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Histoire d'une fin annoncée
Mar 16 Mar - 17:56 par JustMax
Beaucoup s'en doutent depuis un bon moment.
D'autres se le cachaient pour y croire encore.

On a tenté plusieurs manoeuvre de réanimation?
Massage cardiaque, insufflation, et autre tripotage peu courtois.

Rien n'y a fait.

On s'est fait beaucoup de mal ces derniers temps.
Beaucoup de mal a s'acharner.

Le concept de Munuroe avait un potentiel, mais nous, avions nous vraiment la compétence pour …

Commentaires: 0
La chronique du Dr CPJ - C'estPasJust, chronique informative et politiquement incorrect.
Mar 8 Déc - 21:18 par Dr CPJ
Je repensais à ce que quelqu'un nous a dit en claquant la porte. D'ailleurs, un écho s'est glissé par la fenêtre après son départ en haussant les épaules et en dandinant du cul : Nous sommes fragiles et vacillants comme la flamme d'une bougie, trop instables pour qu'on y consacre son énergie créatrice.
C'est difficile de répondre à un écho. ça vient de loin, c'est aussi franc qu'un âne qui …

Commentaires: 3
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 L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil

Message Auteur
MessageSujet: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil [Reservé]   Ven 27 Fév - 13:40

A un piment ajouter des ailes: une libellule rouge! Matsuo Bashô

C'est peut être sa main douce sur mon cou qui m'a fait émerger de l'inconscience.
Ou peut être le ricanement sardonique des goélands.
Ou les vagues creusant des rigoles éphémères autour de mes jambes.

Je me suis redressé, le corps gourd, froid et humide. J'ai tenté, sans succès, de débarrasser mon visage du sable accroché dans ma barbe naissante, mes sourcils.
Elle est à côté de moi, la respiration rapide mais régulière, en boule contre mon flanc, un bras autour de ma taille, ses pauvres ailes, trempées, comme le boulet d'un condamné. Fyria.

C'est l'aube.
Sur une plage de sable fin. A quelques mètres commence un bois de résineux et de fougères géantes. Je distingue, par delà le ressac, le chantonnement obstiné d'un ruisseau.

Il va bientôt faire chaud.Il vaudrait mieux qu'on se réfugie sous les arbres dont l'odeur de résine, piquante et enivrante, me parvient par bouffées.

L'épave maudite. La fuite désordonnée sur le pont. Cette immense lame, sournoise et cisaillante, pleine de rage écumante. La sylpheline qui glisse sur le pont, emportée. Moi qui tente de la retenir. Puis ce plongeon glacé et obscur, ses bras qui s'accrochent à moi convulsivement. Le retour à la surface, le courant côtier qui nous emporte et cette lutte sans fin, des heures durant pour rester à la surface. Les dernières forces qui s'usent pour une ultime nage vers cette baie aux eaux calmes.
L'évanouissement comme une délivrance sur le sable, Fyria accrochée à moi, vivante.
Pas encore cette fois ci, pas encore...

Je n'ose la porter, j'ai peur d'abimer ses ailes.
Alors, doucement, je nettoie son visage des grains de sable qui le parsèment, mouches océanique sur son viage si pâle
Mademoiselle... Il est l'heure... Le petit déjeuner est prêt...

La pauvre... Elle qui déteste l'océan....


Dernière édition par Six le Jeu 28 Mai - 17:12, édité 1 fois
Six

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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Ven 27 Fév - 21:21

J'ai pas faim... J'ai mal au ventre...

Enfin ça c'était l'objectif...
En fait ça a plutôt donné ça :

...hrrrârhrhhâowrhr...

Horrible.
Vaut mieux que je me taise.

J'essaie d'ouvrir les yeux. Je les referme tout de suite.
Ca fait trop mal.
Je sais pas si c'est le sel ou quoi, mais ça brûle, c'est pas possible...

Mal au ventre.
Mal aux yeux.
La tête qui sonne comme tout un carillon.
Les poumons qui brûlent presque autant que les yeux.
Les épaules... doivent toujours être attachées au reste, mais tellement engourdies que le doute était permis.

En bref... je suis vivante.
Je suis vivante...

Ouverture des yeux, deuxième tentative.
Un peu plus concluante...
C'est pas pure curiosité en fait.
Je veux savoir à qui est la gentille main qui me caresse les joues...
J'y arriverai si ça s'arrête de clignoter.
Luminosité faible, mais la nuit a l'air finie.
Finie.

Finie, cette horrible nuit...
Et je suis vivante.
Et lui, il est vivant.

Merde, encore du sel !
En plus ça fait mal de pleurer, mal dans la poitrine, ça fait tousser, et tousser ça fait encore plus mal.

Et puis j'ai FROID !


...rrrrâhrohîhrrr... theurk... rhssî...

Merde !
J'arrive même pas à lui dire merci de manière intelligible, quoi !
Saloperie de sel.
..

Fyria



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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Sam 28 Fév - 18:05

Apparemment, elle n'est pas du matin...
Elle parle...
Mais je en comprend rien... C'est du sylphelin ? Ou le résultat d'une commotion ? trop d'eau salée ingérée ?
En tout cas, on ne peut pas rester là. La marée monte et le soleil commence à cogner.
de plus, je ne me rappelle même plus du jour de mon dernier repas. Et j'aperçois la forme caractéristique d'énormes corossols pendant aux branches de quelques arbustes, là bas, près du ruisseau.
Il va falloir encore que je la porte....
Je m'agenouille au dessus d'elle. Je n'ose pas toucher ses ailes, elles ont l'air si fragile... Et si je les déchirais.
Mouvement des doigts, pour les dégourdir. La droite ça va. La gauche, évidemment, raide... C'est pas de l'arthrose, c'est de la rouille....

Je commence à épousseter le plus délicatement possible ses ailes du sable accumulé...
Il faut qu'elle boive... Et moi aussi d'ailleurs.
Et comme je ne peux pas apporter le ruisseau ici....

