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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

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La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 Bonne humeur

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MessageSujet: Bonne humeur   Lun 13 Oct - 19:31

Il est moisi ce bled. J'aime pas. Jdois dire, niveau propreté chuis pas champion, même si, bon, à l'occasion, genre une fois par mois, je me trempe. Mais à partir du moment où les poubelles deviennent vivantes, je dis stop. Ca va bien. Heureusement que je vole, sinon certain que je serais encore collé dans ces saloperies d'immondices. Ou bien en train d'essayer dme sortir le pied de ces bouches d'égoût à la con. Elles m'énervent aussi, les bouches d'égoût, à chaque coin de rue on a l'impression qu'une putain de foire orc avait eu lieu la veille, genre avec matériel à volonté. J'aime pas les orcs non plus, notez, mais même eux sont moins crades que ça.

Pourtant, d'habitude, je suis pas trop genre râleur. Enfin pas contre l'environnement, contre les gens, mais c'est logique puisque les gens sont cons. L'environnement, j'en fais mon affaire, jcompte plus le nombre de fois où j'ai tailladé des branches que je trouvais vraiment trop moches. Ou bien les fenêtre que j'ai éclatées à grands coups de pierres, mais là, c'est encore autre chose, c'est plus pour emmerder le monde que vraiment parce qu'elles étaient laides. Parfois, elles l'étaient, notez, du coup ça faisait double emploi.

Non, en théorie, je gueule contre les minotaures trop cons, les orcs trop cons, les humains qui se croient beaux, les humains trop cons, les elfes vraiment trop cons (si je devais gueuler sur les elfes "juste" cons, j'y passerais ma vie et ça avancerait pas, bref), les nains trop bas-de-plafond, les gobelins dans la lune, et les filles qui se plaignent que je leur pince les fesses. C'est vrai qu'en fait je passe pas mal de temps par jour à gueuler, mais mon père me disait toujours, "tant qu'on gueule, on se demande pas pourquoi on est en train de gueuler", il paraît que c'est un proverbe elfe qui marche avec plein d'autres trucs.

Mais là, ces tas d'ordures que même moi je trouve qu'ils puent, c'est carrément trop la loose, ça devrait pas exister. Jsuis sûr qu'une fois mis dans un emballage convenable, il suffit de dire à un orc que ça va le faire planer pour qu'il se mette à tout racheter. Seulement, ici, je suis le seul à avoir des bonnes idées, et j'ai carrément trop la flemme de les mettre à exécution. J'ai d'autres occupations, moi, monsieur ! Par exemple, je gueule sur les gens. Nan, aussi, de temps en temps, je vole. Surtout les elfes. Les dames. Elles croient qu'un énième mec les pelote, sauf que moi, je suis là pour leur tirer leurs bijoux. Je pelote aussi, faudrait être aveugle ou skeleton pour s'en priver. Après, elles poussent des cris effarouchés, je rigole, et quand je pars revendre tout le barda, on se pose pas de questions et j'ai de quoi me payer des chopes pendant toute la soirée.

C'est ce que j'appelle avoir la belle vie. Belle, mais crade. Putains de poubelles.
Milyo

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MessageSujet: Re: Bonne humeur   Lun 2 Mar - 1:12

[Désolé pour le délai...y'a des choses qui sortent de la tête, parfois Neutral Bref...]

Faut pas croire, mais ces conneries de poubelles m'ont causé carrément plus qu'une paire de soucis. Je dis "carrément plus", parce qu'en fait, j'ai toujours une paire de soucis sur moi. Quand tout va bien, je m'emmerde, et j'emmerde les gens, et automatiquement les soucis reviennent, c'est comme un grand cercle vertueux dans lequel je me plais bien. Et quand vraiment les gens normaux sont trop blasés, ou trop cons, pour me chercher des ennuis, et ben je cherche et je trouve un Tauren, ça rate JA-MAIS. Pas besoin de chiffon rouge ou de coup de pied dans le derche, une fois, y'en a un qui a même voulu me coffrer pour "comportement honteux" parce que je m'étais curé les narines devant lui. Nan, vraiment, les Dieux sont certainement des alcooliques éhontés, mais le jour où ils ont imaginé de mettre des cornes sur le crâne des machins les plus obtus du monde, ils ont eu une super idée. Sans eux, je m'ennuierais souvent. Bref. Je m'égare.

