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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 Chroniques d'un troubadour

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MessageSujet: Chroniques d'un troubadour   Lun 23 Fév - 0:07

Partie 1 : Avant…






Chapitre 1 : Liberté Avenir

La tête posée contre la vitre, j'observe le paysage urbain défiler sous mes yeux. Le même décor, en fait, depuis le départ. Des murs de béton gris, des vitres teintées, et un monorail filant au loin, et à nouveau le béton.

Dans une quinzaine de secondes, notre monorail s'enfoncera sous terre pour passer sous la Voie. Cette route réservées aux têtes pensantes de la citée, qui ne peut sous aucun prétexte être foulée par les sous êtres que nous sommes, nous, travailleurs.

La dernière personne à avoir essayé de traverser la Voie, un adolescent de 14 ans à peine, a été condamnée au retrait du masque pour tentative d'attentat.

Le retrait du masque…

La peine capitale, dans cette citée où l'atmosphère est désormais irrespirable, est cette solution des plus économiques : le retrait du masque.

C'est aussi la première cause de mort accidentelle, mais que peut-on y faire ?

*Nous battre*

Oui, exactement. Nous battre.

Au début, nous étions sans recours. Nous ne savions par quoi commencer, nous évoquions, avec le plus de subtilités possible, de vagues idées révolutionnaires pour jauger la réaction de nos connaissances. Lorsque nous avons reçu notre premier avertissement pour non-procréation, nous avons compris que l'échéance arrivait à grand pas.

Il nous fallait disparaître, aller vivre dans l'ombre, là où les Brigades ne nous trouveraient pas, pour ne pas mourir.

Un couple qui ne procrée pas est un poids pour la Cité. Et la Cité ne peut se permettre de subvenir aux besoin de ceux qui ralentissent sont développement.

Et enfin, un homme est venu nous trouver, alors que nous marchions dans la rue. Il est venu, sortit de nul part, pour marcher à notre niveau et nous dire de continuer à marcher. Calmement, il nous a expliqué que si à la fin de sa phrase, je hochais la tête, nous serions extradé dans la nuit. Ce n'était pas sans danger, mais si tout fonctionnait, nous serions en sécurité et nous pourrions joindre le combat pour la liberté.

Loha me confirma sa décision en serrant si fort ma main qu'elle aurait pu me la briser. Alors je hochai la tête, et l'homme disparut dans la foule, comme il était apparut.

Nous rentrâmes chez nous aussitôt, et passâmes la fin de la journée au lit, à savourer la joie de cette liberté à venir.

Dans cette société où l'état fournissait tout à ses braves citoyens contributeur de son prestige, et ce dans les plus strictes quantités, un couple stérile ne valait pas l'investissement, il était condamné.

Ma Loha était stérile.

Caracole

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un troubadour   Dim 15 Mar - 23:53

Le monorail refait surface, pour laisser défiler à nouveau le même paysage monotone, gris. Le sifflement des freins se fait enfin entendre. Certains se lèvent déjà pour se diriger vers les portes.

J'ai le temps.

Je prends le temps.

Je pense à Loha, à son sourire, sa fraicheur, son énergie, si rare en cette ville.

- Shhhh…Numéro 1052072830, veuillez quitter le véhicule. Si vous n'avez pas quitté le véhicule dans une minute, le TRANS sera dans l'obligation d'appeler la Brigade.

Tiré de mes rêvasseries par la voix métallique, je me lève et quitte le wagon, me retrouvant sur le quai, sous le regard suspicieux de six brigadiers.

Ignorant ces brutes qui saisiraient le moindre prétexte pour me rouer de coups au nom de la liberté et de la sécurité, je m'en vais rejoindre les autres employés dans la file du portique de contrôle.



La fin de la journée était passée atrocement lentement. Le temps passe toujours plus lentement dans l'expectative. Nous n'arrivions pas à vaquer à des occupations banales tout en sachant que notre vie basculerait le soir même.