Une main dans le dos, sur la colonne, entre les ailes.
Une sous les genoux.
Voilà, elle est dans mes bras.
Me mettre debout maintenant.
Oulà... ça tourne....
Je... vais....
ouf non... Ça y est, je suis debout.... mais pas pour longtemps, vu comment ma tête me semble légère et mes jambes cotonneuses...
Un pas.
Deux.
trois quatre cinq six
ceux là en trébuchant.
quelques uns, encore plus lentement.
Ca y est je suis sous le couvert des arbres.
Encore un.... deux...
J'y suis!
Je m'écroule sur les genoux.
J'arrive à déposer presque délicatement la fée contre un tronc, à même pas une main du ruisseau.
Et je sombre.
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Sam 28 Fév - 20:13

Un paquet qui sert à rien.
C'est ça que je suis...
Un paquet qui sanglote et qui sert à rien.
En plus je sens qu'il a du mal à marcher mais je serais incapable, le couteau sur la gorge, de faire un mouvement pour l'aider...

Il trébuche et moi j'arrive juste à mettre une main derrière son cou pour me tenir, en espérant qu'il mette pas un pied sur une de mes ailes... Choc, aterrissage. En douceur... Je sais pas comment il a fait... Et la seconde d'après il tombe sur le côté, la joue au sol, comme un mort...

Un mort ?
Non...
Non non non nononon pas un mort pas question.
Je tends la main, trop court, je me penche, les doigts sur son coou et... Et ouf... Le sang bat. Il est vivant. Putain de merde de merci mon Dieu il est vivant... Il respire.

Je reste immobile avec la main sur son cou, toute molle comme un petit bout de linge sale oublié. Pas loin de m'endormir... Y'a un petit bruit qui me berce, comme de l'eau.
De l'eau ?

Mais... mais je crève de soif moi !!!!!
DE L'EAU !!!

Oui, juste là, de l'autre côté, tout près, j'ai qu'à me retourner, pousser un peu sur mon bras et me pencher et oooooooh que c'est bon, que c'est frais...
La tête dans la flotte. Les cheveux au fil de l'eau, cette eau si claire qui lave le sable et le sel, ce foutu sel... J'ouvre la bouche, je m'étrangle, je rigole, m'étouffe, tousse, me redresse, stupide, tu vas te noyer avec les épaules hors de l'eau, crétine...
Je crache et je tousse, une sale toux qui arrache les bronches. Mes cheveux mouillés qui me pendouillent sur la gueule. M'en fous. Soif. Je me penche à nouveau, plus doucement, tends la main pour boire, boire, boire...
Arrête.
C'est pas bon de trop boire.
Pas trop d'un coup.

Ouais, de fait, mon estomac rouspète...
Alors je reviens contre le tronc de l'arbre, haletante, le temps que ça se calme...
Quelques minutes... J'ai l'impression que l'eau revient dans mes bras, mes jambes, somme si j'étais une vieille chose toute sèche qui reprend vie... Vigueur... Enfin ça c'est peut-être beaucoup dire mais j'arrive à regarder autour de moi maintenant, et à faire l'effort d'essayer de voir où je suis...

Des arbres, des hautes plantes, la mer tout près et ce ruisseau qui passe derrière nous, sans doute pour aller rejoindre l'eau salée, ce con. Et puis à côté de moi, un homme épuisé, inerte.

Je me penche sur lui à nouveau. Plein de sable, le pauvre. Et les cheveux qui lui tombent sur le nez. Je repousse les miens, puis je passe un petit moment à essayer de mieux l'installer, lui enlever les mèches qui lui collent aux joues, le faire rouler en arrière (il est lourd) pour décoincer son bras. Une fois qu'il est allongé sur le dos, j'ai la tête qui sonne et des chauves-souris plein la tête...
Du calme Fyria.
C'est pas le moment de tourner de l'oeil, non plus...

Bon. C'est passé. Faut que de trouve un truc pour lui donner à boire. Mais évidemment, rien. J'ai pas une timbale sur moi, comme les mendiants. Lui, je vois rien à sa ceinture, non plus. Merde. Rien autour qui pourrait être vaguement creux, comme une grande feuille ou quoi. Meeeerdeuh ! Je fais comment hein ?

Alors que je bouge, j'écrase un peu une de mes ailes, qui rend un jus d'eau de mer avec un vilain bruit d'éponge. Beurk. Mais tilt.
Hop, j'attrape le bas de ma jupe, toute façon elle était usée cette vieille jupe, alors scratch, et pas d'états d'âme. On s'en fout, ce qui reste est bien assez long. Un grand bout de chiffon à la main, je me retourne vers le ruisseau, et je rince, je tords, je rerince, re-tords, jusqu'à ce qu'il soit propre. L'imprégner d'eau... Le sortir et goûter... Ca va. Plus de goût de sel. Ca vaut pas un verre en cristal, mais c'est tout ce que j'ai sous la main...

Après avoir imbibé le chiffon, je me tourne vers lui, et je fais goutter l'eau fraîche sur sa bouche. Elle est toute crevassée... Entrouverte. Je laisse couler l'eau doucement, faut pas qu'il s'étrangle... Bon... frotter doucement son visage plein de sable, voilà... Je me retourne, remouille le chiffon. Recommence.
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Dim 1 Mar - 15:05

Il pleut.
Enfin... pluviotte.
Si soif.
J'ouvre la bouche, l'entrouvre plutôt, c'est difficile, mes lèvres sont collées, ma bouche si sèche.
Je sens une caresse humide sur mon visage, entremêlée au crissement râpeux du sable sur ma peau.

Ce n'est pas la pluie, ça...
J'ouvre les yeux.
La première chose que je vois, c'est une tache rouge sombre.
J'accommode plus ou moins facilement : un chiffon. Rouge. Humide.
Rouge ?
Fyria ?
Où est...
Là.
Au bout du chiffon.
La chevelure aplatie et mouillée collant à son crâne, son petit visage tout pâlot, d'énormes cernes violacées.
Mais les mêmes yeux doux et souriants.

