilotage, du coup... Bon, va falloir envisager de rentrer, pasque encore une ou deux comme celles-là et c'est cuit. Sans compter que même si j'évite les vagues, je ramasse tous les embruns. Ca brouille tout mon poudrage... Pas grave, ça, j'avais prévu de le refaire demain, justement, pas bête, je vais pas aller ramasser des moules avec un poudrage tout frais, hein !
Bon, je vais jusqu'à ce paquet de rochers, là, et puis je rentre.
Ma robe est humide, il y a ce vilain petit vent nocturne qui me fait frissonner... Oui je sais c'est une drôle d'heure pour se balader sur le rivage mais au moins je risque rien puisque justement, tout le monde baise, ou dort, ou cuve, j'ai la paix, na !

...
Ah...
Ca c'est pas une moule...
Ou alors une très grosse...
...
Bizarre.
Y'a un homme dans le nid de rochers, tout mouillé de partout, il tient un bout de roc comme si c'était sa fiancée, et il a un grand sourire béat... Il est tout pâle...
Merde...
C'est pas moi qui l'ai noyé je vous jure je viens d'arriver !!!!
Moi je ramasse des moules d'ailleurs j'en ai un panier tout plein c'est la preuve !!!
...
Personne m'accuse ?
...
Dommage qu'il soit noyé, quand même, qu'est-ce qu'il est beau...
...
Et si je reste une minute ou deux pour le regarder ? Ca fait de mal à personne, si ?
Là sur le rocher de l'autre côté de la petite mare d'eau calme ?
...
D'ailleurs y'a quelques moules dedans, je les pècherai avant de filer.
Mais pas tout de suite...
Je suis bien, là...
Quel gros soupir... Ben oui, quoi, c'est triste de mourir si jeune !
Tiens, la lune...
Oh non, c'est pas possible il est encore plus beau sous la lune.
C'est pas juste...
Fyria



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MessageSujet: Re: Rivages...   Lun 15 Sep - 16:26

Hips

Je me suis fait peur.
J’ai bien failli déposer les armes et boire mon dernier jus à la santé des poules…
Poule !
A deux heures.

Je lève le nez pour reluquer un peu la demoiselle qui louche.

« Vous louchez !

Si ! Je l’ai vu ! »

Joli chapeau.
Faut que je sorte de ma léthargie, que je fasse bonne figure et surtout, surtout raviver le teint pour offrir le sourire qu’il faut, celui d’une nuit où la lune est pleine aussi pleine que moi, et qu’elle se pend aux étoiles pour jouer à la marelle dans le ciel clair malgré la nuit, sacro sainte nuit de pleine lune.

Trouver une excuse..

« J’ai glissé !

Je ne bois jamais voyons, je laisse ça aux ivrognes. »

Si elle gobe, je la coucherais sur mon lit, au coin d’un feu tout flamme, et en drap de soie, je couvrirais sa peau douce aux premières lueurs.
Si elle pouffe, le tour est déjoué, tant pis je me la collerais sous le bras et j’irais tâter le derrière de Mado.
Ce serait dommage.
Elle a un si joli minois.
Et son petit nez pincé.
Pince moi je rêve !
Pourvu qu’elle gobe…
Arlequin

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MessageSujet: Re: Rivages...   Lun 15 Sep - 20:05

C'est même pas vrai !
C'est la lune !


Comment ça ? Si, c'est très logique ! Elle m'éclaire de travers alors ça donne l'impression que je louche. Je louche pas moi, j'ai aucun défaut. Sauf un. Petit. Hum. Passons.
Mortifiée, là...
Le type le plus beau que j'aie vu depuis plein plein de temps et le premier truc qu'il dit c'est me trouver un défaut que j'ai même pas ! C'est pas juste la vie !

Il dit quoi, d'ailleurs ?
Il va me sortir que j'ai les pieds plats ou les genoux cagneux, maintenant, c'est ça ? Va falloir que je trouve des trucs très méchants à lui dire genre que ses cheveux sont défaits (ben quoi, dans l'immédiat je vois rien d'autre à lui reprocher, à part que sa chemise est très très ouverte sur son torse et que ça fait débraillé... merveilleusement, délicieusement débraillé... mmmmh... Nan mais qu'est-ce que je dis moi ?) et puis je m'enfuirai avec mon panier de moules et j'irai pleurer dans un coin de grotte, là-haut sur la falaise, et puis peut-être même que je me laisserai mourir de désespoir et ce sera tellement beau que les studios de Hole Inwoode (c'est près de Robe Inwoode) vont s'arracher mon histoire à grands coups de biftons mais moi je refuserai d'un beau grand geste digne et...

Et ?
Ah...
Il a glissé, qu'il dit.
Glissé de où ? Glissé de loin sûrement, l'eau lui a chipé ses chaussures et les rochers lui ont déchiré son pantalon et ...
Oooooooh !!!!!
Un naufragé ! Authentique ! Un vrai de vrai avec une algue dans les cheveux et tout ! Ma-gni-fique !
Ca c'est encore mieux comme histoire que celle de la sylpheline désespérée qui meurt languissamment dans une grotte à flanc de falaise, ça ! Je prends !


Je ne louche pas, c'est vous qui louchez. A cause de ça !

Et toute triomphante, je tends la main et je pèche le bout de varech qui lui pendouille sur le front. Grand sourire.

Vous y tenez ? Ou je jette ?

Waow... Sans l'algue il est à tomber à la renverse.

Fyria



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MessageSujet: Re: Rivages...   Mar 16 Sep - 20:04

curieux ce petit air qui me trotte dans la tête...


Découvrez Various Artists!


« La lune ? Où ça la lune ?
Ah… oui, la lune la haut, perchée sur le toit du monde… c’est beau non ? »

Mais… mais qu’est-ce qu’elle vient fouiner dans mes cheveux !
Ah oui, ça…
Quel sourire…
Nom d’une oie, elle a gobé et je suis pas un ivrogne !
Ma nuit serait-elle sauvée ?
Est-ce un cadeau du saint patron des verres de vin ?
Je rêve, c’est sur, regarde-moi ce sourire ! Et c’est tout pour moi, tout en dent !
Je ferais bien un échange de fluide, là tout de suite, pris la main au collet, la langue enfoncée dans la gorge et qui joue à la luette.
Pas sur que ce soit une bonne idée..

Vache, pourvu qu’elle se penche encore, juste un tout petit peu… là !
Ah oui, son balconnet c’est carrément une invitation à la débauche.

C’est pas tout ça, mais va falloir que je me sorte de là, et le tout sans faux pas, l’air de rien et faisant semblant que la mer est la seule responsable de mon échouage.
C’est pas gagné.
Pourtant, si je pousse un peu sur le pied…
Ça glisse.

« Merde !
Enfin.. Zut ! »

« Je crois que la mer est capricieuse ce soir, elle ne collabore pas beaucoup à mon sauvetage.
Mais peut-être.. » Dites, vous pourriez me montrer vos seins ?
Chut… à force de le penser si fort, elle va finir par t’entendre.

« Et si vous me tendiez une main secourable ? »
Non, parce que je commence à me geler Beber.

Si elle tend la main, je me demande si je vais pas la foutre à l’eau…
Mouillée, elle doit être encore plus belle non ?
Toutes voiles dehors et le foc qui colle sur le haut du sein.. ravissant !
Le bas de la jupe qui devient capricieux et s’évertue à remonter à la surface de l’eau, c’est quand même pas un spectacle à manquer.
Et d’une pierre deux coups, dans la foulée de ses jupons, je passe pour le sauveur, ce héros que les dames rêvent la nuit quand leurs maris suants, ronflent un quatrain bruyant.
Non, je peux pas faire ça… Si ? Je peux ?

« S’il vous plait.. »
Arlequin

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MessageSujet: Re: Rivages...   Mer 17 Sep - 14:46

Et il admire la lune, c'est un poête !

Et il rectifie quand il dit merde, c'est un poli !!!

Et il me demande mon aide avec tant de grâce et ce sourire à mordre dedans que... aaaah... ça me fait tout chaud...

Et si c'était pas un naufragé ? Les naufragés c'est des marins et les marins c'est des grosses brutes, et lui c'est pas du tout une grosse brute, il est trop élégant en paroles, donc c'est pas un naufragé, CQFD. Mais alors ?

Et si...
Et si c'était l'un de ces princes aquatiques qui est venu là cette nuit, rejeté hors de l'eau par une malédiction ignoble, dont le sauverait un doux baiser d'une damoiselle à jambes ? Et si c'était un dieu marin venu tester ceux de la surface, et sa demande, une façon de savoir si je suis quelqu'un de bon et l'altruiste et de me récompenser ensuite à la hauteur des bienfaits que je pourrais lui prodiguer ? Et si...

J'ai l'imaginaire qui s'emballe...
...
Mais on est jamais trop prudent...
...
Ceci dit y'a 'achement de vagues pas loin quand même et...
...
Hum...
...
En même temps je vais pas le laisser étalé sur son caillou, il va prendre froid...
...
Rhôô et puis zut, suffit de faire bien attention ! Si je me mouille un peu les pieds, c'est pas grave, l'important c'est de ne pas mouiller mes ailes... Même un peu de flotte dans le décolleté, aujourd'hui ça me fait pas peur, j'ai laissé mon rembourrage de biftons bien à l'abri... Ca arrive de plus en plus souvent, ça d'ailleurs... Peut-être l'hommage du sire au grand nez et au verbe musical... Depuis ça j'oublie une fois sur deux de remplir le haut de mon corset... Bizarre...
Bon, c'est pas le moment de penser nichons, t'as du boulot Fyria, et fais gaffe, c'est du zumin, du bien dense et massif, va pas t'étaler sur les cailloux, et encore moins à côté des cailloux, là où ça écume et tourbillonne...