Donc, les poubelles. Ou plutôt, l'absence de poubelles, pour une fois. C'est dingue, mais on s'y habitue, à éviter les couvercles qui volent, à esquiver un poisson à moitié consommé, ou des trucs en caoutchouc remplis de choses dont on veut même pas savoir d'où elles proviennent. J'ai presque un sixième sens à force de rester au même endroit, et des yeux dans le dos. Bon, forcément, de temps à autres, je me bouffe une tartine à moitié consommée, mais c'est que du dommage collatéral.

Seulement, à être toujours aux aguets pour préserver mon peu d'hygiène, et ben j'ai oublié qu'il fallait aussi regarder sur le sol, quand on marche et qu'on vole pas, parce que c'est fatiguant. Remarquez, c'est pas pour la beauté de ses décors ou l'éclat de ses couleurs que je le ferais, c'est plus pour éviter de mettre la patte dans une bouche d'égout qui a la mauvaise idée d'avoir des dents. Tout à l'heure, j'ai dit que les Dieux avaient de bonnes idées. Là, c'en était une franchement mauvaise. A moins que ces bidules se soient développés par sélection naturelle ? Je m'étais bourré la gueule avec un vieux gobelin, Wardinne qu'il s'appelait, et ben il était persuadé de chez persuadé qu'en fait, ces feignasses de divinités avaient mis deux-trois trucs au départ, et qu'elles avaient fait en sorte qu'elles puissent changer. Il disait : "A l'origine...hips...y'avait des trucs qu'étaient super...super intell...hips...ligents et sup...hips...super beaux, mais comme y...gnavaient...tout pour eux...hic...bah un tiers s'est...burp...mis à faire que baiser, d'autres...qu'à se pomponner, et les troignièmes...hic...qu'à réfléchir...zans prendre soin d'eux". En gros, pour donner les zumins, les elfes et les gobelins. Je vous résume, parce que l'histoire s'est étalée sur plus d'une heure, entre les vomissements, les évanouissements et les fois où c'est moi qui m'éloignais pour respirer un peu parce qu'il avait vraiment une haleine de troll. D'accord, il était beurré sur les deux faces de la tartine, d'accord, il a mis trois mois à retrouver le chemin de sa baraque, mais j'aime bien l'idée. C'est peut-être parce que je suis une sale teigne qui supporte pas l'idée d'avoir été fabriqué par une puissance supérieure qui pourrait prendre son gros doigt poilu pour m'écraser parce que je suis pénible. Mais je m'égare encore.

Donc je n'ai malheureusement pas réussi à éviter de marcher sur un oeuf. Seulement, c'était pas n'importe quel oeuf. A première vue, si, en fait, c'était ovale, couleur pas suspecte, taille respectable sans que ça aie du faire trop mal au derrière de la poule qui l'a pondu. C'était à l'intérieur, le hic. Ca puait. Mais ça PUAIT ! J'ai failli tourner de l'oeil, je me suis rattrapé à une poubelle, qui m'a mordu, donc je l'ai tabassée à grands coup de mon pied qui reniflait à quinze mètres. Tudieu.

Après cet acte de violence totalement gratuit et donc extrêmement agréable, j'ai compris. Il fallait que je trouve un truc pour me rincer. Une fontaine, une bouteille de bière, n'importe quoi, fallait que ça parte. Là, on grillait trop ma présence. Comment vous voulez pincer un cul si la nana se retourner avec dix secondes d'avance ? Pas possible.