Je me redresse sur les coudes.
Merci.
Voix de papier de verre.
Je déglutis. Enfin, j'essaye.
Ca va ?
Mieux la voix. On dirait juste un skeleton phtisique.
Tiens, je sais d'où vient le chiffon... Jolies jambes....
Je bascule sur le flanc, rampe vers le ruisseau.
Les mains en coupe, j'aspire l'eau si froide qu'elle agace les dents.
Enfin....
Je plonge ma tête dans l'eau, pur me débarrasser de la morsure du sel.
Voilà...
Ca va mieux.
De nouveau sur le flanc, face à mon infirmière.
Quelle petite mine...
Essayons de la dérider.
Vous êtes mon héroïne... Vous m'avez sauvé....
Merci belle demoiselle, ma gratitude éternelle vous est définitivement acquise!

Allez, s'il te plait...Un petit sourire...
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Dim 1 Mar - 22:14

Marrant il fait exactement pareil que moi, sauf que lui il arrive à ne pas frôler la noyade.
Marrant aussi la remarque, pour un type à qui je dois deux fois la vie.
Petit sourire fatigué.


Ouais, c'est sûr. Je suis votre Providence.

Quelle horrible voix ! Encore plus râpeuse que celle de Mado.

Mais ça change rien au ton. Le genre qui essaie de se rendre léger mais qui n'y arrive pas.
Comme si je savais pas que sans lui j'étais fichue en moins de deux minutes.
Et qu'il aurait pas risqué sa peau si il s'était pas autant cramponné à la mienne. Je connais le poids des deux trucs imbibés de flotte qui me pendent dans le dos... Ils ont déjà failli causer ma mort, une fois...

Je sais bien. Et il sait que je sais.
Gros soupir, fini sur une toux irritée.
Regard un peu éperdu alentour...


Vous... vous avez une idée d'où on est ?
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Dim 1 Mar - 22:29

Bon... C'est pas encore ça, hein...
Je me redresse, m'appuie contre un tronc.
Bon, ça tourne un peu. La fatigue et la faim.
Une petite pause et je me lève.

Où nous sommes ?
Sur une plage ?

Bon.... Ca ne l'amuse pas vraiment...
Nous sommes au sud...
Un regard vers le soleil.
Sud Est d'Amster Damné, je dirais. On a été emporté par un courant côtier. Vous vous rappelez ?
A combien de lieues ? Ça, impossible de le dire... j'ai perdu la notion du temps pendant la... nage...
Ne vous inquiétez pas. on ne doit pas être à plus de.... allez... 2 jours de marche. Grand maximum, si on été transporté loin. Le temps de reprendre des forces et vous serez de nouveau de retour dans la civilisation.

J'ote ma tunique qui m'irrite la peau. Quand je me sentirais plus fort, je la rincerai.

Et puis... Vous n'êtes plus sur l'eau, c'est déjà ça non ?

Bon, je pense que je vais pouvoir y arriver.
En prenant appui sur mes mains, j'arrive à me relever.
Petite pause une fois debout, le temps que les points noirs s'évanouissent de ma vision.

Restez là.


Je fais quelques pas, jusqu'à cet arbuste aux feuilles sombres. Ses branches ploient sous le poids de gros fruits verts à l'aspect rébarbatif à ceux qui ne les connaissent pas, avec ses piquants brunâtres.
J'en cueille deux, de bonnes tailles.
Je reviens vers la petite sylph toujours assise. Je m'assois près d'elle, ramasse un gros galet dans le ruisseau.
J'explose le fruit qui laisse apparaitre le chair blanche, grumeleuse, parsemée de graines noirs.
Goutez.
Presque aussi délicieux que la compote de glomp....
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Lun 2 Mar - 0:46

Wow...
Solide le mec...
A peine réveillé et il a déjà l'esprit clair et tout... En plus il sait où on est comme ça pas, trop facile, finger in ze noze... Epatée... Trop épatée...

Glp...
En plus euuuuuh...
Wow...
Costaud.
Je m'en doutais déjà mais sans la chemise ça se confirme... Je me souviens quand il grimpait à cette échelle et que...
Nan mais t'arrêtes de fixer son épaule, oui ?
Dingue ça ! Au bord de crever de faim et de soif elle mate encore cette gourgandine !
Pfffff...

Wooooow !
Et il tient debout en plus !
J'arriverais pas à me lever, moi, je le sens, j'ai du mou pour le chat à la place des rotules...
Ben merde alors, je suis vraiment un ptit machin ridicule à côté de ça, moi.
Une inadaptée. Une inutile... Un insecte un peu plus gros que les autres...

La vache Fyria c'est quoi ce coup de bourdon ?
T'as jamais été aussi déprimée...
Ca doit être la fatigue...
La faim...
...
En tout cas c'est pas normal de te sentir aussi pitoyable, quoi ! T'es vivante nom de Dieu ! VIVANTE !

Je le regarde revenir avec deux... trucs.
Il ramasse un caillou, et beeeng.
Et...
Et puuuutain ce que ça sent bon !!!!!!!!

J'ai les yeux qui s'ouvrent tellement fort qu'ils pourraient me tomber d ela tête. Je saisis un des... trucs, avec un couinement de souris, pardon, je dirai merci plus tard mais là y'a plus urgent il faut que je...
... mange...
...et re-mange...
...et encore...
...dedieu que c'est bon...
...oh merci, merci, merci...
...délicieux...
...sucré...
...parfumé...
...juteux...

Je m'en mets jusqu'aux oreilles.
Tant pis pour l'élégance, la petite Fyria bien élevée s'est dissoute dans l'eau de mer, là je règle son compte à un truc blanchâtre est moche de partout mais tellement savoureux que je refuse de m'en séparer tant qu'il en reste un fifrelinet...

Quand enfin je laisse tomber l'écorce, je lève le museau et ...

Oups...
Merci...
J'avais trop faim...


Meeerde...
J'en ai VRAIMENT jusqu'aux sourcils...
Y'a le jus qui me dégouline sur les joues...
Si délicieux jus...
Je tends un bout de langue pour le cueillir...
Mais me rappelant que je ne suis pas seule je rapatrie ma langue illico, et le regarde avec un petit air coupable.

Désolée...

Même pas tout à fait vrai.
Juste désolée d'avoir mangé salement.
...
Bon d'accord.
Comme un goret.
Ca va comme ça ?
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Lun 2 Mar - 20:55

La vitesse avec laquelle elle s'est engloutie un fruit gros comme sa tête !
Apparemment, c'est encore meilleur que le glomp...