Je me redresse avec un
"mais bien sûr !" enjoué, hop petit bond soutenu par un petit coup d'ailes, je me pose près de lui, prudente. 'ffectivement, ça dérape... Je cale mes pieds contre deux saillies rocheuses et je prends sa main tendue d'une main, son poignet de l'autre... Argh... Sont toutes fines et belles ses mains... Je suis sûre qu'il est musicien... Et puis douces, et tièdes et...

Fyria...
Oui ?
Arrête de rêvasser.
Ooooh juste un peu !
FYRIA !
Bon, d'accord, d'accord... Pffff... Même pas drôle.


Vous êtes prêt ?
A trois !
Un...
Deux...
...
Fyria



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MessageSujet: Re: Rivages...   Mer 17 Sep - 19:52

Il est des moments dans la vie où on se dit que c’est le nirvana qui vient piquer le coin de cervelle encore en sommeil, c’est pour ça que j’ai du bayer aux corneilles en voyant son décolleté se montrer si ardemment tentant et devinez où ? Sous mes yeux ! Si près que j’aurais pu m’y coincer le nez.
Attention ! Je ne dis pas que la nature m’a gratifié d’un gros nez, elle a déjà accablé le pauvre Sire Ano de cette disgrâce, et ça arrange bien mes affaires. Non, non, le mien est PARFAIT.
Merci dame nature, mais pour la petite au chapeau rouge, t’occupe de rien, j’en fais mon affaire.

Revenons à nos moutons.

Elle est parfaite
Je résiste pas !
Merci, merci au saint patron des pochetrons !

A partir d’ici, j’ignore si le vin poursuit ses effets croustillants dans ma cervelle d’Arlequino, mais… Vache, ce que je peux me rincer l’œil !
Faut dire que la position de sauvetage de mon petit chaperon rouge est un régal, du pur bonheur, et je me prive pas…

Qui a osé !
Non, je ne ressemble pas au loup de Tex Avery !!
Un filet de bave ? Où donc ?
De l’écume ! Je patauge un tout peu dans la mer, faut peut-être pas oublier le détail !

S’en est trop
Plan A

Pour sur, que je suis prêt !
« TROIS et tirez fort ! »

Aie…
Pas assez fort, on dirait
Ça dérape du pied
Ça tangue un peu de la hanche
Ça flotte dans le balconnet… MAGNIFIQUE !
Moi, j’y mets du mien, autrement dit, tout le poids en arrière, je fais le gros dos, faut faire levier qu’il disait !
Et je m’y applique…

PLOUF

Et une poule mouillée, une !

Tout corps plongé dans un liquide…
A moi de tendre la main et d’être enfin, ce héros que tout le monde rêve d’être.
Me voici !
Truiteman !
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MessageSujet: Re: Rivages...   Mer 17 Sep - 20:56

HiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiPLITCH !!!

(ben oui, quand un gros zumain poilu tombe à l'eau, ça fait plaouf, mais une ptite sylph' de 45 kilos godasses incluses, ça fait plitch...)

Blgrbwflll !!!
Blb...
...


Arrête d'essayer de parler idiote, ou alors tu vas mourir.
Là il est temps de se concentrer, jambes, bras, jambes, bras, chercher un truc solide illico.
Oui, bon, d'accord, la première urgence c'est démêler le "haut" du "bas". On ouvre les yeux même si ça brûle, et on repère la lumière. Y'avait de la lune, ça fait du blanc, en principe !
Ah.
Par là c'est plus blanc que par là.
Ca doit être ça le "haut", donc.
Parce que de l'autre côté c'est de l'eau toute noire et froide.
Bon, donc, maintenant, on fait jambes-bras-jambes-bras.
Ca peut pas être si profond que ça, le paquet de rochers avançait dans l'eau mais pas des masses, allez, y'a deux mètres, trois au max, bouge-toi Fyria !!!


Blrblllllbl !

Et BOUCLE-LA !!!
Mais quelle conne !
C'est malin maintenant t'as plus d'air !
Grouille-toi d'émerger, ça brûle dans les poumons !
On s'en fout que tu crèves de mal aux épaules et que le poids de tes ailes mouillées te tire vers le bas !
Jambes !
Bras !
Jambes !
...
Bras !
Allez, merde...
Jambes !
Bras !
T'y es presque, t'as crevé la surface, un effort t'y es ! Bras !
Jambes !
Bras !
Respire !


Hhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!

Encore, encore, et la prochaine fois ouvre les yeux, repère le caillou, accroche-toi !
Bras jambes bras putain je crève c'est trop lourd bras bras bras bordel de merde, j'en peux plus...
BRAS ! RESPIRE ! REGARDE !

Hhhhhhh !!!! A l'aid...

Tends la main, plus loin, putain, trop court Fyria, encore une fois, allez...
Jambes...
Bras...
Jambes...
Bras...
...
Jambes...
Bras...
...
..
.

Trop lourd.
En plus j'ai perdu mon chapeau...
Fyria



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MessageSujet: Re: Rivages...   Jeu 18 Sep - 20:17

PLOUF echos… echosechos

S’ensuit la grande marée, le tsunami, la tempête en plein cap Horn, et encore un peu, les pétards du 14 juillet.

Fermez les écoutilles !!!
Levez les amarres !
Vent en poupe !
Gaffe à la bôme !
Y a un mauvais grain ce soir, et ça va chavirer sur le pont !

Chaperon rouge à la mer !

Arrête de déconner, elle a perdu son chapeau !
Elle coule la, non ?

« Bat de l’aile ! »
En même temps, dans l’eau c’est pas gagné.

Vache, mais elle coule !
Eh Oh du bateau !
Mauvaise réplique
A l’aide !!!!
T’es con, c’est toi le héros, alors plonge !
Et pour ça, je vais devoir mouiller mes cheveux ?
Non, andouille, c’est pour un séjour aux Baléares
Et je suis sensé avoir appris à nager où ?
A la piscine municipale, ça te va comme réponse !
On va s’en contenter, alors comme ça, je sais nager… Mais, depuis longtemps ?
On va dire que tu pataugeais déjà dans le ventre de maman Arlequino, bonne réponse ?
Il me vient une drôle d’impression… à qui je parle ?
Complètement pété moi…

Assez perdu de temps, je plonge.

PLOUF bis

On peut pas dire qu’on y voit clair la dessous
Brassons… Sable !
Trop bas, faut remonter vers la surface et HOP ! Un planté de bâton… et pile sous les jupes !
Dieu.. merci d’avoir fait les filles si jolies !
Même dans cette mélasse j’arrive à distinguer ces courbes, et ça vaut la peine de mourir noyer, mais pas trop tôt, ni trop vite, d’abord, faut consommer et pour consommer, faut sauver.
Donc, je sauve.

Déhanché, poussé de reins couplé avec un battement de pieds, j’agrippe sa jupe, je tire… ça tient le coup. Dommage.
Mauvaise manip, le reste suis la jupe, elle coule.
J’attrape sa main, cette fois, je tire en remontant, et le tout suit jusqu’à la surface.
Inspiration, expiration… direction les rives.

Racontez comme ça, on dirait que les rives sont à deux bornes, mais avouez que ça en jète plus que si je disais…
Je tire et l’entraîne jusqu’au rocher situé à deux centimètres.
Très très moyen.

Passons.

Je l’aide à se hisser sur le rocher, et nous voici sain et sauf, trempés à la soupe de poisson, mais regardons le bon coté de la chose, toute mouillée elle est terrible !
Le vêtement qui colle sur la peau, ça souligne la courbe, la rondeur de la hanche sans oublier la longueur de la cuisse, le suintement eau de mer sur le mollet, ça ravive le teint un peu étouffé dans les voiles de tissu en trop, toujours en trop.
Et la poitrine… Vache que ça la rend belle ! Et toute en forme joliment abricotine, le galbe enfin dévoilé, l’onctuosité qui s’énonce comme une montagne de Chantilly, c’est une invitation au voyage, cap sous les tropiques, direction la mousson.

Hop le chapeau, avant qu’il rejoigne Tabarly.

« Permettez ? »

« Voilà ! Il vous va si bien ! »

R A V I S S A N T E !
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MessageSujet: Re: Rivages...   Jeu 18 Sep - 22:52

Mon chapeau !!! Il a récupéré mon chapeau !!! Grâces vous soient rendues, glorieux sire, de m'avoir rendu mon chapeau, et puis un peu la vie aussi, en passant...

Voilà ce qu'à peu près, monsieur, j'vous aurais dit
Si j'avais pas la gorge d'eau de mer envahie
Mais ici, Ô le plus adorable des êtres
Je déborde et je tousse et je râle et même que...


Theuheuuuuurkkhofgrhagh...

Tout de suite c'est moins élégant, là.
Y'a pas plus tue-l'amour...
Notons au passage que l'eau de mer n'a pas le même effet que celle que Sire Anno m'avait offerte, j'arrive pas à parler en musique. Non, à la place j'éructe mon eau salée et je respire en gargouillant et en sifflant de partout et putain de merde qu'est-ce que ça fait MAL !!!

Ah mais non, là, je suis pas d'accord du tout du tout...
Je devais l'aider à se relever, en lui souriant grâcieusement, lui faire une petite révérence, récupérer mon panier de moules et m'éloigner en voletant, jusqu'à ce qu'il me rappelle et puis que... que... Que je sais pas, j'ai pas encore inventé la suite. Et au lieu de ça...
Au lieu de ça...

