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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 Désincarnation

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MessageSujet: Désincarnation   Jeu 15 Jan - 11:25

Il n’y a pas si longtemps, Aulalie était une jeune zumaine comme les autres. Enfin presque. Timide, elle n’osait pas aller vers les gens. Son physique ingrat n’attirait guère de compliments, elle n’avait pas ce qu’il fallait où il fallait d’après les garçons à la recherche du bonheur conjugal. Alors elle errait, solitaire, aux huit coins de Munuroe. Souvent, elle s’installait sur une caisse en bois moisi qui crissait à peine sous son maigre poids. Et elle rêvait, les yeux fixés sur le Vogue Merry, à des destinations lointaines. Elle imaginait des contrées exotiques, où il faisait bon vivre, même si on était différent. Le plus souvent, les sirènes sourdes qui s’engouffraient dans le port la faisaient descendre brutalement de son petit nuage. Mais pas ce jour là.

Alors qu’elle savourait ces derniers instants au milieu de ses amis imaginaires, elle sentit une main se poser sur son épaule. Elle esquissa un petit sourire, persuadée de s’être immergée dans son monde à tel point qu’elle pouvait sentir une présence physiquement. Elle sourit encore quand sa tête se mit à ballotter dans tous les sens.

Hola ! Sacadoss ! Tou va bouyer dé là ? Faut qué y’embalque la caissa moua, yé pas qué ça à fich !

La descente fut pire qu’avec les sirènes. Même le nain unijambiste la traitait de sac d’os. La nature était bien cruelle. Elle poussa sur ses jambes pour dégager la caisse, pensant qu’il aurait certainement pu la soulever sans même se rendre compte qu’elle était là s’il avait eu des yeux de verre à la place de jambe de bois. Sans lever le regard du sol, elle s’éloigna, faisant s’envoler la poussière à petits coups de pied.

Il n’y avait aucun espoir de belle vie pour elle en ces lieux. Mais elle ne pouvait se résoudre à vivre cette existence fade et amère que la destinée lui avait choisi.

Chacun se construit son destin.

Cette phrase raisonna dans sa tête. C’était les premiers mots du discours du doyen de l’académie où elle aspirait à entrer. Et où elle fut refusée par manque de capacité physiologique et psychologique à supporter les moqueries de ses camarades. Elle ne pouvait pas construire son destin, mais les autres prenaient un malin plaisir à le détruire. Jusqu’à ce qu’elle vit l’opportunité. Et cette fois, elle ne comptait pas se dégonfler. Sans vérifier que personne ne la voyait, étant donné qu’elle était invisible aux yeux de tous, elle s’installa dans un container de bois. Elle irait for for loin, d’après l’étiquette de destination. Elle n’eut pas à attendre bien longtemps avant de se faire emporter par deux gros bras. Elle essaya de se maintenir stable, mais sans succès. Quand la caisse redevint inerte, elle avait la sensation que ses jambes remplaçaient sa tête, que ses pieds étaient au bout de ses bras. Mais qu’importe, elle était heureuse, prête à quitter le port sans aucun regret. Prête à rejoindre ces contrées exotiques qu’elle connaît déjà si bien.

Le bonheur est au bout de la traversée. Certainement. Mais la jeune Aulalie ne finira jamais cette traversée.
Aulalie

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MessageSujet: Re: Désincarnation   Ven 16 Jan - 11:24

Combien de grains de sable s’étaient regroupés dans la dune du passé depuis que le bateau avait levé l’ancre ? La jeune fille n’en avait aucune idée. Difficile à évaluer quand on est enfermée dans une caisse de bois laissant passer la lumière par une minuscule fissure. Depuis le départ, elle avait tout de même eu le temps de débarquer sur son île fantastique. Elle s’était vue remettre un collier de fleurs aux senteurs enivrantes par les autochtones qui l’accueillirent et l’acceptèrent immédiatement comme l’une des leur. Le village s’était paré de son habit de fête, comme il était coutume lors de la réception d’un invité. Tout était si merveilleux à ses yeux qu’elle ne savait où regarder. Les prunelles illuminées et les joues creusées par ses fossettes ravissaient ses nouveaux amis qui sautillaient en l’entraînant vers sa nouvelle demeure. Et dans la caisse de bois, même si la lueur du soleil ne chauffait pas son visage comme sur cette île, son sourire restait intact.