Pendant qu'elle se sustentait.... (bon, ok... qu'elle baffrait) j'ai cassé l'autre fruit et mangé ma ration, mais avec les doigts, moi, sans tremper ma tête dans le fruit...

Des coquillages pour faire passer ? Je peux aller vous en chercher quelques uns ? Ou un autre fruit ?

Elle s'en est mis partout... Mais bon, vu son air réjoui, on lui pardonne.
Je retire une graine noire collée sur un côté de son nez.

Ça va mieux ? Un petit sourire maintenant ?

(histoire de vérifier si elle a des morceaux collés sur les dents)
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Mar 10 Mar - 11:31

J’arrive pas à tenir longtemps mon air piteux. En fait je ne me sens pas coupable du tout. Je me sens même bien mieux, depuis que j’ai l’estomac plein… Et donc il reçoit le sourire qu’il voulait, et bien volontiers.

Ce serait parfait si j’avais pas toutes ces démangeaisons qui m’agacent… Ca c’est le sel, à tous les coups. Dans les vêtements, c’est une horreur. Et si j’en sais quelque chose, c’est pas la première fois que je me retrouve saucée à l’eau de mer ! Donc pouêt. Je sais.

D’ailleurs il va falloir que j’intervienne, au moins pour mes ailes… Si elles sèchent dans cet état-là, ça va être du carton… Bon. Je louche vers le ruisseau. Faut que je trouve un coin un peu plus profond… Et que je… hum…

Je lui re-souris…


Si vous vous sentez assez costaud pour les coquillages… J’adore ça… Et puis… Hum… (je rougis) Il faut que je… Il faut que je rince tout ça et que je… (vague geste en direction du ruisseau) Enfin vous voyez… Voilà…

En gros faut que je me dessape, que je rince mes vêtements, et que je baigne longuement mes ailes à l’eau douce. Et puis que je me mette à sécher.
En gros.
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Mer 11 Mar - 16:42

Elle fait maintenant quand même meilleure figure.
Ah et enfin ce sourire! Voilà de quoi faire office de dessert.

Hein ? des coquillages ? J'avais dit ça pour blaguer....
Ah, oui, je comprend... C'est histoire de m'éloigner...

Non, je ne vois pas....
Vraiment...
Je plaisante. Je vais vous chercher ça.. Il doit bien y avoir quelques amandes dans les creux...

Je me lève avec plus de facilité cette fois. La dose de sucre m'a fait du bien.
Je me dirige vers quelques rochers noirs et luisants qui affleurent à la limite des vagues.

Le sable est chaud, déjà. Je laisse les vagues lécher mes pieds. Je fais attention de ne pas me couper aux arêtes tranchantes des rochers.
J'avais raison. Des amandes, quelques praires. Je commence à les décrocher plus ou moins facilement.
Mais comment vais-je les transporter ?
Pfiouuu. On n'est que le matin mais déjà ça cogne...
J'aurais du mettre ma chemise en turban...

Bon, ya pas, faut que j'aille récupérer cette chemise. Qu'elle me serve de couvre chef ou de panier, j'en ai besoin.
Je suis trop fort, j'ai trouvé deux prétextes en deux minutes.
Je reviens vers la lisières des arbres.
Doucement.
Bon, c'est vrai, j'aurais peut être pu me racler la gorge, toussoter, voir même crier un "attention, je reviens"
Bon, je l'ai pas fait.
mais je ne regrette pas...
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Jeu 12 Mar - 13:02

Parti ?
Parti.
Au boulot.
Gnnnnnnnnnnnn !!! Rhô la vache c’que c’est lourd quand c’est encore plein de flotte comme ça… Bon, vais les ramasser et les porter sur mon bras, pasque là les épaules, ça va plus… Oh misère… Toutes ramollies…
Bon, pas le moment de se lamenter.

Ici il est trop peu profond ce ruisseau. Enfin trop peu pour ce que je veux en faire… A droite… Mouais. La mer pas loin. En route à gauche, alors. J’espère que je trouverai tout près. Y’a des cailloux là plus haut, avec un peu de chance… Mouais. Pas terrible. Mais tiens, et là ? Ouiiii parfait ! Un petit bassin naturel, pas trop de courant, un mètre de fond, c’est parfait… Bon, d’abord, la lessive.

Je m’installe sur un rocher tout au bord, délace mes bottes… Merde… Pas facile, les nœuds sont gorgés d’eau, tout serrés… Na ! Pffff… Va falloir que je les graisse, mais j’ai rien pour ça… Tant pis, les rincer à fond, au moins… A l’eau les godasses. Pendant qu’elles trempent, les bas. Tout déchirés… Mais bon, pareil, j’ai que ceux-là. Au moins c’est vite rincé. Hop, sur le rocher. Ce sera sec en deux minutes.

Corset. Pareil que les bottes, galère, ces foutus nœuds !!! Mais bon. C’est quand même moi qui gagne. Hop, rinçage, bien à fond. Pas facile à tordre à cause des baleines, mais bon. Hop, la jupe. Bien secouer dans l’eau, bien tordre, bien étaler. Voilà.

Bon.
Reste la toute petite robe de dessous… J’aime pas le corset à même la peau, ça fait des pincettes et puis on voit entre les bords, j’aime pas… Alors j’ai piqué cet ancien corsage à maman, elle s’en fout maman, elle en a plus besoin… C’est tout doux la soie. Bien plus doux qu’un intérieur de corset. Et comme elle était nettement plus grande que moi, elle ça lui arrivait aux hanches, ben moi ça me fait comme une chemise de nuit. De jour. Enfin bref on s’en fout. Y reste ça et la ptite culotte (n’en déplaise à ce vieux pervers de Dieu). Bon, je les enlève. En fait non vaudrait mieux les garder quand même, je suis jamais qu’à vingt mètres de là où on était, je voudrais pas que… Marf et puis quelle importance il est parti aux coquillages.
Allez, j’enlève…