Affalée sur le rocher, les cheveux collés aux joues, blafarde, les yeux tout rougis par l'eau de mer, les fringues plaquées au corps, et mes ailes, oh merde, mes belles ailes... Je sais pas si c'est ça qui me fait pleurer ou la douleur dans la poitrine ou le sel ou les trois... Mes ailes...
Vous avez déjà repêché un papillon tombé à l'eau ? C'est navrant, hein ? Eh ben pareil...
Deux longues serpillières rougeâtres, informes et gorgées d'eau. Et ce poids !!! Elles pèsent tellement lourd que c'est comme si on me les arrachait, je crève de mal aux épaules, comme quand j'étais dans l'eau, mais en pire... Oh putain...


ErrrrrhEEEUURghkhofkheuuuurk...

'reusement que je vomis que de l'eau...
'reusement que je vomis de l'autre côté par rapport à lui, aussi, la honte, mais la honte...
Mais qu'est-ce qui s'est passé nom de Dieu ?


'ardon... bu la tasse...
'rci... pour le chapheurkheurkheurk...


Tu parles d'une tasse...
C'était une barrique ta tasse...
Je me laisse tomber sur le rocher plat. Epuisée, moi... Glacée, aussi, saloperie de brise... J'ai une chair de poule qui me hérisse la peau et je frissonne de partout...


... eu peur...
...c't'ait moi qui devais vous sauver en principe...


Je me roule en boule en tremblotant, couchée sur le côté, et voilà que je pleure, mais sérieux, là... Nan mais c'est vrai quoi, j'ai eu vachement peur, et puis j'ai tellement mal partout et froid et...et... et j'ai besoin d'un câlin...

...voulez bien me prendre dans vos bras sivouplaît ?...

D'une toute petite voix éraillée.
Pitoyable...
Je l'fais bien, hein ?
Je me force même pas.

Fyria



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MessageSujet: Re: Rivages...   Ven 19 Sep - 18:08

Mouais…
Tout de suite, là, ça le fait moyen…

Pardon ?
Je parle de ça !!! : « ErrrrrhEEEUURghkhofkheuuuurk... »

Pis les ailes toutes dégoulinantes, c’est pas des plus sexy.

Non franchement, je suis un peu déçu. C’est un peu comme après avoir emballé une belle petite Cendrillon et qu’après une nuit torride, le soleil vient éclairer son visage. On réalise brutalement en voyant sa figure déconfite, ses yeux bouffies et son regard, hier sulfureux, aujourd’hui sans maquillage, que la vie est une belle peau de vache.

Ah non ! Pas çaaaaaaaa !

Je craque…
C’est de la triche…
J’ai jamais su résister…
Elle est craquante non ?

Elle pleure…
Et moi, je craque.

Vache, cette fois, elle est belle dit donc ! Ses petits yeux qui clignent, cette petite larme qui perle sur le coin de l’œil et puis qui va goutter ! Mais qui prend son temps, qui reste là, suspendue au bord du vide, vacillante, tellement qu’on a envie d’alléger sa chute en la soudoyant du bout du doigt, juste comme ça, un trait du doigt, un soulignement au coin de l’œil, un battement d’ongle pour retenir cette petite larme taquine et attendrissante.
J’enroule l’indexe sur lui-même, faut pas blesser le coin de l’œil ! C’est si délicat un œil, surtout quand il est beau et qu’il émeut en larmes fines et sensuelles, juste un moment de plaisir au bout de l’œil.
Un écart du dos du doigt et la plume de larme enrichie sa surface d’un reflet suintant.

Ensuite…
Il faut finir le geste aimablement, sinon ce serait gâcher un plaisir et une goutte de larme.
Alors, on s’attendrit un instant au coin de l’œil, mais pas trop près ! On pourrait le blesser.
Non, le doigt restera en suspend, il attendra que le sourire s’annonce, toujours au coin de l’œil, et quand il sera là, quand la joue en témoignera d’une rougeur amusante, alors ce sera le moment de reculer, lentement toujours, et puis guidé par le sourire il faudra tracer un zeste de tendresse, sur le témoin du sourire, cette joue empourprée au lieu du bain de larmes de tout à l’heure.

A cet instant, on peut cueillir et accueillir, enlacer délicatement la précieuse mouillée qui se perd dans la confusion d’un regard un peu moins humide.

Quand je dis que je craque !
J’ose plus bouger !
Comprenez-moi, elle si belle maintenant.
Je n’aurais pas fait beaucoup avancer l’histoire, mais qui s’en soucie quand on a la chance de détenir le précieux cadeau d’un soir, sous la lune qui s’égosille en lumière et illumine ce visage aux yeux des rives qui m’agrippent et moi qui retiens cet espoir de tout à l’heure.
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MessageSujet: Re: Rivages...   Lun 22 Sep - 21:38

Marrant comme le temps s'arrête des fois...
J'ai relevé le nez pour voir si il allait bien vouloir d'un espèce de petit chiffon mouillé dans les bras, en me disant qu'il dirait peut-être oui après tout, puisque lui aussi il est tout mouillé, donc il a sans doute froid aussi, j'en sais rien mais j'espère...

Et puis... et puis tout s'est ralenti.
J'entends même plus de vagues, comme si elle n'osait plus faire de bruit, la mer.
Il y a juste un lent mouvement de sa main, tellement long, et une petite caresse sous la paupière, imperceptible. J'ai battu des cils, pas pu m'empêcher, mais même ça c'était tellement lent, j'ai presque senti l'air filtrer entre les longues fibres noires, presque senti sa résistance. Une grosse larme a voulu tomber, mais il l'avait déjà péchée du bout du doigt.
Il a un sourire tellement étrange... Comme s'il voyait une de ces brumes grâcieuses qui s'enroulent entre les vagues et prennent parfois des formes fantastiques... J'y ai vu des choses, dans ces brumes, des choses disparues et magiques. La fois où j'ai retrouvé le sourire de maman, je crois bien que je devait avoir exactement le même sourire. A la fois extatique et un peu douloureux. Parce que je savais que j'allais tout perdre au prochain souffle de brise et que ça faisait mal à l'avance...

J'ose pas regarder derrière mon épaule pour savoir ce qu'il regarde.
Je préfère imaginer que c'est moi...
Sa main se retire tellement doucement, son doigt glisse sur ma pommette, traçant la route que la larme n'a pas pu suivre. C'est là que je me rends compte que je souris. Pourtant je pleure encore. J'ai encore plein de sanglots qui doivent sortir de moi, des sanglots de peur et de désolation... Mais plus de honte et plus de gêne. Ca, ça s'est envolé...

Le temps reste lent, encore...
Un temps étrange qui glisse tout seul, mais une sorte de temps magique, trompeur, qui donne l'impression qu'on pourrait revenir en arrière ou prendre trois chemins à la fois. Comme si au lieu d'être une ligne rigide, une paire de rails maussades et pleins d'interdits, il était devenu une plaine immense pleine de collines ensoleillées et de vallons cachés sous les arbres... Un paysage sans fin à parcourir, à survoler à ras de l'herbe ou au milieu des nuages... Un temps où tout est devenu possible.

Alors moi j'en profite, de ce temps des possibles. Je tends les bras et j'avance un genou, je me rapproche, je me laisse glisser sur une pente de temps, juste à côté de la main qui tient la larme, le long du bras qui porte la main, jusqu'à l'épaule qui lève le bras. Dans le prolongement de l'épaule il y a une large poitrine d'homme bien solide, bien chaude derrière les vêtements mouillés. C'est tout doux de s'y cacher, de m'y faire toute petite, et c'est bien fait en plus, il y a un cou juste là où mon front arrive, pour l'y appuyer. Les bras bien repliés pour me lover dans la chaleur qui commence à traverser la mer restée dans les étoffes... Une belle chaleur d'homme bien solide... Je vais pouvoir y déposer mes petits sanglots, elle ne craint rien, cette chaleur-là, c'est de la vraie, de l'inépuisable... Elle va en sourire, de ma peur qui s'échappe en eau... Sourire... Est-ce qu'elle aura le même sourire que lui, là-haut ? Un beau sourire doux et un peu perdu ? Non, cette chaleur-là elle a un sourire qui rassure, pour me consoler de mes ailes imbibées, et me dire qu'il suffit d'un feu et de quelques heures pour qu'elles soient aussi belles et aussi légères qu'avant...
Aussi belle et aussi légère qu'avant...

Tiens, le temps a redémarré...
Ca doit être parce qu'il a trouvé un nouveau rythme.
Boum-boum, boum-boum...
J'aime bien cette musique...

Est-ce qu'il sourit toujours à la brume ?
...
Pas envie de lever la tête encore.
Trop bien, là...
Et puis quelque chose me dit que lever la tête trop tôt, c'est remettre trop vite le temps sur des rails...
Et j'aimerais me débarrasser de mes pleurs, avant ça...
Fyria



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MessageSujet: Re: Rivages...   Mer 24 Sep - 0:22


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Las des mots tant désirés, je les perds, j’en oublie l’usage, je murmure des mots qui ne veulent rien dire, qui se mélangent pour ne rien enfanter, même pas ce bout de phrase qui m’échappe. Tristesse et vin, le mariage parfait de deux parfums parfois amers, parfois divins, mais les mots se cherchent et ce soir, la mer a dessaoulé le marin ivre, au bord de l’eau, sur ce rocher froid, les mots coulent sans que j’en attrape le chant.