Donc, j'ai cherché le liquide qui pourrait faire partir cette senteur de mort. Ca fait pas très dramatique, j'avoue, mais bon, vous savez bien, un battement d'ailes de Sylphelin ça fait pas qu'enrhumer les nains qui passent, il paraît que ça peut faire des ouragans. Ben c'est un peu ce qui s'est passé, sauf qu'au lieu de battre des ailes, j'ai marché dans la merde. Je vous laisse imaginer la poésie de la conséquence.
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MessageSujet: Re: Bonne humeur   Lun 2 Mar - 14:51

Le problème, quand on vit entre des tavernes crades, des refuges très crades et des ruelles encore plus crades, c'est qu'on développe peu ses compétences de nettoyage. Oh, bien sûr, y'a comme qui dirait une base présente, genre "l'eau ça lave", mais ça va guère plus loin. Et là, fallait que je sorte l'artillerie lourde si je voulais cesser de refouler.

La première solution qui vient à l'esprit dans ce cas, c'est "tire le sac à main d'une elfe". On pourrait croire que c'est un bizutage chez les voleurs, le truc bidon nécessaire pour entrer dans la fratrie. Parce que c'est rose, c'est gros, c'est voyant, c'est jamais vide, et surtout parce que la porteuse est encore moins réactive que les lampadaires. Seulement, y'a aussi des inconvénients. De un, y'a la profonde inutilité de tout ce que ça contient. Certaines humaines coquettes ont des trucs de valeur, mais les elfes achètent que de la merde, invendable, même parfois on propose de l'argent aux gens pour qu'ils les prennent, mais ils refusent, à cause du numéro deux. De deux donc, vous imaginez l'effet que ça fait de voir un mec se trimballer avec un truc rose à fleurs dans les rues ? Héééé oui, on dirait une tapette. Ca a pas manqué, deux types m'ont vu, qui l'ont raconté à quatre autres, et caetera, et en une semaine c'est à moi qu'on foutait des mains aux fesses. J'ai mis huit mois à perdre cette réputation. A un moment, j'ai même envisagé d'organiser un viol public pour prouver mes penchants, mais je devais avoir des scrupules parce que j'ai jamais mis mon plan à exécution.

Donc concrètement, je cherchais l'adresse d'une esthéticienne, ou un dissolvant universel, mais avant tout des conseils, parce que quel que soit le sujet, j'y connaissais rien. Pour le premier choix, on revenait à la problématique du braquage de sac d'elfes, avec toutefois l'avantage qu'il suffisait de tirer l'agenda, qui serait certainement rempli jusqu'à déborder de noms d'instituts de beauté et de magasins de cosmétiques. Pour le second, j'étais complètement ignare, et les rares gobelins qui fréquentent les mêmes trous à rats que moi sont en trop mauvaise état pour me faire un cours de chimie.

J'ai essayé de trainer dans les quartiers bourges, mais les portes des magasins se fermaient devant moi, et y'avait comme un champ de force autour de ma personne, genre deux mètres de rayon sans jamais personne. Niveau discrétion, très bof, et visiblement les manipulatrices de faux ongles et de lotions diverses préféraient perdre un client plutôt que gagner une nausée. Donc j'ai du me rabattre sur ma spécialité, le pickpockage. Mais autre problème : comment voulez-vous piquer un sac quand votre victime se retourne écoeurée cinq mètres avant votre assaut ? Non, il me restait que la solution de l'échange social, la discussion, qui se passerait donc à cinq mètres de distance minimum, en gueulant tout en essayant de se faire comprendre, et en espérant être tombé sur un type qui s'y connaissait en nettoyage.

D'abord, j'ai fait une découverte : les gens sont plus réceptifs quand A/ vous sentez bon, B/ vous commencez la conversation par autre chose que "Hé, tête de noeud !" ou "Dis, pauvre type !". Etrangement, ça les crispe, alors que quand je dis ça à mes receleurs, c'est une marque d'affection, ça veut dire que je les déteste pas trop. Disons que la politesse a jamais fait partie de mon karma, et que mon père était sans doute le dernier type au monde à pouvoir l'inculquer.