…pas.
J’ose pas.
Tant pis, les bains habillés c’est pas propre me disait maman, mais je peux pas me résoudre à me mettre toute nue quand je suis pas certaine d’être seule.
Je ramasse mes ailes toutes mouillées, fais le tour pour trouver un caillou plus facile, et je descends dans le bassin. Bigre, c’est frais !!!! Très très froid… J’ai les pieds tout engourdis, tout de suite… Mais bon pas le choix. Hop, jusqu’aux épaules… Je laisse mes ailes de déployer, je remue un peu pour les faire bouger, que l’eau claire m’enlève tout ce fichu sel de mer et ce sable… Tant qu’à faire je vais faire pareil avec les cheveux… Frotter un peu la ptite robe, je veux plus de ce sel, j’aime pas le sel, j’en ai trop marre du sel ! Na…

Je grelotte…
Ca doit bien faire cinq minutes que je me tortille dans l’eau, ça doit être bon, là…
De toute manière j’ai trop froid. Allez je ressors… Aaaah ce caillou, quelle merveille, tout chaud de soleil… Je m’assieds dessus, tire sur les membrures supérieures pour déployer mes deux paquets d’eau, là…
Et dos au soleil, je me mets à sécher…
Je me réchauffe…
J’absorbe…
Je m’assoupis…

Etrange…

Qui peut bien jouer de la musique ici…

C’est joli…

J’ai l’impression de l’avoir déjà entendue quelque part…
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Ven 13 Mar - 12:28

J'avoue j'ai regardé...
Mais quoi ?
J'ai eu une soirée pas facile, une nuit très difficile, et je ne vous parle pas du réveil. Je peux bien m'accorder une petite pause, non ?

Donc je l'ai regardé, la libellule se tremper, ôter ses bottes, ses vêtements, ce qui lui restait de bas et de jupe, le corset...
Elle devenait moins roue mais pas moins belle.
Hélas, elle est restée avec cette espèce de chemise mais bon, vous savez ce que c'est l'eau sur certains tissus, ne dites pas non, je me rappelle vous avoir vu à l'élection de Miss tunique mouillée au Cochon Vérolé....

Bref, ce n'était pas excitant (enfin un peu) c'était... joli. Reposant. La chevelure qui dégouline, les ailes qui s'irisent avec les rayons qui filtrent à travers le feuillage.

Silencieusement, j'ai récupéré ma chemise et je suis reparti sur la plage.
Une fois ma besace-tunique pleine de coquillages, je suis revenu vers le ruisseau.
En faisant du bruit cette fois.
Et en m'annonçant.

Pas de réponse...

Inquiet, je me hâte, déposant près des restes de fruits mon ballot de fruits de mer.

Elle est là, allongée sur le rocher. Evanouie ?
Non, apparemment. Vu le sourire qui flotte sur son visage détendu. Elle somnole.
L'épuisement, sans doute.
Je m'assois sur le rocher, à côté d'elle.
La réveiller ?
J'hésite.
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Dim 15 Mar - 15:50

Est-ce que j'ai dormi ?
J'ai le pouce en bouche comme quand j'ai dormi.
Et des bribes de musique plein la tête, toutes déchirées...
C'est ça qui m'a réveillée... Quelque chose comme une perfection qui s'effiloche et qui s'éloigne, et qui laisse à la place un vide plein de regrets...
J'ai envie de pleurer...

J'entrouvre les yeux en soupirant un drôle de soupir qui vibre...
Rocher. Chaleur. Un bout d'aile qui ondule un peu, sous une mèche de cheveux..
J'ai dormi au soleil, elles sont presque sèches, mes ailes, je le sens, l'air chaud joue avec les membranes. Je grimace. Je déteste avoir les ailes nues. C'est idiot, mais leur aspect me fait sentir trop vulnérable... Cette peau tellement fine, presque transparente, sillonnée du réseau carmin des vaisseaux sanguins... Tout le fond de teint est parti, et la poudre, évidemment... Elles sont toutes nues, et ça me gêne encore plus que si je montrais mes fesses... Ouais je sais, c'est idiot, je suis pudique des ailes. Du reste aussi, c'est pas ça, mais surtout des ailes. Et là j'ai rien pour les cacher... Et y'a un homme qui ramasse des coquillages tout près. Ca renforce mon envie de pleurer. Mais qu'est-ce que j'ai nom de Dieu ! Je me sens comme si on venait de me dire que ma mort c'est pour demain.

Je relève le front et je le vois.
Sursaut, air coupable, flap je rabat mes ailes, réflexe.


Je... Je... Je...

Je suis en nuisette de soie couleur bruyère, jambes nues, bras nus, ailes nues.
Sous les yeux de cet homme-LA.

Et là une vague de haine pure, violente.
Elle me traverse comme une flèche et s'en va aussi vite.
Trois notes discordantes de la musique.
MA musique.
C'est à cause de lui si elle est partie.
A cause de lui...


Immédiatement enfuie et oubliée, la haine... Reste un vertige nauséeux.
Je crois que je vais m'évanouir.


Je... Je...

Jejeje.

Vous...

Ah, on progresse...

Vous êtes déjà revenu ?

Quelle petite voix idiote !
Mais idiote !
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Mar 17 Mar - 13:35

Ce fut perturbant et fugace
Étrange et furtif

Elle s'est réveillée, je me suis approché, prêt à l'accueillir d'un sourire.

Étonnement, regard qui flotte, sourcils qui s'arquent
Gêne, ailes qui se rabattent, joues qui s'empourprent.

Haine. Violente, écumante, profonde et vaseuse. un regard noir, la bouche qui prend un mauvais pli, rictus figé sur des dents découvertes.
Comme si je l'avais souillée.

Désarroi, enfin, larmes au coin des yeux, mains qui se crispent en une pseudo prière.

Mais qu'est-ce qui lui arrive ? Un choc durant la nuit ? Une commotion.

Vous allez bien ? Vous semblez...perdue ?
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Mer 18 Mar - 1:07

Si je vais bien ?
Quelle bête question !
Evidemment !
... que non.
Ca va pas.
Du tout.