J’ai cette petite chose collée sur la poitrine, son menton qui chatouille mon cou, cette boule de tendresse qui effraie mon cœur, il palpite un peu et puis se cache, il cherche son rythme, celui qui fera son chemin sans déranger, sans que ses cahots ne la fassent sursauter parce que lui et elle, ils ne savent pas encore s’entendre.
J’ai cette chanson dans la tête, cette voie de femme qui lamente une mélodie sans fin, inlassablement douce et belle, et pourtant, la tristesse oppresse ces mots que je pourrais prononcer et qui restent là, éperdus de sens auquel je voudrais les attacher, mais je ne peux pas, je n’y arrive pas, et les mots se perdent, une sale habitude que j’ai, d’oublier le panache du verbe dans un placard à balais.

La nuit a changé sa couleur, le rire de sa lune ne met fait plus sourire, son éclat n’éblouit plus les vagues qui se rompent dans l’âme, la mienne esquintée, abîmée par le temps d’avoir été, ce temps passé à comprendre l’hier, ce qui aurait du, ce qui n’aurait pas du et j’ai perdu son fil, le temps qui passe et qui ne me le pardonnera pas.
J’imagine une tempête au creux des vagues, dans l’âme, les bleues se sont accumulés comme la mer bave son écume sur la crête des rochers. J’y vois ce que d’autres ne voient pas, parce que j’ai laissé la marée haute pour ne jamais montrer ce qui cache son repli.

Je ne suis pas marin, je ne suis jamais monté sur un bateau et sa vue me donne la nausée, pourtant je m’imagine Sinbad défiant les caps et leurs tempêtes, et ces marins aux histoires lointaines, si loin que je voudrais être celui qui s’accroche au comptoir en racontant les milles et nuits de sa mer à lui, trinquant, et riant, la barbe rêche, salie de bière et qui bave comme l’écume barbouille la roche.
La mer, les marins qui s’en vont en laissant derrière eux l’existence inutile de leur vie d’avant.
Les voiles des bateaux qui jouent avec le vent comme la fillette avec son cerceau, ces navires aux attelages blancs et lumineux, majestueux et qui fendront la mer quand ils l’auront dompté.

Je suis Cristobal ! Et je vogue sur la Santa Maria ! Ma nef est plus belle que celle de vos rêves, j’y ai creusé le destin que je me suis choisi, de rêve à vous, j’ai fait du mien le rêve de vos fils, et demain, de Las Palmas au cul de San Salvador, j’irai où on trouve les histoires de marin et je raconterai la mienne pendu à un verre de bière, ivre et la barbe salie d’écume de ma mer.
Et puis, lorsque la mer se retirera, j’irai finir mon histoire au fond d’un caniveau, près du pavé et du ruissellement d’une eau douce, pour laver le sel de la mer avant qu’il ronge ma peau pour en faire du vieux cuir.

Oui, je rêve en tenant entre mes bras cette petite chose que j’ai nommé ivre, petit chaperon, parce que j’aime son chapeau et sa couleur, son décolleté qui n’attend qu’un coup d’œil, une éraflure de l’œil sur un balconnet de douceur, juste parfaitement aux rondeur de l’abricot, ce fruit qu’un certain a du oublier de défendre et même s’il l’avait fait, si ce fruit était défendu, et bien tant mieux ! Je pécherais pour mieux goûter sa texture, sa peau ferme et pourtant si fine et fragile. Je tremperais les lèvres dans son jus et je mordrais à pleines dents pour en découdre la chair et en déguster le sucré.

Pardonne moi petite chose, mais le vin est trompeur, il m’a rappelé ces navires que je voulais chavirer et envoyer sous la mer.
Une fois encore, mon histoire n’aura pas fait avancer la nôtre, mais la pause est parfois nécessaire comme au milieu d’une symphonie fantastique, il faut bien souffler un peu pour respirer à nouveau à plein poumon.

Je n’aurais fait que murmurer sans vouloir qu’elle entende.
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MessageSujet: Re: Rivages...   Mer 24 Sep - 20:38


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Le moment est long.
Tant mieux...
L'impression d'être suspendue dans une seule et même seconde qui n'en finirait pas. Tout est immobile. Y'a juste les battements de son coeur, lents...

Il a fermé ses bras sur moi, et moi qui ne sais pas nager, qui n'ai jamais vu le fond de l'eau autrement que perchée sur un rocher de la rive, moi qui ne connais cela que par les dits des autres et les livres que j'ai lus, j'ai l'impression d'être la perle au creux du coquillage... Inerte et douce, doucement luisante, cachée contre le coeur vulnérable de l'animal à l'armure de calcaire, grain de sable vagabond entré là à la faveur du moment fugace où il s'est entrouvert. A la fois en lui, partie de lui, et isolée de lui par des couches de beauté blanche et irisée, dont il m'envelopperait pour se protéger lui-même...

Et là, d'un seul coup je me sens tellement toute seule et tellement triste...
Ca me pince dans le coeur.
Je veux pas être une perle, moi.
C'est beau d'accord, mais on l'enferme dans une petite boîte pour la sortir aux grandes occasions, et tout ce temps là, elle reste toute seule dans le froid.
C'est n'importe quoi ce que je raconte !
Je suis pas toute seule, je suis dans les bras d'un peut-être beau prince échoué, d'un peut-être dieux sous-marin, d'un peut-être sorcier aquatique et étrange... d'un peut-être coquillage qui a peur du grain de sable...

Après tout, je lui ai pas demandé si je pouvais...
Je me suis fourrée dans ses bras comme ça là, d'autorité, profitant qu'il regardait les fantômes de la brume derrière et... et voilà. Même si j'ai bien chaud, j'ai froid.
C'est malin, Fyria... T'en as fait rien qu'à ta tête encore. Si ça tombe il a fermé les bras, juste pasqu'il se sentait obligé, ou un truc comme ça.

Je relève un petit peu le museau.
Il a l'air fâché ?
Pas vraiment.
Juste... perdu. Et triste. Il a les yeux très loin et la bouche un peu amère.
Ben voilà, faut pas chercher...
Il est triste, je suis tout près de lui, je suis triste aussi, c'est forcé.
Ca passe par la peau ces trucs-là, et moi j'ai la peau toute fine...

Et si je tendais un petit index pointu, pour lui retrousser le coin de la lèvre ? Comme ça. Zut, ça marche pas ça retombe. Pas grave, j'essaie encore. Là. Ca a tenu une petite seconde... Il reste même un petit quelque chose. Chuis trop forte de l'index, moi... Je souris. Bon, l'autre côté. Hop. 'core un ptit coup. J'ai un bout de langue qui passe tellement je m'applique. C'est qu'il faut pas lui faire n'importe quel sourire, non plus. Il faut un sourire qui lui aille... Pas trop large, pas trop crispé, pas trop étiré. Un sourire qui reste doux, pour aller avec le reste du visage. Pas facile avec une seule main, en plus je vois pas bien.

Hop, je me redresse un petit peu, tant pis pour le bien chaud, je le retrouverai plus tard. Face à lui c'est plus facile. Lui abaisser un peu le visage comme çaaaa, là parfait. Un index côté gauche, un autre côté droit, chatouiller le coin des lèvres. Bien mieux... En plus comme ça je peux aller aussi jouer avec son front, petites caresses, ça adoucit, ça lisse, ça rend plus jeune, plus beau, plus léger, le front lisse c'est le secret de l'éternelle jeunesse. Et maintenant qu'il me regarde je vois tout de suite ce qui ne va pas. C'est le coin des yeux, évidemment, pas les lèvres, les lèvres c'est seulement l'écho. Il a du bleu au coin des yeux. Ca ça se gomme avec autre chose, mais faut être très délicat, une plume de baiser, le plus imperceptible du monde, un à gauche, un à droite, là où la paupière s'enfuit vers la tempe... Quand on voit de la tristesse là, il faut tout de suite la boire. C'est un peu amer mais ça passe vite, alors qu'au coin des yeux ça s'accumule et ça fait plein de dégâts.

Voilà.
Je me recule, je souris, je regarde tout mon beau travail.
Il est encore plus beau maintenant, avec un fin sourire et le front jeune et les yeux tout légers des coins, dégagés.
Chuis une artiste dans mon genre !

Oui mais une artiste mouillée dans la brise de mer la nuit, ça...

Ca frissonne de partout !
Qu'est-ce que vous pensiez, tas de vilains ? Sisisi, vous l'avez pensé, y'a eu de l'égrillard dans votre lecture, j'ai tout senti ! Recommencez pas !

Frisson, donc.
Un grand très long qui secoue même les cheveux.


J'ai re-froid !

Petite voix plaintive.
Mais je vais pas me remettre dans ses bras sans lui demander si je peux, je vais pas le faire, pas folle la mouchette, pas deux fois la même connerie non plus !
Par contre, si je regarde sur la plage là-bas y'a plein de bouts de bois bien sec au-dessus de la ligne des vagues. Grand sourire.


Un gros feu, ça vous dit ?

J'allais me remettre debout d'un bond, mais j'ai oublié... Ca glisse, et j'ai les ailes en bouillie... Vaut mieux pas, en fait, le bond... Mordillage de lèvre inférieure embarrassé...

Vous voulez bien m'aider ?