Ca fait deux fois que je cause du paternel, et vous allez vous imaginer que finalement c'était un type cool. Grave erreur ! Avec ma mère, ils s'étaient arrangés pour tirer à pile ou face pour savoir qui me gardait, mais avec le carton d'un rouleau de PQ, histoire d'être certains de pouvoir me foutre dehors. Mais par un miracle, y'a eu un coup de vent, et le bidule s'est planté droit en montrant le côté choisi par mon auguste géniteur, qui a tout cassé dans la baraque pendant que ma mère se cassait en se foutant de sa gueule. Autant vous dire qu'il était plus baffes que caresses, et que s'il m'a appris des trucs, c'est surtout pour que le plus vite possible, je sois indépendant, et il puisse me foutre dehors. D'ailleurs, il me disait souvent "Si on t'avais créé pour aller droit, tu serais né avec des cornes sur la tête, petite merde" - il était très affectueux, vraiment. Du coup, ça explique que je sois champion pour semer des poursuivants, et aussi que je me perde un peu quand je raconte un truc, que je fasse des "digressions", y paraît que ça s'appelle comme ça. C'en était une, là.

Donc après de gros efforts sur moi et de nombreuses vaines tentatives d'engager la conversation, j'ai jeté l'éponge et j'ai décidé d'aller faire la seule chose intelligente dans cette situation : me bourrer la gueule dans le bar habituel. J'avais pas avancé d'un iota, et je commençais sérieusement à envisager l'idée de me couper le pied.
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MessageSujet: Re: Bonne humeur   Mar 3 Mar - 11:15

Mon bar préféré s'appelle "Les nouvelles sensations". A la base, c'est un couple d'orcs - sisi, ça existe ! Il suffit qu'ils mettent la main sur un bon gros ballot d'herbe qui fait rire bêtement, et ils deviennent indépendants, plus besoin de vivre en communauté - qui l'avaient fondé, histoire de transmettre leur philosophie de la vie cool en ville. Le mec disait qu'il était allergique au pollen, que c'est pour ça qu'il avait les yeux rouges, et que donc ils avaient du quitter la campagne et l'amour dans les champs, même que sur un lit ça chatouille moins. Le problème, c'est que quand on leur a gentiment demandé de payer "la taxe", ils trouvaient ça pas cool.

Après, y'a plusieurs versions, toujours est-il qu'ils ont disparu et qu'un couple de généreux ratlings s'est proposé pour reprendre l'affaire. Y'en a qui pensent que monsieur a guéri de son allergie et qu'ils en ont profité pour retourner chez eux. D'autres pensent que si on démolissait la baraque en construction au coin de la rue à ce moment là, on pourrait retrouver leurs ossements, et que s'ils y sont pas, alors faut drainer le fond de la rivière. Les mauvaises langues.

Au passage, les nouveaux proprios ont été obligés de tripler le prix de la pinte, mais y disaient que c'était pour "couvrir les frais de transition" ou quelque chose du genre, ou bien que "c'était la crise". Pour le coup, ça a été un peu dur à digérer. Au figuré parce qu'il fallait travailler plus, ou voler plus, c'est selon, et au propre parce qu'ils coupent leur bière avec des trucs. Je préfère pas savoir ce que c'est, mais je suis certain que c'est pas de l'esprit de rose. Mais bon, tous les pochards vous le diront, quand on est attaché à un lieu, on arrive pas à s'en séparer. De toute façon, à cette époque, y'a eu comme une vague de disparitions chez les tenanciers de bars du quartier, mais à chaque fois, il se trouvait deux rats sympatoches pour reprendre l'affaire et s'aligner sur les tarifs des autres.