...
Le soleil est chaud dans mon dos et je sens mes ailes redevenues toutes légères et qui vibrent. Le sol est stable sous mes genoux, j'ai l'estomac plein et un ruisseau clair qui chante derrière moi, je viens d'échapper à la mort plusieurs fois de suite, et le type qui m'a sauvée est charmant, intelligent, doux, et très inquiet.
Il me demande si je vais bien.
Et j'ai le menton qui tremble tellement que j'arrive pas à répondre.
Les coins de ma bouche qui tirent vers le bas.
Du brouillé de larmes plein la vision.
Le coeur serré comme un caillou.
Et la terreur au ventre.
L'absolue, intolérable, incompréhensible certitude que je vais mourir ici.
Bientôt.

J'ai une telle envie de m'engouffrer entre ses grands bras forts et de pleurer jusqu'à être vide. Comme cette nuit, déjà, c'est dingue, on dirait qu'il y a un an de ça. Peut-être qu'il m'embrasserait encore et j'oublierais tout, et comme y'aurait pas de gamine cornue qui viendrait nous geindre ses bobos aux oreilles, ça finirait comme dans les histoires que maman lisait où l'héroïne est toute nue alors que le héros est encore tout habillé, et où ils "basculent dans les flammes dévorantes de la passion", ouais, c'était ça la phrase, Lymm et moi on la lisait et on gloussait comme des petites folles... Je me verrais bien "basculer dans les flammes dévorantes de la passion" avec lui, là, tout de suite. Peut-être que j'arriverais à oublier...

...la musique...


... que j'ai eu la frousse de ma vie cette nuit, que je hais la mer et que c'est définitif, pasque elle elle m'aime pas, cette grande salope pleine de sel, et qu'ici on est loin de tout et que si ça tombe y'a des bêtes sauvages encore plus effrayantes que les loups noirs des marais, et que... et que...


Ca va... Ca va aller c'est la fatigue et puis...
Je sais pas...
J'ai du faire un mauvais rêve...


...
J'ai dit ça, j'y crois pas, je l'ai dit !
Même que c'était compréhensible.
Peut-être même que c'était vrai...
Un mauvais rêve...
Sûrement...

Je remets derrière mon épaule un paquet de cheveux tout emmèlés qui me tombent devant la figure. Je tends une main vers mes fringues, sur le caillou d'à côté. Mouais... Sèches au-dessus, mais en-dessous, des clous... Je les retourne, les change de place. Elles laissent des grandes plaques mouillées sur le rocher gris. Ca fait du noir. Comme des trous. Des trous dans le rocher...

Je relève le nez. Je dois être toute rouge, et c'est pas le soleil.
Je garde mes ailes bien plaquées dans le dos, serrées. C'est idiot, il les a vues, et puis il s'en fout, les zumins n'ont pas d'ailes, et puis de toute façon je connais des tas de sylphelines qui se promènent sans poudre ni peinture ni rien. C'est juste une bête manie que j'ai, moi, ça ne représente rien. Mais je dois quand même faire un effort pour me décrisper et les laisser s'étendre un peu... Faut qu'elles finissent de sècher...
Je le regarde par en-dessous.


Vous me prenez pour une folle ?
Je suis pas folle...
Enfin... juste un peu, comme tout le monde...
C'est... c'était... j'ai eu très peur...
Et... Je... je vous ai même pas encore dit merci...


Je toussote...

... pour le truc qui m'étranglait, pour m'avoir empêchée de me noyer, pour m'avoir amenée près de l'eau à l'abri, et puis pour m'avoir trouvé à manger, et puis...

Et puis je vois près de l'arbre la chemise pleine de coques.
Je souris.


... et puis pour en avoir trouvé des roses. C'est mes préférés...
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Sam 21 Mar - 20:49

Un bouquet, ça fait toujours plaisir....

Folle ? non... je n'ai jamais pensé...

Je devise tout en la suivant , tentant, en vain, de ne pas m'attarder sur ses ailes, ses jambes, ses...

Mais vous aviez l'air.... perdue... désorientée...
et haineuse, mais ça, je le garde pour moi.

Installez vous pendant que je les rince. Je pense que le mieux est de rester ici pour la nuit. Nous serons plus dispo pour tenter de rejoindre Aster après une vraie nuit au calme.
... Ça nous changera...

et en disant ça, je ne pense pas uniquement à la nuit dans le bateau maudit...

Et vos habits auront le temps de sécher...

Je trempe la chemise dans l'eau douce, la pose sur un rocher à demi immergé.
Je pose les coquillages sur ce rocher assiette au fur et à mesure de leur passage dans l'eau vive.

Puis c'est le tour de la tunique, que j'étends sur l'herbe une fois débarrassée du sable.
Je me glisse dans l'eau, frottant mes cheveux, mes jambes.
J'enlève le pantalon ?
Un coup d'oeil vers la petite sylpheline...
Hum, non, elle n'apprécierait sans doute pas...
Alors je ressors trempé, le pantalon collant.
Ca finira bien par sécher.
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Dim 5 Avr - 13:55

Non, faut pas regarder faut pas regarder faut pas...
Zut.
J'ai regardé.
Ooooooh...
Occupe-toi des coquillages Fyfy, pasque comme ça ça se verra pas trop que t'as les joues comme deux cerises. Mais ça c'était pas malin non plus, quoi, de le regarder, crétine, alors que tu le sais déjà qu'il est bâti comme un demi-dieu, et en plus dans l'eau quoi, sans le sable partout et avec le soleil qui lui brille sur la peau et...
Oooooooooh...
Coquillages.
Point.
Et tu lèves plus le nez, vilaine fille.

...
Ooooooooh...
En plus avec le pantalon collé aux cuisses et...
Oooooooooh...
COQUILLAGES !
...
Joli comme ça, je les ai disposés en fleur.
Ca sert carrément à rien.
M'en fous.
Ca m'occupe.
Hum.
Et si je levais le nez ?
Va bien falloir de toute façon...

Hum...
Y'en a deux-trois qui veulent pas se laisser ouvrir...
Vous auriez un bout de lame ou quelque chose ?...


Des mots qui servent à rien non plus, juste à le faire sourire.
Comme le reste de la journée après les coquillages ne sert pas à grand-chose non plus. Juste à se retaper un peu.
Il dort plusieurs heures sous un arbre touffu, à l'abri du soleil, et moi je me promène le long du rivage. J'ose pas trop dormir, je sais pas pourquoi d'ailleurs, comme quand on sait que dès qu'on aura fermé les yeux
...la musique...
le mauvais rêve va ressurgir...