Penaude et enjôleuse ?
Ben quoi...
Faut bien que je le persuade...
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MessageSujet: Re: Rivages...   Sam 27 Sep - 0:18




Au cœur des nuages, il existe un monde parfait. Le coton taquine la rosée du matin d’en haut, la haut tout la haut dans ces nuages, si légers, si malléables qu’on pourrait y dessiner des figures, y cacher un sourire pour mieux le dévoiler en soufflant sur un nuage et puis griffonner des bêtises dans celui ci, plus gros, plus rond, plus bougon.
Dans l’autre, celui qui se trémousse avec l’air un peu bête, on pourrait se jeter dedans à cœur perdu. On serait pas déçu, c’est un matelas de douceur et de blancheur, et même avec son air bougon, rond, tout rond et tout gros comme un ventre de papy sympathique, un qui rit quand on fait des bêtises.
Et puis après, un vent casse pied viendrait semer le désordre, faire de ce nuage ventru des petits bouts de nuages moins bougons, moins gros, mais très drôles ! Alors, on jouerait à saute-mouton et on se péterait la gueule sur le plancher du ciel, on se redresserait d’un nuage à l’autre et on rirait à s’en faire pleurer.

Et je rie de sa langue pincée entre les dents, de ce sourire qu’elle modèle sur mon visage un peu triste, un peu parti dans les affres du vin et de la lune, cette garce qui n’en fait qu’à sa tête et réveille la nuit ou bien trouble un sommeil de rêves déshabillés.

Si tendre, que j’ai envie de fermer les yeux et oublier, oublier tous les cons qui ont oublié de faire le con, et m’enrouler, devenir aussi petit qu’elle, une boule dans le creux des bras, juste posée sur ses genoux et son ventre, et qui cherche, qui cherche à petits coups de tête comme le chiot cherche la main, celle qui caresse et décoiffe.
Si belle, que je voudrais mordre sa lèvre pour qu’elle se fâche, juste un peu, un tout petit peu et puis qu’elle sourit ! Parce qu’elle a le sourire du nom d’une gomme, une gomme à mâcher ou à effacer les maux.
Si croustillante, que je deviens puéril, un enfant sur la braise, le feu dans les jambes et la tête qui file à cent à l’heure, une minute pour une bêtise, une heure pour un ballet de bêtises, mille étincelles dans les yeux qui pétillent mieux que les étoiles et leur présence insolente, même quand on les veut pas, elles nous collent au plafond, araignées de nuit.

J’hésite entre le chemin des écoliers et l’école buissonnière, grimper sur la rampe et jouer les équilibristes, tomber et se relever le nez couvert de boue, mais c’est pas grave, après on se mettra la tête dans la bassine avec les canards en plastique.

Quand elle me touche avec sa petite voix guillerette, je tape sur son chapeau, juste au-dessus du front, sur le rebord qui lui voile les yeux, maintenant.
Et je saisis sa main, je cours, j’enlève cette nymphe aux yeux des fugues et des bêtises, celles qu’on fait fondre sur la langue et qui piquent les papilles.
Je cours comme un dératé, parce que derrière nous, y a forcément un méchant, c’est comme ça dans toutes les histoires d’enfants qui se racontent des histoires pour se faire croire.

Je cours et je glisse, mais je tiens sa main ou bien c’est sa main qui me tient et me retient, ou peut-être que c’est elle qui a saisi ma main et qui m’entraîne vers le sable tiède, plus chaud que la roche froide qui tient tête aux vagues.
Moi, je serre sa main, fort, si fort, petit chapeau rouge.

« On va le faire ce feu, et il crèvera le ciel de la nuit et ses flammes iront jusqu’en haut brûler le derrière de la lune. Elle m’énerve la lune à briller quand je voudrais qu’elle se taise.
Et si les autres sont pas content, on foutra le feu au port.

Viens petit chapeau rouge, on va allumer les brindilles, et on y jettera nos foulards usés pour voir leurs couleurs gravir les flammes et aller là haut, dans ce monde parfait où il n’y pas de couleur.

On dansera autour du feu, tu seras la squaw et moi le chef indien, et je dirais « hug » parce que je sais pas dire autre chose, mais on s’en fout, on se comprendra devant le feu qui emporte les couleurs de nos foulards.
Allez viens, demain on sera de nouveau grand. »
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MessageSujet: Re: Rivages...   Ven 3 Oct - 19:50

Il est fou à lier. Ou alors c'est moi. Je sais plus trop.
Le pétillement des yeux qui me récompense, le sourire qui tient, et mieux que ça, qui se creuse, qui s'ouvre et qui s'envole. Et l'instant d'après, c'est moi qui m'envole, au bout d'un bras tendu, d'une main serrée, d'un rire qui fait du bien comme après qu'on ait pleuré et qu'on respire à fond.

Je sais plus où j'en étais de mes histoires de prince perdu en mer ou de sorcier des profondeurs, j'ai tout oublié dans un tourbillon de mots et de notes qui s'emmêlent, de mots pour rire et pour chanter, une autre sorte de musique, plus chaotique et teintée de folie douce, de folie tiède, bienfaisante. C'est comme si j'avais plus besoin de belles histoires pour colorer le monde, parce que le monde prend des couleurs de rêve sous ses doigts. Les rochers sont des dragons et nous dansons sur leurs dents acérées en riant parce qu'on leur échappe, à ces lourdauds de reptiles plantés dans le sable, trop lents, beaucoup trop lents pour nos pieds légers et véloces. La lune est un lustre de cristal au coeur blanc, et chaque facette des pendeloques qui se choquent sous le vent de la nuit lance une étoile au plafond noir, si loin au-dessus de nous. Le sable est un tapis de velours épais où je fais ma révérence au Roi, sourire haletant d'avoir trop ri, jupe pincée entre deux doigts, et le tas pitoyable attaché à mes épaules est une cape de brocard et plus un fatras d'ailes engluées d'eau. D'ailleurs j'ai même pas cette douleur déchirante à le traîner après moi, ce lourd manteau, je l'ignore, et la douleur, je lui ris au visage, c'est facile, il suffit de le suivre lui, de rester nouée à son poignet, pour sentir le rire couler dans son sang, sous mes doigts.... Le sortilège...

Il est puissant, le sortilège, je ris toujours alors que je trébuche, les jambes cassées par le poids de l'eau qui voulait me manger tout à l'heure et qui pèse dans mon dos, rancunière. Je ris alors que je halète, épuisée, tombée à genoux dans le sable, toujours cramponnée à son bras. A côté de moi c'était un arbre ou deux que la mer a volé au rivage et lavé longtemps dans ses eaux, et rendus à la terre un jour de tempête, pour qu'ils soient aussi haut sur la plage, enchevêtrés l'un à l'autre de toutes leurs branches tordues. Des branches blanches comme des bouts de squelette qui se dressent vers la nuit, bout d'os sinistres et plus secs que des coeurs de vieilles filles, c'est encore un monstre et il veut me manger. Et je crie en roulant entre ses mâchoires, dans le creux de l'espace sous les branches, espace vaste où il se tiendrait debout, lui, si il voulait venir me sauver. Je roule, le sable me colle dessus, et je rigole, je m'en fous, ça griffe et je rigole encore plus, j'ai mal au dos, c'est pas vrai j'ai même pas mal au dos, parce que je suis une grande magicienne et que j'ai pas peur des monstres de bois.
Regarde !
Je crie bouh ! en écartant les bras, agenouillée au centre du grand creux sous la voûte clairsemée de branches-squelette, je souffle fort, d'un coup, et le bois s'enflamme en un millier de petits points. Mille petites lampes qui s'allument tout autour de moi, et elles dansent dans la brise de la nuit, elles s'élèvent, elles me réchauffent, et je ris encore, je ris d'épuisement et de bien-être, et je ris parce que je suis très fière de moi, c'est très beau ce que j'ai fait, ce toit de feu en coupole. C'est vrai, pourquoi on met toujours le feu par terre ? Il est si beau, là, le feu, contre les étoiles.


Tu viens ?
C'est beau, viens !
Et attrape mon chapeau en passant !


Et je tends la main, impatiente, viens près de moi sous la coupole de feu, c'est pas tout les jours qu'on se sèche dans le ventre d'un monstre, ça ne se rate pas !
Fyria



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MessageSujet: Re: Rivages...   Sam 4 Oct - 0:37


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Ce soir, c’est la danse des cœurs malades, la rêve partie des corps mourant, le basson qui frappe sur le tympan et résonne un air de reviens-y, le glas des tourments pour un moment de paix, une partie de rires et de larmes, la fin de rien et le début d’un autre air, celui qui chante et fait sourire les dames, cette petite dame au chapeau rouge et au sourire de séraphique, cette petite chose qui glisse sur les roches avec l’aisance d’une vague, et puis qui joue avec le ciel et voulant attraper la lune à bras le corps.

Oui, petit chapeau rouge, ton feu de flammes est plus beau que les feux de la rampe.
Regardes ses flammèches grimper la haut, regardes-les jouer à la courte échelle, encore un peu, et c’est le cul de dame la lune qui prendra feu.

C’est beau la lune dans l’œil d’une demoiselle, c’est encore plus beau si le sourire a pris ses marques au coin de ce regard qui flambe et brille, si fort, si haut... C'est mal d’oser la regarder sans baisser les yeux !
Pourtant… pour un regard en coin, un peu du sien, un tout petit peu du sourire de la lune dans son œil, ça vaut la peine d’être montré du doigt et châtié, parce que les jolies choses, faut toujours les regarder sans sourciller, sans s’éventrer le torse en plantant son menton par pudeur ou parce qu’on nous a dits qu’il ne fallait pas regarder les gens en tirant la langue. Mais ce soir… ce soir je tire la langue et je bade devant la lune qui s’évade dans ses yeux, et puis qui refait le chemin à l’envers, pour une fois, une toute petite fois, ce soir, la lune a perdu sa pendule dans le regard d’un petit chapeau rouge.