Donc "Les nouvelles sensations", c'est mon point de chute. J'exagère, parce que je tiens très bien la bibine. J'ai ma théorie là-dessus, d'ailleurs. Ca doit être lié à la propreté du sol, si je devais vous le décrire, je dirais que c'est collant comme du miel, couleur brun-blond-kaki selon les coins, avec des bouts de paille, des dents qui traînent comme vestiges de bastons, divers poils de diverses origines, et sans doute encore plein de choses qui sont inaccessibles puisque la couche doit faire quatre bons centimètres d'épaisseur. Qui sait, le type qui s'acharnera à tout laver pourrait devenir riche ! Moi c'est pas mon trip. Au contraire, je suis persuadé que ma descente - impressionnante pour un machin de ma taille, je vous jure - est psychosomatique. C'est flippant de se dire que si on perd l'équilibre, on se retrouve badigeonné du vomi de dizaines de pochtrons, qui a tranquillement faisandé pendant plusieurs semaines.

Où j'en étais ? Ah oui, le pied qui pue, et le bar. Je rentre au bar, donc, quand y'a deux types, un humain hyper baraqué et un squelette, qui me rentrent dedans. Mine de rien, ça m'a surpris, parce que depuis quelques temps, personne m'approchait. Mais j'ai vite repris contenance, j'ai du leur dire un truc comme "Bande de gros cons", mais plus vulgaire, donc pas besoin que vous soyez au courant des détails. Ils m'ont répondu "Ta gueule petite merde", mais pareil, en fleuri, on a commencé à joyeusement s'insulter, jusqu'à ce qu'enfin, ils s'aperçoivent que je refoulais comme un cadavre. Là, après tout, j'avais pas grand chose à perdre, donc je leur ai expliqué le souci. Et ils ont écouté ! Si j'avais pas envie de me repayer une réputation, je les aurais embrassés.

Le cadavre a réfléchi, a regardé son pote, a souri - j'imaginais que c'était parce qu'ils étaient cool, grave erreur - et m'a dit "J'connais un moyen de t'enlever ça", et ensuite "Viens faire un tour dans la ruelle, j'te montrerai mon Opi...euh, non, juste viens !". J'les ai suivis jusqu'à une ruelle, et brusquement, le noir, je me souviens plus de rien.

A part de mon réveil. Lorsque j'ai entendu un hurlement.

Au réveil, mon pied sentait plus l'oeuf moisi. Non. Mais j'étais dans un cul-de-sac bizarrement décoré. A ma gauche, une tête , à ma droite, un bras, ce qui devait être une jambe. Et pas découpé proprement, pour tout dire, y'avait du sang partout. J'ai regardé mon panard, et j'ai vite pigé pourquoi l'odeur était partie. Il était posé en plein dans la tripaille. Je sentais plus LA mort, je sentais LE mort. Oui, c'était un mec, mais je préfère pas vous détailler les raisons pour lesquelle je le savais.

Et devant moi, une elfe qui hurlait comme un goret qu'on égorge. J'ai regardé mes fringues, couvertes de rouge, et j'ai rapidement compris que je m'étais fait entuber. Et qu'autant pincer les fesses, les taurens finissent par pardonner, autant les éviscérations passent assez mal, paraît-il.
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MessageSujet: Re: Bonne humeur   Mar 3 Mar - 14:17

Sont alors passées les cinq minutes les plus longues de mon existence. Je vous jure ! Parfois, on a l'impression que le temps ralentit juste pour vous faire chier, genre quand on attend d'être servi dans un bar, ou quand on a pas d'autres choix que d'écouter la conversation complètement débile d'un couple, dans une salle d'attente. Quel que soit le couple, quand ça papote, c'est débile, vous avez remarqué ? C'est inintéressant, c'est cucul, c'est stupide, ou ça se chamaille pour rien. Quoique quand les insultes commencent à fuser, en général, ça me plaît. Et le temps réaccélère. Ce con de temps.

Je vous avoue, le temps, la météo et les Dieux, ce sont mes échappatoires. Quand j'ai personne à emmerder, ou sur qui m'énerver, ce sont mes bouées de sauvetage, c'est toujours possible de pester sur l'un ou l'autre. Ou sur les trois à la fois. Bref.