Quand il s'éveille j'ai remis ma jupe et mon corset, mes bottes sont foutues, toutes raccornies, alors j'ai gardé les jambes nues. Pour mes ailes je peux rien faire, mais de totue façon il a pas l'air de remarquer que... bon... enfin bref.

Le soir revient et on remange des fruits. Un peu plus sagement en ce qui me concerne. Je tombe de sommeil. Mais grave. Et je lutte, même si je sais pas vraiment pourquoi. Le soleil plonge derrière les arbres et mes paupières descendent en même temps que lui... Je vais plus tenir très longtemps...


Vous... vous disiez ?

Il disait un truc et je sais même plus quoi, ça fait une demi-minute que je suis plus, les vagues s'assombrissent et m'hypnotisent.

... que demain on irait au Nord pasque...
... ah voui pasque c'est par-là que...

Que ? Que quoi ? Ah oui. Rentrer. La maison...
La maison ?
Lymm, c'est quand que tu rentres à la maison ?


...que ma maman a dit que je dois pas...
...aller trop au Nord...
...pasque y'a des vilaines femmes...
...avec des mains qui...
...coupent...
...les petites filles...
...en morceaux...
...carrés...

Carrés ?
Carrés.

Mon pouce en bouche il est rond, lui, et goûte le fruit.
Je suis tombée dans du doux et chaud.
Je suis bien.
Roulée en boule.
En boule ?
Ah ouais.
Carré c'est moins doux.
Moins chaud...
Moins...
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Lun 13 Avr - 15:59

Quand je me suis réveillé, je me sentais en meilleure forme.
Avec vraiment l'impression qu'enfin je laissais derrière moi, comme on se débarrasse d'un vêtement sale, les événements de l'épave, de la presque noyade...

Même l'étrange comportement de la petite libellule me semblait appartenir à ce passé un peu opaque, comme une vitre couverte d'une buée de fatigue et d'épuisement où les contours des événements
s'estompent et se mélangent.

J'étais resté adossé à mon cocotier pendant qu'elle se promenait, réfléchissant mollement au programme du lendemain. Longer la plage ou couper par la forêt ?

Le soir était arrivé vite, comme toujours sous ces latitudes, comme un rideau impatient. J'avais tenté de lancer un feu. En vain, mon amadou était encore humide.
Alors, on s'était contenté de fruits et de coquillages. Nourrissants, mais pas forcément digestes...

Yeux mi clos, je devisais, parlant de tout, de rien, discours sans queue ni tête ayant pour unique but de réconforter et amuser ma petite sylph.
Un coup d'œil vers elle et elle me sourit
Second coup d'œil et elle dort en boule, pouce dans la bouche.
Tant de fois où nous nous sommes ainsi endormis, parfois ensemble, parfois séparés par un étage, une cloison.

La brise de mer qui va bientôt se lever va la refroidir mais je n'ai aucune couverture pour la couvrir.
Alors, même si je n'ai pas sommeil, je m'allonge contre elle, glisse un bras sous sa tête, un autre sur sa taille.
Je n'ai pas sommeil, mais je pourrais rester ainsi toute la nuit.
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Dim 26 Avr - 22:49




De l'argent.
Partout, de l'argent fondu qui coule sur les feuilles et les rochers.
Qui flotte sur les vagues.
C'est si beau...
Je souris.
La brise agite les feuillages, soulève l'eau.
En rythme...

Elle est revenue.
La musique...
Une vibration dans mes os, un son à la limite du rêve, une forme qui se sauverait toujours du côté du coin de mon oeil, qui jouerait à cache-cache...
Un rire...

Je souris, la tempe contre une peau nue, le corps encore engourdi, mais déjà la vibration joue dans mon sang, prend mon coeur à son jeu et lui dicte le rythme, le tempo, ma peau aussi, bientôt, une onde, une envie.

Quelque chose de lourd autour de ma taille, une entrave, un poids, quelque chose qui me rive au sol... Soulever, reposer, doucement, ne pas réveiller l'homme qui dort, chuuuut, dodo, reste là, bien au chaud, et laisse-moi la musique pour moi toute seule...

Enfin libre...
Je m'élève sur la brise, et l'argent fondu me ruisselle dessus, c'est frais et doux, j'ai envie de rire tout haut, mais il ne faut pas, chuuuuut, dodo, reste là, au repos, j'ai pas envie de partager l'argent ni la musique...

Elle danse devant moi, à la limite des ombres et des clartés, elle m'appelle, elle rit, je sais qu'elle rit pour moi toute seule, son geste, viens jouer, viens danser avec moi, danser en moi, avec la lune comme cavalier et la brise comme piste de danse...

Et je m'élance, silence, juste un bruissement d'ailes...
A la poursuite de la musique, de l'ombre douce qui danse, aussi légère et souple, aussi vive et heureuse...
Libre...
Bientôt vraiment libre...
Comment ça ?
Chuuuuut... Danse, danse, laisse les questions sous le bras de l'homme, ici il n'y a que la lune d'argent, la brise, et la musique...
Bientôt il sentira le froid à la place de ta chaleur, il faudra être déjà loin...
Pourquoi ?
Chuuuuut... Viens... On a tant de danses à danser et de rires à rire cette nuit...
Oublie-le...
Oublie-toi...
Plonge-toi dans l'argent de la lune.
Plonge-toi dans la musique...
Plus rien ne compte...
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Mer 29 Avr - 20:24

Je ne dormais pas.
J'étais dans cet état particulier, aux frontières du sommeil.
Sur la ligne.
D'un côté la conscience, à l'écoute du ressac et de son chant éternel, le bruissement des palmes comme en réponse, sentir sur ma peau, le vent; sous ma peau, le sable. Sentir ses muscles peut à peu se détendre, devenir plus lourds. Penser aux événements de la journée, se surprendre à sourire, tout seul dans l'obscurité.

D'un autre, l'esprit qui s'engourdit, des images comme des flashs, violent et colorés, la sensation de chute sans fin et on retient un sursaut, on étouffe un cri, on sait, qu'on rêve, enfin, à peu près, peut être, et puis qu'importe, autant dormir....