Quelle pochetron, la lune, ce soir.

Je prends le chapeau rouge et le pose sur ma tête, et puis, jambes serrées, les bras le long du corps, je mime un militaire un peu idiot, un peu trop serré dans son habit de guerre et de défilé. Je ramène la main sur la tempe, mais je ne ferais pas ce salut imbécile, je prendrais le chapeau pour en faire un salut de prince, celui des mers, échoué sur un bout du monde, un morceau de plage ou crépite un feu de joie, loin des bûchers et des échafauds des Satans de l’inquisition.

Je te salue belle princesse, toi aussi ton nom s’est échoué sur les boulevards des mers du sud, dans le sens qu’on a pas envie de prendre à l’envers, par l’envers du décor, par le biais des fois, le chemin des Ecoliers, ce chemin qui tisse sa toile dans ton regard où la lune danse au rythme des flammes.

Je balaye une fois encore le vent des mers du sud, d’un geste ample et puis, je repose le chapeau sur le haut de mon crane, je cligne des yeux polichinelle, pour enfin me précipiter dans le cœur du brasier, à cœur perdu, tout près de ce regard plein de la lune, et il fait chaud ici, je m’y blottis, je me colle à son habit de rouge et d’ailes, je ronronne à son oreille des mots sans phrase, des petites choses sans importance, juste pour le plaisir de ne rien se dire, pas ces mots inutiles en tout cas.

« Dis-moi, dis-moi qu’il ne fera plus jamais froid, que le monde ne sera plus glacé et que les gens ne seront plus jamais des voisins sans visage.
Dis-moi, racontes-moi la lune qui voyage dans l’iris de ton œil, pourquoi sourit-elle comme elle n’a jamais rit avant. »

« Connais-tu l’histoire de ce marin ivre, mort pour rien, échoué sur une rive, au bord de l’eau qui salait son habit bariolé ?
Moi non plus, alors racontes-moi la lune ! »
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MessageSujet: Re: Rivages...   Mer 8 Oct - 22:07


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[sorry, je l'ai pas écrit sur cette musique là, mais Deezer m'a lâché sur ce coup ^^ En principe, c'était "la luna", du même auteur... et méfiez-vous, celui de Deezer c'était pas le bon ^^]


D'accord !
Alors pour commencer je m'installe, à genoux bien droite, j'étends les bras, j'attrape les membrures du haut pour étaler mes chiffons d'ailes, les déployer, qu'elles sèchent. J'ai une petite grimace désolée quand même, ça a être un de ces boulots de les repasser ! Enfin soit...

Bon, à ton tour !
Tu t'allonges comme çàààààààà !
Si, si, j'insiste !
Et puis tu mets ta tête sur mes genoux comme çaààààà !
Voilà !
Comme ça tu la vois, la lune, à travers les branches qui flambent.
On n'est pas bien, là ?
Moi je dis, on est un peu au paradis...

Alors, la lune !

Donc, la lune, avant d'être blanche et ronde comme une des fesses de Dieu, était une jolie dame à la peau de porcelaine. Ses cheveux étaient des fils de nuage, noirs et argentés, longs et doux. Elle se promenait dans le ciel la nuit, elle n'aimait pas qu'il y ait d'autre lumière qu'elle, la lune. Elle devait être un peu pétasse...

Un jour, elle regardait en bas. Justement elle passait au-dessus d'une plage comme celle-ci. Et elle vit sur la plage un corps blanc étendu. En fait, c'était un prince comme toi, il était tombé d'une falaise, il avait trébuché sur un chagrin d'amour, c'est traître ces machins-là... Il avait flotté dans les bras de la mer, mais la mer l'avait trouvé si beau qu'elle n'avait pas pu le noyer... Le problème c'est qu'elle avait d'autre chose à faire, elle devait le porter, lui, et porter des tas de bateaux, et creuser des falaises, et remuer des petits cailloux, et cacher les petites poissonnes malicieuses qui fuient les grandes dents des requins. On ne se rend pas toujours compte, mais être mer, c'est un tas de boulot !

Donc, la mer, elle était bien emmerdée. D'une part elle ne pouvait pas détourner son attention du beau prince, et d'autre part elle ne voulait pas s'en séparer non plus. Alors, elle l'avait déposé sur la plage, un petit moment, en se disant qu'elle reviendrait à chaque bout de vague le caresser un peu. C'est ça qui est bien avec la mer, c'est que des fois, elle se contente de peu...

Seulement voilà. La lune, elle voit le beau prince, et tout de suite elle se dit, celui-là, je le veux ! Alors elle descend du ciel et vient marcher au bord de la mer pour regarder le beau prince de plus près. Il était endormi, il avait bu un peu trop de mer avant qu'elle le ramène en haut du côté du ciel, et puis une histoire de coup sur la tête aussi, je crois. Donc elle est là, la lune, infiniment belle, et elle prend le beau prince dans ses bras pour l'emmener plus haut sur la plage et pour l'avoir pour elle toute seule.

Seulement voilà, dès que le corps du prince s'éloigne de la mer, elle le sent. Et là elle est pas contente ! Pas de ça lisette, c'est à moi, ce morceau-là ! Je me le gardais pour mon quatre heures ! Alors elle envoie une énorme vague pour récupérer son prince ! Evidemment, la vague, elle rattrape le prince, de un, mais elle chope la lune en même temps !

Et là, c'est la bagarre, un truc de fous !!!!
La lune et la mer commencent à s'empoigner, la mer qui essaie d'écraser la lune sous plein de paquets d'eau, la lune qui arrache plein d'algues au fond pour lui faire mal aux cheveux et qui s'attaque à ses petits poissons pour la foutre en rogne ! Effroyable. Plein de bateaux coulent, oubliés, et des villes entières disparaissent ravagées par l'eau.

Et pendant ce temps-là, ces deux furies, elles ne se rendent pas compte que le prince, ben il a coulé. C'est con, hein ? Elles sont tellement occupées à se le disputer qu'elles oublient qu'il n'est pas comme elles, lui, il est plus petit, fragile, et qu'il a besoin d'air dans les poumons, pas d'eau...

Alors il se noie, le beau prince...
Et quand la lune et la mer s'en rendent comptent, elles restent là toutes connes...
La mer devient toute plate de honte.
Et la lune, sur le bord, elle est tellement désolée, tellement triste... Elle tripote des petits galets blancs, tu sais, comme celui-là, regarde, tout rond, un peu piqueté, roulé longtemps par la mer...
Et elle se dit que le beau prince qui aurait du se réveiller, il est au fond de la mer, lui aussi, et que ces os deviendront des petits galets blancs...
Et alors elle pleure.
Regarde ce caillou-ci, il est transparent, c'est une larme de lune arrivée sur le bord.
Et la mer essaie de lui dire que c'est pas sa faute à elle toute seule, qu'elle aussi elle a oublié de le tenir... Mais la lune est inconsolable... Elle l'avait trouvé tellement beau, ce bout de temps où elle l'avait tenu, tellement douce sa peau dans ses mains... Peut-être qu'elle était tombée amoureuse de sa bouche entrouverte et de ses cheveux comme de la soie... Et la mer aussi, tu sais, elle était tellement triste, ses vagues toutes lentes pour le bercer, même si c'était trop tard...

C'est là que la lune et la mer sont devenues amies, en fait...
La lune est retournée dans le ciel. Mais c'est plus une belle dame aux cheveux de nuage, elle a choisi de devenir un petit caillou blanc et rond, avec des petites taches dessus, comme les galets de la mer...
Et la mer, elle, elle se tend vers la lune pour la consoler, elle fait le gros dos pour lui dire qu'elle est pas toute seule à être triste... Evidemment, elle pleure toujours, la lune, elle pleure dans la mer, et c'est ça les taches de lune que tu vois sur la surface de l'eau. Et la mer, elle, pour ne pas être en reste, reflète les larmes de lune vers le fond du ciel...
Et ça c'est les étoiles...

Elle est jolie mon histoire, hein ?
Je suis forte en histoires, moi...
...
Tu trouves qu'elle est trop triste ?
Si tu veux, je change, hein !
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MessageSujet: Re: Rivages...   Sam 18 Oct - 0:36

Ton histoire, elle est à dormir debout !
J’ai failli foutre le feu à mon pantalon et j’ai la mâchoire qui se déboîte à force de bailler.

C’est pour les gosses, et à en croire les deux petites formes rebondies qui squattent ton balconnet, on a passé l’age de ces histoires là.

Moi, j’en connais une d’histoire, une histoire de grands, de ces gens ordinaires qui se croyaient trop grands et qui se sont brûlé les ailes à force d’y croire.
Je connais cette histoire oui, celle de cet amusant personnage au panache blanc, Phénix à l’habit de couleurs, de l’arc-en-ciel ou au teint sombre et sans cœur, aussi noir que la peste, le choléra en prime de sujétion, blanc à temps perdu pour un regard, rien que pour un regard.
En deux claquements de doigt ou en croisant les talons, il saluait, il allait de courbettes en estocades, bille en tête, sourire aux aguets. Le regard vitreux, il le gardait dans sa besace pour les soirs où seul son reflet lui tenait chaud.

Il fut le maître des saltimbanques, les sans toit, les sans loi, les marginaux qui badaient, qui jouaient du pipo ou du gourdin, c’était selon l’humeur, et l’humeur, elle était souvent à la fête, au vin, à la chair.
A la nuit, à la lune, ils chantaient et buvaient, et puis dansaient pour faire durer jusqu’au pincement du rayon de soleil entre les branches d’un saule ou d’un chêne.