Peu à peu, elle fut forcée de revenir à la réalité. La faim, tout d’abord, lui tirailla les entrailles. Elle entoura son ventre de ses maigres bras pour tenter d’en étouffer les cris. Mais à ce jeu là, le grabuge du dehors était vainqueur. Il se préparait quelque chose. Elle entendait les pas lourds sur le pont, qui se faisaient de plus en plus pressant. Des bruits sourds du poids qui tombaient à l’eau suivaient les râles des hommes qui forcent. Tout à coup, le silence. Non, quelqu’un approche.

C’est la dernière. Je l’ouvrirai bien pour savoir ce qu’il y a dedans.

Tu sais très bien qu’on ne doit pas. Les nains nous ont largement payés pour nous débarrasser de leurs inventions ratées. Tu te rends compte, ils ont déjà rempli leur décharge nationale. Je me demande quand ils vont s’arrêter ceux là.

Pas tout de suite en tout cas ! Ce genre de virée rapporte plus qu’une croisière nuptiale de zumins. Et surtout, on n’a pas de passagers à se coltiner.

La caisse commença à remuer. Puis à s’élever. Aulalie tremblait comme une feuille. Tous les bruits qu’elle avait entendus jusqu’à présent devenaient clairs. Malgré le terrible choc du bois qui passe de l’air à l’eau, la caisse ne céda pas. Hélas. Les planches serrées qui ne laissaient pas passer la lumière n’empêchaient pas le liquide salé de s’infiltrer. Elle était piégée. Quand elle comprit qu’elle était enfermée dans ce qui serait son cercueil, sa vie ne défila pas devant elle. Elle entendit simplement les moqueries de ses camarades et les cris de son père s’éloigner. Étrange sensation de libération. Elle fut ramener à la réalité de la situation par sa première tasse. Il ne restait que peu d’air. Peu à peu, la tête lui tourna, puis le noir l’engloba. Et à nouveau, la senteur du collier de fleur. La main du chef du village dans la sienne. Elle était arrivée.
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MessageSujet: Re: Désincarnation   Ven 6 Mar - 23:28

L'ïle fantastique n'était qu'un rêve. La réalité n'est pas aussi colorée que le collier de fleur imaginaire. Il n'y a rien autour de moi. Je ne vois pas les arbres, je n'entends pas cet animal à plume qui me glousse au visage. Je regarde ma main. Ce qu'il reste de ma main. Une peau grisâtre laisse apparaitre un morceau plus profond de l'anatomie par une entaille. Une plaie aussi large que celles que je porte dans le cœur depuis si longtemps. Pourtant, elle ne saigne pas. Pas une goutte.

Mon esprit est aussi vide que mes veines. Je cligne des yeux, mais je vois toujours la lumière. Pourquoi? Pourquoi le noir ne se fait il pas autour de moi? S'est il tellement installé en moi qu'il ne peut se faire au dehors?

Et ce galinax, qui continue. Va t'en, bestiole maudite. Je vois bien dans tes yeux ronds que tu profiteras de la moindre opportunité pour me picorer la jambe, arracherant un lambeau de peau. Peut être que la douleur mettrait fin à ce cauchemard. Oui, c'est ça, un cauchemard. Il ne peut en être autrement. Je suis dans un cauchemard. Approche petite bête, et picore. Réveille moi.

Elle picore. Mais pas de douleur. Ni de réveil. Pourtant, ça ne peut être réel.
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Désincarnation

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