Finalement, aux alentours de minuit, une explosion se fit entendre au loin, probablement trois ou quatre blocs au sud. Une dizaine de minutes plus tard, notre porte vola en éclat et trois hommes cagoulés entrèrent dans l'appartement. Le premier vint m'attraper le poigner, le second fit de même pour Loha tandis que le troisième restait devant la porte.

Les armes pointées sur nous empêchant toute hésitation, nous les suivîmes dans une course effrénée jusqu'au rez-de-chaussée avant de déboucher devant le rail.

Là, ils nous bandèrent les yeux, puis un coup derrière la tête m'envoya quelques temps ailleurs.

Je me réveillais en hurlant son nom.

Loha.

Elle était à côté de moi, discutant à voix basse avec un homme de taille moyenne, brun, qui aurait pu être mon père.

Tout deux sursautèrent et elle vint prendre ma main, me chuchotant de me calmer, que tout allait bien.

- Je m'excuse d'avoir du vous assommer, mais il faut bien comprendre que les brigades sont prêtes à tout pour nous atteindre, et il fallait être sûr que vous ne connaissiez notre position, pour le moment en tout cas.




L'homme du portique de sécurité me fit signe que c'était bon, de passer rapidement. Cette douce ironie que de tous les matins, se voir gratifier d'être à l'heure au travail, d'être un citoyen model, d'être ce citoyen que je ne suis pas.


Caracole

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MessageSujet: Re: Chroniques d'un troubadour   Mar 17 Mar - 0:20

Ce citoyen que je ne suis pas…

Le portique passé, je me dirige vers l'ascenseur, pour rejoindre mon bureau dans lequel je passerai sagement la journée à trier les données enregistrées la veille par l'ordinateur central.



Nous avions une petite chambre agréable, chaleureuse, que nous pouvions personnaliser. Comme les membres du Combat pour la Liberté se voulaient une communauté soudée, tout était partagé, excepté cet espace privé, intime. Nous passâmes quelques semaines à apprendre les rudiments de la vie invisible, comme elle nous l'avait été présentée. Nous apprenions à frauder les contrôleurs visuels, à reconnaître des Brigadiers en civil, et tout ce qui pouvait être utile pour notre survie.

Après une longue période passée à s'entraîner, nous pûmes enfin être envoyés en mission. Pas grand chose, certes, mais suffisamment pour se sentir utile. De menus larcins pour la communauté, d'innocents sabotages, des graffitis…

Il y avait une règle simple, à laquelle pour rien au monde je n'aurais dérogé : nous ne travaillions jamais ensemble.

Pourtant, un jour, un membre important de la communauté ne revint pas d'une banale excursion dans le secteur 12. Il s'était fait cueillir par les Brigades alors qu'il décorait quelques murs de béton.

Une équipe fut formée pour le ramener, dans laquelle nous avions été recrutés.

Nous partîmes aussitôt, traversant la ville tantôt par en dessous, tantôt en surface, pour atteindre le quartier de surveillance. Les suspects étaient maintenus dans ce quartier peut défendu le temps d'être inculpés et envoyés en détention. C'était notre unique chance de récupérer.

Nous étions entrés dans le bâtiment et avions presque atteint notre objectif quand les lumières rouges et le son strident de l'alarme se déclenchèrent.

On attaquait maintenant ce qu'avec humour nous appelions le plan B, espérant secrètement ne jamais devoir l'utiliser : la fuite.

Chacun pour sa peau.

J'attrapai ma Loha par le poignet et fis demi-tour, courant pour rejoindre l'endroit par lequel nous étions entré.

Je voyais le trou dans la grille, faiblement, à l'abri de la lumière des lampadaires.

Un garde fit irruption du bâtiment que nous longions.

Je me préparé au choc, près à le renverser et, avec un peu de chance. Lui arracher son masque.

Au dernier moment, ce dernier se déporta, me laissant percuter le vide, manquant de tomber. Mon cœur manqua un battement lorsque j'entendis un bruit de plastique rompu.

Retrouvant mon équilibre, je me retournai enfin pour voir l'image qui depuis hante mes nuits sans arrêt.