Le jour, la troupe ne faisait pas grand chose, elle tenait des spectacles pour ces messieurs trop gras et ces dames trop arrogantes. Le vol était si facile quand on a le sourire et le regard qui pétille.
Et ils volaient, détroussaient tous ces adipeux, ces trop pleins, ces sans cœur.

On dit d’eux, qu’ils ne brandissaient que leur amitié, celle qui les unissait tous sans réserve, sans avoir à se mentir.
Je crois que c’est un chemin à prendre.
Sauf que la jalousie est une vraie plaie et qu’elle les a frappé plus d’une fois.
Décriés, hués, à chaque tournant, on les attendait.
Mais, d’autres les ont aimés. C’est ceux-là qu’il faut entendre, non ?

Lui, le patron des saltimbanques, portait un nom venu d’on ne sait où, un nom d’emprunt, un nom de passage, un nom de paltoquet ou de clown un peu trop prétentieux.
Il l’aimait sa famille d’adoptés, il aimait briller aussi, et plus d’une pie ont voulu voler son âme, sauf que son âme ne tenait qu’entre ses mots et qu’aucune ne l’a compris.
Au fond, il était seul et ça, personne ne s’en doutait. Faut dire qu’il ne montrait jamais ce revers et qu’il s’évertuait à faire croire à sa force.
En tout cas, c’est ce qu’on raconte, c’est ce que disent ceux qui ont croisé ce personnage étrange.

L’histoire raconte qu’il y a le décor, ce qu’on voit, ce qui flatte et qu’on aime à flatter par retour, par politesse, un geste simple, une générosité posée sur l’avant bras. Et puis… et puis, il y a l’envers du décor et là, il n’est plus question de poésie ou de refrain fredonné, d’air sympathique et courtois, de force tendue au bout du bras, une main ferme, un poing serré, dressé et jaillissant vers le ciel en gueulant qu’on a que faire du reste, que le reste n’est que foutaise et qu’on s’en fout du reste, même si le reste, c’est ça que les autres n’ont jamais vu.

L’homme au panache blanc, au verbe taquin ou acerbe, enjôleur, charmeur, c’est ce qu’on voulait qu’il soit non ?
Et c’est ce qu’il était, un menteur, un marionnettiste pris au piège de sa propre création, le pantin qui devint le maître, oubliant qui agitait les ficelles.
Mais, lorsque la nuit s’est écrasée, lorsque les sangsues sont venues piquer la peau, y creuser le sillon du sang, lorsque ces vautours ont décharné l’essence de cette amitié si jalousée, alors la faute lui incombait, il s’est perdu, il a eu mal à en crever, il a hurler dans le silence des nuits, seul pris dans la spirale de son pantin devenu son propre poison.

Comprends-tu cette histoire ?

Il a disparu, bouffé par le temps.
Il a fui au début et puis, de jours en jours, il n’a plus eu à se cacher, le temps s’est chargé de réduire au silence les langues de vipères.

Tu veux la suite petit chapeau rouge ?
Alors caresses-moi dans le sens du poil avant qu’il ne se hérisse.

Tout à l’heure peut-être, laisse moi le temps de respirer l’air du lointain.
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MessageSujet: Re: Rivages...   Dim 26 Oct - 19:38

Ouais ben je l'aime pas ton histoire, je préfère la mienne.
Mon histoire à moi, elle sent le pas vrai, le conte, le il était une fois. Du coup les malheurs dedans, ils restent dedans, et ils ne touchent pas le dehors, ils ne me touchent pas moi.

Ton histoire, elle sent le presque vrai.
La mienne était juste une histoire triste.
Celle que t'as racontée toi...
Je l'aime pas. Je la comprends pas. Je veux pas la suite.
Toute façon t'as boudé la mienne, elle était jolie pourtant.
Alors prout, garde pour toi la suite de ton histoire, de toute façon je l'entends pas, j'ai les mains sur les oreilles et je fais TATATATA très fort.

Ou alors débrouille-toi pour que la suite soit moins triste.
Là je veux bien.

Tu vois, tu m'as fait pleurer.
C'est pas gentil.
Tout à l'heure je pleurais pasque j'avais eu peur, c'était rien.
Et là je pleure pasque je suis triste, c'est malin, tiens !
Alors qu'on s'amusait bien, que j'avais fait un beau feu et tout.
T'as de la chance que mes ailes sont pas sèches, sinon je m'envolerais et je te planterais là avec tes histoires qui font le coeur gris et qu'on sait même pas pourquoi, juste que c'est gris quand tu racontes.
J'y comprends rien, c'est comme ça c'est tout.

Puisque c'est comme ça j'te vire de mes genoux et je vais plus loin dans mon creux de sable avec des flammes au-dessus, faire des étincelles pour moi toute seule avec le bout de mon doigt.
M'en fous je veux rien savoir, t'as qu'à inventer une suite qui fait sourire.
Et puis pas question que je te caresse les poils, non mais.
Les cheveux, à la limite.
Mais les poils ça fait intime, et après tout j'te connais pas.
La preuve, je croyais pas que tu me ferais pleurer...
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MessageSujet: Re: Rivages...   Jeu 6 Nov - 1:15

Ton air, il est plus triste que mon histoire, mais je l’aime bien quand même parce que c’est beau et si c’est beau, si ça fait frissonner le poil sur le bras, se redresser le grain de la peau et si la chair de poule chatouille jusque dans le cou, alors ça vaut la peine qu’on l’écoute.
Au fond, tu n’es pas si gaie que ça, et si tu allumes des feus sur la plage c’est pour faire croire que.
Mais voilà, tu me tromperas pas et c’est pour ça qu’on s’est rencontré ici, sur cette rive où s’échouent ceux qui devaient se rencontrer, ceux dont le destin ne fait pas seulement que se croiser, parce que ton destin et le mien sont liés, ne t’en déplaise gamine, aussi vrai que je dégraferais ton décolleté… Parole !

Il est temps de laisser les gamineries sur le sable, bac et seau, pelle et pioche, il faut te relever et effacer cet air grommelé de ton visage, ça fronce ton petit nez et c’est pas comme ça que je veux déposer mon premier baiser sur tes lèvres.

Ne fait pas ta pincée, tu sais que c’est ainsi et ainsi nous finirons dans les bras l’un de l’autre, c’est écrit, je sais pas où, je sais pas dans quel cahier, mais c’est écrit à l’encre de chine pas de la sympathique, de la vraie pure et sans faute, noir, nuit de chine, viens dans mes bras petit chaperon, que je te raconte l’histoire qui nous colle à la peau, pas celle qu’on raconte dans les livres pour enfant ou pour les malheureux des sensations à grand public et à grande d’eau de larmes.
Non, notre histoire s’écrit maintenant et depuis toujours, jusqu’à demain, après demain et au crépuscule de nos vies.
Tu n’y peux rien, tu ne changeras pas le cours des choses.
Tu deviendras peut-être une Arlequino, mais je dois te prévenir, dans la famille Arlequino, il n’y a pas de gens bien, il n’y a pas de prière avant le repas ou bien, c’est une prière pour remercier tous les saints crétins qu’on aura dépouillé.

Je suis Arlequin, Arlequin de la famille Arlequino et je suis une fripouille, une petite frappe, un voleur, un moins que rien pour certain, et je m’en fous !
Je ne suis pas de ceux qui se coincent le derrière dans des pantalons moulés, trop serrés, trop étriqués pour moi, pour ma soif, mon avidité de liberté et ma faim de te culbuter.
Je ne mets pas des habits du dimanche pour aller servir la soupe à la messe, et si je le fais, ce sera pour détrousser les prieurs des dieux, un dieu de plus ou de moins, quelle importance au fond, l’essentiel est de marcher libre et sans contrainte, heureux, le bec en l’air, le nez pointé au ciel et l’œil qui regarde sans baisser le regard, les mains dans les poches à se titiller la piécette.
Et tu vois, là, par ce chemin que nous foulerons le nez en l’air, c’est là, exactement là, où on ira se rouler dans l’herbe sans avoir le dégoût stupide de se salir, parce qu’on aura mieux à faire, petit chapeau rouge, tu vois le tableau ?

Viens !
Relèves-toi petit chapeau rouge !
La nuit s’épuise et on a un destin à tracer, des royaumes à voler !
Sent, renifle !
Sens-tu ces ailes te pousser dans le dos ?
Je suis bête, les ailes, tu les as déjà.

Prend ma main !
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MessageSujet: Re: Rivages...   Ven 7 Nov - 17:29

Nan nan nan pas question !
Je veux dire, pas question de me rouler dans l’herbe !
C’est comme ça qu’on se froisse les membranes !
C’est vrai quoi, c’est encombrant… Bon, c’est déjà moins moche maintenant qu’elles sont presque sèches, je te l’accorde, mais reste que ça me ferait mal, quoi… T’as quand même pas envie de me faire, mal, si ? Un petit peu ? Bon d’accord, rien qu’un petit peu.

Tu vois je préfère infiniment te voir te planter sur tes pieds, malgré tes vêtements froissés et tes cheveux mouillés, que de te voir passer cette lueur grise dans les yeux comme tout à l’heure. Toi tu dis que c’est beau quand c’est triste, moi je dis que je préfère quand c’est joyeux, léger et vibrant. Question de tempérament sans doute. Je suis un papillon. Regarde…
Tandis que toi, sous tes airs gouailleurs et tes allures de vaurien, tu le caches bien, le poète aux yeux tristes… J’ai failli le rater. D’ailleurs il aurait mieux valu que je le rate, sans doute, parce qu’il m’a pincé au cœur. Je te vois d’ici te marrer et prendre tes airs de chat qui se prépare à croquer de la souricette bien tendre et bien juteuse… oui, probable qu’Arlequin de la famille Arlequino a coutume de pincer les tétons des demoiselles … Je ne sais pas comment se nomme le poète sous le masque, mais il a pincé plus profond. Et aussi plus vaste. Ben oui. J’ai un grand cœur, mais j’ai des tous petits tétons.