Mais elle se lève. Elle soulève mon bras, à peine, juste assez pour se faufiler.
Je lève la tête, elle me regarde, mais sans me voir, pupilles sombres dilatées dans lesquelles la lune peine à se refléter.

Elle se lève, sans craindre le froid, murmurant, chantonnant d'inaudibles paroles, le visage tantot figé en un rictus glacé, tantôt souriant et joyeux.

Elle s'éloigne, sur la plage, en direction de la forêt.
Premier appel hésitant, le second interrogatif, le troisième franchement inquiet.
Pas de réponse.
Souviens toi, tout à l'heure... le regard de haine.... Là non plus, elle ne t'avais pas répondu....

Alors, je me lève et m'apprête à la rattraper.
A la réveiller ?
A la délivrer ?
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Mer 6 Mai - 0:14

La danse...
Le rocher, la rivière, le sable, le rocher, la souche, et rien entre, des battements d'ailes, et la danse...
La musique me porte, me guide, l'ombre devant moi, le sourire de la lune, comme un chemin d'argent qui pétille, tracé devant moi... et le jeu, c'est de ne pas le toucher, ou juste du bout du pied, parfois, hop, hop, tournoie, hop, entrechat, un grand qui passe au-dessus des arbres, et puis hop, monter encore, tourner dans la lune pour qu'elle m'habille d'argent, et rire, elle me chatouille de ses rayons, elle me rend tellement jolie, plus grande, plus femme, plus sensuelle, et je glisse les mains là où la lune me caresse, le long de mes hanches trop étroites, autour de ma taille trop mince, puis le long des flancs creux, autour de ces seins de fillette qui me désespèrent, et sous la lune ils sont beaux, elle s'en fout la lune, alors moi aussi, et je lève les bras et je me renverse sur l'air de la nuit, je danse, et la musique rit avec moi, le long du chemin d'argent...

Un nuage devant la lune, et je vois disparaître les rochers, le froid me prend, je suis où, quand, qu'est-ce que je fous ici, mais le nuage repart et la musique explose dans ma tête et je crie, parce que c'est délicieux, une vibration du corps entier, comme si j'étais une corde de harpe qui vient d'être caressée par la main de l'artiste, et qui donne sa note. Et les rochers ne me font plus peur, même, je les trouve beaux, plantés sous la lune là où le chemin d'argent finit en une vaste flaque lumineuse, et j'entre dans le cercle, et je tournoie, je tournoie sur la musique qui devient vive et rapide, je perds le souffle et je finis par tomber sur les genoux en riant, j'en peux plus, laisse-moi souffler, musique, chuis crevée, moi...

Et je lève le nez et je vois sur le rocher, il y a ce signe lumineux, et je le trouve... affreux. Horrible. Insultant. Obscène...
Sur le rocher il est gravé profondément, et il brille vaguement d'une lueur malsaine, et il pulse comme si il me narguait, et la musique a pris des accents agressifs, rudes, son rythme sonne comme une marche, et j'ai envie de marquer le rythme, et je me retrouve agenouillée devant la marque, j'ai une pierre à la main, et je frappe le signe, mais il ne s'efface pas, alors je le brûle, une étincelle jaillie de mes mains jointes, et la pierre noircit, je frappe, un éclat se détache, mais petit, si petit, alors j'envoie une autre étincelle, une plus grosse, puis encore une, encore une, et cette fois la roche calcinée s'effrite mieux, et je frappe avec ma pierre, à chaque coup un cri de victoire, et le signe s'efface, étincelle, coup, étincelle, et en fin de compte il n'en reste plus rien...

Alors que je reprends mon souffle, sur la musique qui me caresse et me chante ses louanges, je relève le menton et je vois l'autre signe, sur la pierre, voisine. Pareil mais différent. La même lueur malsaine. Alors la musique reprend ses accents guerriers, et je volète vers le second signe, je sais ce que je dois faire, à présent, la magie fuse de mes mains, encore et encore.
J'ai apporté le caillou pour frapper, ensuite.
Mais une chose à la fois.
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Mar 12 Mai - 22:33

Je ne suis pas un intellectuel.
Ni un mage.
Tout ce qui est de l'ordre du sortilège, de l'enchantement, bref, de la magie, je n'y connais rien.
Mais je sais reconnaitre un glyphe de protection quand j'en vois un.
Et là, j'en vois. Et pas qu'un.

Mais pourquoi s'acharne-t-elle à les détruire ainsi ?

Je m'approche, murmurant son nom.
Et je m'arrête, comme si j'avais reçu un boulet en pleine tête.
Cette noirceur.
Cette haine suintante.
Un concentré de cruauté qui, tel un mazout maléfique, s'écoule du premier glyphe fracassé.
Je ne sais pas ce qui est emprisonné ici.
Je ne veux pas le savoir.
Mais ce que j'en perçois me contamine déjà.
J'ai l'impression d'être sali.

L'heure n'est plus aux murmures, ni aux gentilles.
je m'élance, rapidement, retenant malgré moi ma respiration.
j'attrape l'épaule de la petite sylph, la retourne brutalement.
Ces yeux....
Ce rictus....
Mais !
Elle ne me reconnait pas !
Elle va....
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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   Dim 17 Mai - 10:45

Comment ose-t-il ?
Qu'il crève.

La fureur se rue dans mon sang, afflue dans mes mains, l'étincelle enfle. La pierre que je tenais explose en poussière. L'étincelle a jailli vers lui, mais la pierre en a absorbé une partie de l'énergie, affaiblie. A peine si ça l'a fait un peu reculer, brûlure superficielle au côté gauche, mais rien qui le mettre hors d'état de jouer les gêneurs.

Tu vas payer pour ces précieuses secondes, l'homme, tu vas payer brièvement, mais ce sera intense, je te le promets.
La puissance à nouveau qui s'écoule sous ma peau, une merveilleuse puissance, tant de pouvoir en moi, j'ignorais que je le possédais, et d'ailleurs est-ce que je le possédais, je n'en sais rien, et ça ne compte pas.
L'étincelle se forme.
Aveuglante.
Immense.
Merveilleuse.

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MessageSujet: Re: L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil   

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L'éternité, c'est la mer mêlée au soleil

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