Ma Loha, à genoux, essayait vainement de remettre ce qui restait de son masque en place, suffoquant alors que l'air vicié de cette ville pourrie, de ce monde vérolé, lui rongeait les poumons.

Alors je me jetai sur elle, la pris dans mes bras et la serrai de toute la force de mon amour.

Comme si cet amour pouvait l'aider à respirer, comme si cet amour pouvait lui insuffler la vie.

Cet instant me parût durer une éternité, j'avais l'impression de sentir sa vie s'échapper entre mes doigts. J'avais la sensation de voir dans son regard une once d'amertume, une accusation. J'avais l'impression de sentir le plastique de son masque craquer sous mes doigts, comme si je l'avais brisé moi-même, comme si je l'avais mise à mort.

Alors le garde qui avait tué ma Loha se mit lui aussi à suffoquer sans son masque.

Des bras m'agrippèrent et me tirèrent.

Inconscient de ce qui m'arrivait, je fut contraint de lâcher ma Loha.

Quand je réussis enfin à marcher, quand des pensées claires purent à nouveau poindre dans mon esprit, nous étions loin.

Nous étions vivant.

Elle était morte.

Et tout en courant, le cœur vide, l'esprit en feu, je ne sentais plus le feu de la vie réchauffer mon âme.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un troubadour   Mar 28 Avr - 12:58

La porte de l’ascenseur s’ouvre sur une grande cage de métal. Traversant son centre, un couloir, que j’emprunte pour aller me mettre dans le box réservé à mon étage. Pas de grande différence avec ces hangars d’élevage de masse, dans lequel on place le bétail en différents enclos selon l’espèce. La sonnerie retentie et la porte se ferme. Après une secousse, nous voila partis pour quelques minutes d’ascension.


Une fois dans les égouts, nous pûmes ralentir notre course. A bout de souffle, le désespoir tordant mes intestins, un haut le cœur me fit rendre contre les pavés de la voute. Deux des hommes s’arrêtèrent et vinrent à moi. Une main se posa sur mon épaule. Sans mots, je sentis toute la compassion de son geste. Geste qui me redonna suffisamment d’énergie pour reprendre la course.

Une fois arrivés au repère, nous nous débarrassâmes de nos équipements. Sans un mot, je quittais le groupe pour rejoindre notre chambre.

Ma chambre…

Une fois à l’intérieur, j’explosais.

Comme si toute ma peine et ma rage s’étaient nouées en une boule grandissante au plus profond de mes entrailles. Et je ne pouvais plus contenir cette boule. Je hurlai jusqu’à en perdre mon souffle, et plus encore. J’entendais le son étouffé par mon masque se répercuter contre les murs et me revenir, comme si non, je ne pouvais pas m’en débarrasser. Comme si tout ce que je voulais évacuer me revenait avec perversion, pour continuer à me faire souffrir.

Plusieurs semaines durant, je n’avalais presque rien. Un verre d’eau et une bouchée de pain de temps en temps, picorés sur un plateau déposé devant ma porte. Je restais cloitré, gardant ma peine et mon souvenir.

Finalement, à la fin de ma retraite, sans forces, je quittais ma chambre pour aller déjeuner avec la communauté. Les voix se turent le temps que je m’assoie avec quelques personnes que j’appréciais, puis les discussions reprirent, plus basse, dans une sorte de silence respectueux.

Je ne parlais pas, c’était encore trop difficile, mais j’écoutais. Me nourrissant de cette vie qui, inexorablement, avait continué sans moi, sans elle.

Je recommençais à côtoyer la communauté, sans qu’on me proposa de mission. Je fini par comprendre que même si j’étais de retour, on ne me proposerait de mission que quand je déciderais être prêt.

Reconnaissant pour cette considération, je pris encore quelques temps pour faire mon deuil, aidé par la vie chaleureuse qui émanait de cette société secrète, même si chaque éclat de rire, chaque parole enjouée, me faisait regretter ma Loha.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un troubadour   

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Chroniques d'un troubadour

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