D’accord, d’accord, je viens ! J’arrête de bouder ! Puisque tu as masqué le poète, je veux bien sourire et faire comme si j’avais pas eu mal ! Tu vois, même pas un reste de crispé dans le sourire ! Du beau du franc, du grand sourire bien lumineux ! Et puis je veux bien sauter sur mes pieds aussi, et puis prendre cette main tendue, et puis ouvrir mes ailes. Tu feras comme si tu voyais pas qu’elles sont ternies et toutes brouillées par l’eau, hein ? Tu promets ? Regarde, elles sont presque sèches, si je les fais vibrer bien vite comme ça ça va…

Oups ! Désolée !
Nan mais je ris, c’est pas ma faute, c’est le vent des ailes, il t’a tout emmêlé les cheveux ! Attends, je vais remettre de l’ordre… Comme ça, en dégageant le visage, en ramenant les mèches en arrière, et puis encore et puis encore et puis… Et puis…

Ca t’ennuie si je laisse mes bras derrière ton cou ?
Je sais pas, j’aime bien…
C’est comme si j’étais un petit collier rouge posé sur ta poitrine, toute légère et précieuse et…

C’est la lune qui te fait ce reflet argenté dans les yeux ? C’est si joli… Et puis d’abord, de quelle couleur ils sont ? J’arrive pas à voir, il fait si sombre… Tu te pencherais un ptit peu ?

Tu…

T’avais pas… t’avais pas parlé d’un baiser ?...

Pasque là il est défroncé, mon nez, ça y est…
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MessageSujet: Re: Rivages...   Sam 8 Nov - 18:46

Je dis que c’est beau quand c’est triste, parce que c’est l’émotion qui est belle.
Ecoute la musique, elle est triste non ? Pourtant elle est belle et elle fait frissonner la peau.
Regarde mon bras, il est couvert de frisson et ça remonte dans le cou, dans le cou…
Ah non, c’est ton bras ça.

Qu’est-ce qu’elle est belle !
Alors c’est toi ma destinée ?
Mon destin, écrit de la main de Dieu sait qui, peut-être un moine de quelque part, un de ces types habillés de robe et avec un drap sur l’épaule.
Vous croyez qu’ils se baladent le cul à l’air ?
Ben, comptez pas sur moi pour leur tourner le dos.

Non, c’est pas un moine qui a écrit ça. Les moines c’est tous des pervers, et elle, je vois bien dans ses yeux qu’elle n’est pas guidée par la perversion, mais son contraire, son opposé, la douceur d’une huile sur la peau, voilà ce qu’elle est, rien qu’une énorme goutte qui glisse tièdement sur la peau et qui vient chatouiller le creux des reins, aimablement comme l’index se pose entre les omoplates et suit la ligne de la colonne, ondulant, osselet après osselet, et qui délivre mille sensations, des tendres, des vertes, des pas mûres, des en feux follets terriblement sensuels, des en traces de limaces, infiniment lentes et douces, des plus vétilleuses comme le bruissement de l’ongle sur la peau. Et puis, s’accrochent aux reins, immensément délicieusement comme…

Deux corps s’enlacent et qui se serrent, le bras autour de la hanche, la main qui s’égare.
Les ventres qui s’étreignent, se touchent du bout des pores, les chaleurs qui se mêlent et s’emmêlent, la tentation entre les cuisses, les lèvres douceurs, humides, bouche à bouche et ce souffle tiède, les yeux fermés sur l’autre, l’un, l’autre… pile et face.

Tip tip…

J’ouvre les yeux lentement, ébloui d’elle j’ai oublié le temps.
Il aura fallu ce merle idiot pour briser notre baiser, ce crétin qui tapote du bec sur l’écorce amer d’un arbre. Je sais même pas quel arbre, un arbre comme un autre, au fond je m’en fous royalement, je retiens mon destin dans mes bras, nos ventres collés, et ma main qui rejoint la sienne pour mêler nos doigts et ne pas se lâcher.

Je recule d’un pas, je sourie, tu as vu ?

Je penche la tête, et puis, sous son oreille, le front dans sa chevelure, je lui dis « chapardeuse de baiser… », je recule et sourie encore, et puis, et puis…
Dieu qu’elle est belle, je ne me lasse pas de la regarder, j’en rougis un peu, j’en frémis aussi, comme cette main maladroite qui échafaude de venir souligner son menton, sa courbe, son arrondi, et qui s’en va assouvie, penaude, à nouveau affamée.

Nous devons partir…
Aller à Lonedonne.
La bas, je t’achèterai une robe, ou bien je la prendrai sur une de ces rombières, mais il faudra qu’elle soit bien roulée.
Et puis…
Je les aime déjà, tes tétons.
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MessageSujet: Re: Rivages...   Lun 10 Nov - 14:28

Où ça un merle ?
Y'a pas de merle...
J'ai rien entendu, moi...
Enfin si, j'ai entendu plein de trucs, des clochettes argentines et des brises d'été, des chants lointains et des rires, et cette musique profonde et rythmée dans ma tête, boumboum, boumboum, boumboum... Un tambour qui résonne sous la main d'un musicien qui aurait bu, parce que parfois, il rate son coup, et le rythme se brise, pour reprendre ensuite... Il a bu, lui ? Et moi, j'ai bu ? On dirait... J'ai le vertige... La tête qui tourne...

Non, faut pas que tu me lâches, hein ! Pas trop vite...
D'abord parce que je suis trop bien...
Ensuite parce que je suis trop bien...
Et enfin, le plus important évidemment, je suis tellement bien que ce serait de la cruauté pure.
C'est doux, c'est chaud, c'est soyeux, c'est tendre, c'est ferme, c'est parfait...
Ca me glisse sur les lèvres et entre, ça joue avec mon souffle trop court, ça valse avec ma langue, ça me sourit contre le sourire, c'est...
C'est beaucoup trop doux.
Et en même temps... je sais pas. J'en sais rien. C'est grand. C'est mâle. C'est un peu râpeux de la joue. Ca sent l'iode et un zeste de vin aux épices. Ca a les bras costauds qui me font toute fragile, ça me fait battre le coeur et sentir un coeur juste en face, et puis battre le ventre, et juste en face, sentir... Sentir que ce vertige aura ma peau si tu ne me serres pas plus fort ! Nan mais c'est vrai, ça ! Je vais tomber dans les pommes ! Je me noyais y'a pas une demi-heure, faudrait pas l'oublier ! Et puis d'ailleurs... Je serais entrain de me re-noyer que j'aurais pas le sang plus affolé...

Et toi tu te recules.
Mais t'es un méchant en fait !
Je tiens plus sur mes jambes, moi, après un truc pareil !!!! Je dois avoir les yeux qui clignotent et le menton qui tremble et le sein qui palpite et les rotules, j'te dis pas l'état de mes rotules... Oui bon, les rotules on s'en fout... Revenons au sein, c'était plus glamour...

Ah...
Oui si c'est pour me chuchoter dans le cou, je te pardonne de t'être écarté...
Surtout si c'est pour chuchoter des petits mots suaves et délicieux, et surtout avec cette voix-là, toute chaude et sensuelle et gourmande et... Pfiiiouuuuh... Non mais je ris tout doucement, c'est nerveux, et puis c'est pasque tu me chatouilles la joue et que j'adore, j'adore j'adore ...

Où ça tu dis ?
LoneDonne ?
D'accord !
Note, tu m'aurais dit la lune j'aurais dit d'accord aussi...
N'importe quoi pour garder me petite main dans ta grande main, mon épaule contre ton bras... Tiens... Mes ailes re-marchent... Hihihi, ça y est j'ai encore ébouriffé tes cheveux... Ah franchement je me sens mieux, pour marcher je suis pas une championne, mais regarde comme je volète bien ! Comme je te virevolte autour en te chatouillant la nuque ou le creux du dos ou le coin des lèvres ou... non. Non non, pas la peine, je garde la moitié inférieure pour... pour la bonne bouche.
LoneDonne, donc !
Eh bien, cours un peu !
Alleeez, cours, tu m'attraperas peut-être !
Hihihi... presque !
T'as eu le bas de ma jupe !
Oooooh !
Tu l'as bien eue, même ! Regarde, tu en as un bout dans la main... Tout mouillé et plein de sable... Raison de plus pour m'en trouver une autre, donc, non ? Une rouge, toute douce et souple qui me rendra plus femme... Une que je mettrait rien que pour que tu me l'enlèves... Je sens déjà tes mains qui glissent avec l'étoffe, et...
Et dépêche-toi un peu, cours, vole !
LoneDonne est trop loin, beaucoup trop loin et la nuit est courte !
Viens vite, j'ai hâte...
J'ai un petit coin à moi caché en haut des toits où on voit toute la ville... Je t'aiderai à y grimper, tu verras, tu y seras comme un prince... Là haut on règne si on veut, on rêve à ce qu'on veut, on oublie tant qu'on veut... On y donne ce qu'on veut donner, et on y prend ce qu'on nous donne... Le seul regard est celui de la lune...
Tu verras...
J'ai la peau qui s'irise sous la lune...
Tu aimeras, j'en suis sûre...
Viens...
Vole...
Vite...
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