Donc les looongues premières secondes ont consisté à essayer de faire taire la couillonne qui braillait. J'ai essayé deux ou trois "Hé ! Hé ! HEEEE !!", et puis je lui ai cassé la gueule. Pour vous dire dans quel état de choc j'étais, je lui ai pas pincé le derrière, et j'ai même vidé son sac, des fois qu'elle ait un truc potable à boire, un petit remontant, une flasque magique, mais non. Rien que des jus à la noix, faits avec des fruits que je connais même pas et qui devraient pas exister, de toute façon, à part le malt, l'orge et le raisin, ça sert à rien les plantes.

En même temps, j'ai vidé son sac, mais passer pour une tapette était le cadet de mes soucis. A choisir, entre tapette et psychopathe sanguinaire...Seulement, je me suis rapidement rendu compte, durant les looongues secondes suivantes, que j'aurais du la tabasser avant d'essayer pacifiquement de la faire taire, parce que ses cris avaient alerté les garde-chiourme qui ne patrouillent jamais assez loin quand ils le devraient. Des cornes, bien sûr, mais aussi quelques culs, j'abrège "elfes culturistes", et des crânes pour chapeauter le tout. J'ai préféré pas compter, parce qu'ils étaient beaucoup, beaucoup, vraiment beaucoup trop pour une malheureuse alerte isolée. Ce qui signifie que non seulement, les deux ordures m'avaient collé un massacre sur le dos, mais ils avaient en plus composé le S.O.S pour être certains que je m'en tire pas.

Merde.

Quand on est Sylphelin, y'a un truc qui est de l'ordre du réflexe, c'est de s'envoler. Là, je l'ai pas fait assez vite, et ils m'ont grillé. Bien sûr, j'étais sur un toit à ce moment-là, mais il y'avait suffisamment de caisses pour permettre à la flicaille la plus dégourdie de rapidement m'y rejoindre. A ce moment, ça devait faire trente très loooooongues secondes que je m'étais réveillé, et je dois vous dire que j'aurais échangé deux siècles de gueule de bois contre un réveil en fanfare comme celui-ci.

S'en est suivi une charmante poursuite sur les toits, et il m'a quand même fallu sept baraques pour les semer définitivement. Enfin, je croyais. J'étais à enlever mes fringues complètement maculées de rouge sombre quand une autre patrouille est arrivée, me faisant répéter la même manoeuvre, mais à poil. Moi qui avais toujours pris les bleus pour des glands, voilà qu'ils étaient capables de synchronisation le jour où j'en avais le moins besoin.

J'ai trouvé mon salut dans un magasin de draps dans lequel je me suis engouffré à un de mes rares moments de paix. Je me suis enveloppé dans une grande toge brune après avoir fait comprendre au vendeur que j'étais pas vraiment d'humeur à discuter en lui montrant mes doigts couverts de sang. Il y'avait une glace dans la boutique, et j'ai pu alors comprendre que ça servait à rien de lui montrer mes mimines : les deux enfoirés m'avaient peinturluré la tronche avec ce qui sortait du corps de leur victime. J'ai assommé le marchand, pas dur, il était tétanisé, et je me suis aussi mis un truc sur la tête. Coup de bol, à l'étage, c'était grand luxe, y'avait de l'eau propre, j'en avais ni vu ni bu depuis des mois - pour bu, c'était peut-être même des années.

Comme visiblement ceux qui me poursuivaient semblaient pas encore prêts à vider toutes les baraques du quartier, j'ai pu faire un point. Primo, j'étais officiellement un meurtrier. Deuzio, je sais même pas de qui. Troizio, je sais même pas pourquoi. Quatrio, si je retrouve les deux qui m'ont mis dans cette merde, ils vont regretter le jour où leurs connes de mères les ont mis au monde. Cinquo, même le skeleton. Sixio, septo, Huito, Novo, Dizo, je suis dans une merde noire. Et je sais pas quoi faire.

Ca faisait quatre minutes environ que j'étais réveillé. Il peut s'en passer, des choses, en quatre minutes !
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Bonne humeur

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